Carmelia : application pour accompagner les patients atteints de MICI

Le laboratoire AbbVie lance un nouvel outil e-santé à destination des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et de leurs professionnels de santé : Carmelia. Découverte.

A l’occasion des JFHOD (Journées Francophones d’Hépato-gastroentérologie et d’Oncologie Digestive) qui se sont déroulées du 19 au 22 mars, le laboratoire AbbVie lance un nouvel outil e-santé : Carmelia (CARnet MEdical de LIAison) pour permettre aux patients atteints de Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI) de saisir les données relatives à leur état de santé et de suivre leur évolution, tout en restant connectés avec les professionnels de santé de leur choix.

Un outil spécifiquement conçu pour les patients atteints de MICI

CarmeliaLes patients atteints de MICI sont souvent demandeurs d’outils leur permettant de suivre leur état en dehors des consultations médicales. L’application gratuite Carmelia, développée avec le soutien d’un comité d’experts scientifiques et de l’Association François Aupetit, fournit au patient un outil lui permettant de participer activement au suivi de sa pathologie et à l’observance de son traitement. S’il le souhaite, le patient peut également partager ses données avec les professionnels de santé participant à sa prise en charge, en autorisant au cas par cas l’accès à ses données.

Cet outil propose plusieurs fonctionnalités destinées aux patients :

  • Journal : permet d’enregistrer très simplement les symptômes liés à sa maladie tels que fatigue, douleurs abdominales, fièvre et selles et de saisir l’impact de la maladie sur sa vie quotidienne, son sommeil et son activité sportive
  • Evolution : offre la possibilité de visualiser l’évolution de son état de santé, sous forme de graphiques basés sur les symptômes enregistrés dans la rubrique « Mon journal »
  • Agenda : programmation d’alertes et enregistrement des évènements liés à sa maladie dans la rubrique

apple store &   Android app on Google Play

Un portail web dédié aux professionnels de santé pour contribuer à un suivi au plus près des patients atteints de MICI

CarmeliaL’outil Carmelia permet de contribuer à un meilleur suivi des patients atteints de MICI, grâce à l’application mobile destinée aux patients.

Le patient a également la possibilité de partager avec le professionnel de santé de son choix (gastro-entérologue, médecin généraliste, pharmacien…) les données qu’il aura renseignées et qu’il souhaite lui communiquer, en dehors des consultations. Le professionnel devra alors créer son espace via le portail web sécurisé dédié avant de pouvoir accéder aux données partagées par le patient.

Patients et professionnels de santé peuvent également saisir des notes personnelles afin de préparer leurs échanges lors de leur prochaine consultation. Les données de santé à caractère personnel traitées dans le cadre de l’utilisation de Carmelia ont fait l’objet de formalité auprès de la CNIL.

Découverte en vidéo :

video-carmelia

Source : Abbvie

Dailypso : application pour mieux comprendre et gérer son Psoriasis

Pour accompagner les patients dans la gestion au quotidien de leur psoriasis, le laboratoire Janssen lance une nouvelle version de l’application mobile DailyPso. Présentation.

DailyPsoDéveloppée en partenariat avec l’association France Psoriasis, DailyPso est une application mobile spécialement adaptée aux personnes atteintes de psoriasis. Elle se présente comme un véritable guide qui a pour objectif d’accompagner le patient en apportant des conseils utiles afin de mieux gérer son quotidien. Tous les conseils proposés sont rédigés et validés par des patients et des professionnels de santé.

Cette nouvelle version répond aux problématiques quotidiennes auxquelles le patient est confronté : hygiène de vie, gestion de l’alimentation, combat du stress… Une nouvelle rubrique dédiée à la douleur propose également une cartographie du corps humain avec une échelle d’évaluation spécifique avec la possibilité de reporter au jour le jour les évolutions de ses sensations et mieux les retransmettre à son équipe médicale.

L’application met aussi à disposition des conseils complémentaires concernant l’activité physique, et le bien-être : dressing idéal, leçon de maquillage et découverte de la psycho-socio-esthétique… autant de nouvelles pistes pour améliorer son confort au quotidien.

Principales fonctionnalités :

  • Photos : réaliser 
 un suivi en images de son psoriasis, à partager avec son médecin
  • Alarmes
 : calendrier pour aider à mieux gérer son agenda tout au long de l’année :
 création d’alertes pour les rendez-vous médicaux ou examens
  • Conseils
 pour améliorer votre qualité de vie : 
alimentation, hygiène de vie, lutte contre les démangeaisons, gestion du stress…

apple store &   Android app on Google Play

Source : Janssen

NutriDial : application mobile pour les patients sous dialyse

A l’occasion de la Journée Mondiale du Rein,  le laboratoire Sanofi a lancé une application mobile pour les patients sous dialyse : NutriDial. Découverte.

nutridial01Aujourd’hui, l’insuffisance rénale chronique touche près de 3 millions de personnes en France dont près de 41 000 personnes sont concernées par la dialyse. Chaque année, environ 10 000 patients débutent une dialyse. A ce stade de la maladie, les désordres métaboliques sont nombreux et le régime alimentaire est contraint.

Pour accompagner les patients sous dialyse au quotidien, le laboratoire Sanofi lance l’application mobile NutriDial. Cette application permet d’évaluer la teneur en phosphore, potassium et sodium des aliments consommés, d’obtenir un suivi personnalisé des objectifs de consommation quotidienne de protéines, de suivre tout au long de la journée ces paramètres,d’utiliser la rubrique « Favoris » pour les aliments consommés régulièrement et de disposer d’informations utiles à la gestion du quotidien dans la rubrique « Astuces et + ».

Elle s’adresse également aux professionnels de santé en permettant d’échanger avec les patients dialysés de façon interactive autour de la nutrition, et d’améliorer ainsi leur suivi diététique.

Nutridial est disponible dès maintenant dans Apple Store et Google Play sur IPhone, IPad, Smartphone, Tablette et PC pour les patients dialysés, les proches, et les professionnels de santé.

apple store &   Android app on Google Play

Source :  Sanofi

Le Leem lance une web série pour comprendre les essais cliniques

Les Entreprises du Médicament (Leem)  proposent une nouvelle web série consacrée aux essais cliniques. Découverte.

Pour permettre au grand public de mieux comprendre ce que sont les essais cliniques, Les Entreprises du Médicament (Leem) lancent une nouvelle web série : « Essais cliniques ».

Cette web série comporte 4 épisodes qui expliquent concrètement en quoi consistent les essais cliniques d’un nouveau médicament et l’importance qu’ils représentent pour l’innovation et les patients.

Episode 1 : Pourquoi participer à un essai clinique

Episode 2 : Pourquoi c’est si important

Episode 3 : Comment se déroule un essai clinique

Episode 4 : Les essais cliniques ça me fait peur

Source : Les Entreprises du Médicament (Leem)

Agir thrombose : nouveau site web sur la thrombose veineuse ou artérielle

Le laboratoire Sanofi lance un nouveau site web dédié à la thrombose veineuse ou artérielle : Agir thrombose. Présentation.

Pour mieux comprendre la thrombose veineuse et artérielle, le laboratoire Sanofi met à disposition du grand public et des patients un nouveau site web proposant un contenu pédagogique, intuitif et pratique : agir-thrombose.fr.

Aujourd’hui, « la thrombose, qui désigne la constitution d’un caillot sanguin, représente un problème majeur de santé publique », indique le laboratoire Sanofi. Elle peut entrainer des pathologies graves et fréquentes au niveau veineux ou artériel : phlébite, embolie pulmonaire, complications au niveau du coeur (angor, infarctus du myocarde) ou du cerveau (AVC).

Agir-thrombose

Ce site web s’adresse aux patients atteints ou à risque de thrombose veineuse ou artérielle, et met à disposition des informations complètes sur la thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire) et artérielle (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, artériopathie des membres inférieurs).

Le laboratoire propose également des explications sur les mécanismes de la maladie et sa prise en charge, des conseils de prévention, des vidéos, des schémas explicatifs ainsi que des brochures en téléchargement pour compléter ces informations.

Source : Sanofi

Infographie : les enjeux de l’observance

L’enquête « Vos traitements et vous ? » conçue par le Pr Catherine Tourette-Turgis, fondatrice de l’Université des Patients, en partenariat avec Pfizer, livre des résultats inédits sur les enjeux de l’observance côté patients. Découverte.

enquete-observanceL’observance thérapeutique, à savoir le respect scrupuleux de la prescription du médecin (posologie, heure de prise, règles hygiéno-diététiques, etc.), est directement liée à la problématique du bon usage du médicament. Elle est en outre un enjeu de santé essentiel et transverse à toutes les pathologies chroniques. De nombreuses études ont mis en avant la dimension économique ou sociale de la non-observance mais peu sont centrées sur la réalité des patients. « Pourtant, il est nécessaire d’écouter et de comprendre les patients. Pour que l’observance devienne une évidence” explique Catherine Raynaud, Directeur des Affaires institutionnelles, Pfizer France.

Au-delà du nombre de participants (plus de 1 300 personnes touchées par une maladie chronique), “Vos traitements et vous ?” est un appel à la réflexion pour mieux cerner ce phénomène complexe et multifactoriel.

La non-observance, une triple réalité

En premier lieu, il est important de rappeler que la non-observance ne s’envisage pas sous un prisme unique : elle est complexe et diffère en fonction des individus, des traitements et même des situations. Les résultats de l’enquête permettent cependant d’identifier trois dimensions dans ce phénomène.

  1. L’oubli du traitement, un phénomène lié à la prise en charge : pour 44 % des répondants, ne pas prendre ses médicaments s’explique par un oubli. Cette non-observance concerne indistinctement tous les profils (patients jeunes, âgés, hommes, femmes, etc.) et toutes les pathologies avec des tendances plus ou moins marquées.
  2. La modification du traitement, une réalité : 29 % des répondants disent modifier leur traitement d’eux-mêmes. Trois variables entrent en jeu : ce sont davantage des femmes, des patients de moins de 60 ans ou des patients diagnostiqués depuis plus de 2 ans qui ont tendance à adapter le plus leur traitement.
  3. Confiance, gêne : des sentiments contradictoires envers ses médicaments : parmi les autres enseignements apportés par cette enquête, il est à noter que 82 % des répondants ont confiance dans leur(s) médicament(s).

L’observance, un enjeu complexe

La prise d’un traitement est une pratique influencée par différents paramètres peu explorés jusqu’alors.

  • La situation personnelle du patient et le rôle des proches :« Le contexte socio-économique du patient, mais aussi familial (travail de nuit, vie en couple, rupture sociale…) a une importance primordiale dans la gestion du traitement » note Mina Daban, Présidente de l’association LMC France. Un constat confirmé par le fait que 35 % des répondants considèrent que leur conjoint pourrait jouer un rôle essentiel pour améliorer leur observance et 21 % soulignent l’importance des proches (n=1 183).
  • La relation médecin-patient primordiale : la non-observance peut aussi être le fait d’individus qui ne comprennent pas l’intérêt de prendre leur médicament. Cela nécessite donc un travail important entre soignant et patient : « Un patient bien informé sera plus observant » remarque Mina Daban.Pour 32 % des répondants, le médecin traitant pourrait jouer un rôle essentiel dans leur observance. Pourtant, seuls les changements ou oublis importants semblent faire l’objet d’une discussion quasi systématique avec celui-ci. « Quelque part, on est toujours un peu enfant et on a peur d’être le mauvais élève face au médecin » explique Rolande Guastalli, patiente expert ANDAR (Association Nationale de Défense contre l’Arthrite Rhumatoïde).

Pfizer-infographie-observan

 Source : Pfizer

A la rencontre de Laurent Mignon

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre de Laurent Mignon, Directeur Associé de l’agence LauMa communication.

Laurent MignonBonjour Laurent. Peux-tu te présenter brièvement ?

Bonjour Rémy. Tout d’abord merci pour cette invitation sur ton blog. Je co-dirige LauMa communication, une agence de relations aux publics. J’ai créé celle-ci, il y a déjà un peu plus de 4 ans, avec Emmanuelle Klein. LauMa a pour particularité d’avoir, depuis sa création, une forte activité en santé (70 % à 80 %) dont la moitié en e-santé.

A titre personnel, et en dehors d’être un accro des technologies médicales et de la e-santé au sens le plus large du terme (du très haut débit en santé au site Internet santé, en passant par les télémédecine, la simulation, les objets et applications mobiles de santé…), je suis Vice-Président du collège agences et prestataires de services de l’association Isidore Santé (http://isidore-sante.fr) et membre de la commission services du pôle de compétitivité Cap Digital (www.capdigital.com), où j’évalue des projets en e-santé.

Avec LauMa Communication vous accompagnez différents acteurs du monde de la santé. Quels sont aujourd’hui les acteurs les plus « digitaux » ?

Bien évidemment les start-ups puisqu’elles sont nées avec le digital, puis les entreprises du dispositif médical implantable, de l’imagerie… pour qui la e-santé fait partie de leur ADN – d’ailleurs, il est à noter que la plupart d’entre elles ne parlent pas d’e-santé, de santé connectée ni même de médecine connectée mais tout simplement de santé – puis les entreprises du médicaments qui commencent à entrevoir les possibilités du digital en santé sans toutefois en prendre tout à fait la mesure à l’exception de quelques acteurs spécifiques.

De fait, le digital en santé, ce n’est pas de la communication. Ça doit être pensé comme un produit ou service donc servir un objectif précis en lien avec l’utilisateur de ce produit ou service.

J’allais oublier, dans mon classement, les associations de patients. Regardez de près, vous verrez que nombre d’entres elles ont pris la mesure du digital en santé et que de très bonnes idées sont en train d’éclore de ce côté. Je les situerais donc entre les entreprises de technologies médicales et les laboratoires pharmaceutiques. De fait, si elles avaient les moyens de ces derniers, je pense que la France aurait rattrapé son retard en e-santé depuis longtemps.

Quel est l’impact du digital aujourd’hui dans la communication santé ?

Sur le versant communication, il faut différencier deux domaines. La communication digitale au service de produits, traitements, médicaments… et la communication du changement de comportement en santé.

Dans le premier cas, le digital est à la fois un mode d’action et un / des médias. Sur ce point de nombreux acteurs, comme dans d’autres domaines économiques, utilisent cette possibilité mais, notamment les entreprises de santé – laboratoires pharmaceutiques ou entreprises de technologies médicales, adressent encore peu les possibilités des médias sociaux digitaux.

Pour le second domaine, celui du changement de comportement en santé, les initiatives proviennent essentiellement des acteurs médicaux – professionnels de santé, sociétés savantes, établissements de santé ou institutions – et des start-ups. De fait, il s’agit de modifier des attitudes, des comportements via différents d’outils dont les outils digitaux. Il s’agit principalement de programmes d’eETP menés par des médecins sur Facebook, des plateformes d’accompagnement en santé et prévention (via des mApps et / ou des service web) : coaching en ligne, amélioration de l’observance, enrichissement de la relation médecin-patient… Et ce avec ou sans objets connectés de santé.

Observateur de l’e-santé en France depuis de nombreuses années, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France ?

A court ou moyen terme, je pense que différents phénomènes vont avoir lieu.

Tout d’abord, une réappropriation de l’e-santé par les médecins et les professionnels de santé via principalement la demande croissante des patients et usagers de santé. Cette réappropriation va, non pas créer une nouvelle relation médecin-patient – mais permettre de revenir à une relation médecin-patient fondée sur l’échange et la compréhension. En résumé, une objectivation du dialogue médecin-patient.

En parallèle, une nouvelle démocratie sanitaire devrait voir le jour. Une démocratie plus participative où la représentation des usagers et patients ne passera pas uniquement par les associations agréées mais par des moyens digitaux d’expression et de mise en forme / restitution de cette expression.

A plus long terme, et c’est là le point le plus intéressant sur les aspects économiques, nous verrons certainement une profonde recomposition du poids et du rôle des acteurs industriels. Via la digitalisation de la santé, il y aura la montée de la communication du changement de comportement en santé, et bien évidemment les GAFA pourront – s’ils le souhaitent réellement – être les nouveaux leaders de la santé mais d’autres acteurs pourraient surprendre : les entreprises de technologies médicales. Comme je l’ai indiqué, le digital est dans leur ADN mais surtout nos systèmes de santé se tournent vers une médecine plus préventive que curative donc liée à des modes de diagnostic plus prédictifs et qui dit diagnostic dit imagerie, biologie, génétique, génomique et smart & big data…

Pour aller plus loin : lauma-communication.com ; @laumacom

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 6 570 autres abonnés