Infographie : usages digitaux des professionnels de santé

Le Cessim a publié il y a quelques semaines son 5ème baromètre sur l’utilisation professionnelle des supports numériques par le corps médical. Voici en infographie une synthèse des principales tendances.

infographie-usages-digitaux

 Source : 5ème baromètre sur l’utilisation professionnelle des supports numériques par le corps médical – CESSIM – septembre 2012

Usages du mobile par les professionnels de santé

L’usage du mobile ne cesse de croître chez les professionnels de santé comme le démontre les dernières études du Vidal et du Cessim. Analyse.

En France, à ce jour,  près d’un médecin sur deux possède un smartphone (47% de médecins généralistes, 48% de spécialistes) 1. A noter que pour l’ensemble de la population française, environ 40 % des possesseurs de téléphone mobile sont aujourd’hui équipés en smartphones 3.

Equipement : prédominance de l’iPhone   

Selon le « premier baromètre sur les médecins utilisateurs de smartphone » réalisé par le Vidal en association avec le CNOM, plus de 70% des médecins qui possèdent un Smartphone utilisent un iPhone. Le système Android se place en seconde position avec 18% des utilisateurs, suivi de loin par BlackBerry et Windows phone avec respectivement 4,2% et 3,5%. L’enquête révèle qu’il en est de même pour les possesseurs de tablettes, puisque sur les 36% des répondants possédant une tablette 87% détiennent un iPad. En termes d’équipement, Apple domine donc largement ses concurrents sur le marché des téléphones et des tablettes. 2

Usage professionnel : le smartphone devient un véritable outil de travail

Le Smartphone est devenu un outil quotidien de la pratique de la médecine par les professionnels de santé : 94% des médecins utilisateurs ont un usage professionnel de leur Smartphone 2.

Usage du smartphone par les médecins 1 :

Les applications médicales en plein essor

L’information sur le médicament représente une part importante puisque 53% des médecins utilisateurs ont téléchargé des applications médicales dont 68% concernent les bases de données médicamenteuses et 65% les interactions médicamenteuses. Le Smartphone devient ainsi un véritable outil d’accompagnement pour la prescription 2.

Applications plébiscitées 1 :

Sources :

  1. 4ème baromètre sur l’utilisation professionnelle des supports numériques par le corps médical – Cessim – Juin 2011
  2. Premier baromètre sur les médecins utilisateurs de smartphone – Vidal / CNOM – Mars 2012
  3. Mobile Consumer Insight –  Médiamétrie – novembre 2011

Infographie : la Génération C, la génération hyper connectée

En parallèle du Forum Adolescences qui se déroulera le 4 avril prochain, la Fondation Pfizer publie une infographie détaillant les résultats de l’Etude Ipsos sur les pratiques des adolescents de la génération C. Présentation.

A noter que la Fondation Pfizer est présente sur les médias sociaux avec notamment un compte twitter @FondationPfizer et une page Facebook consacré aux Forums Adolescences.

Un Live-tweet pour le Forum Adolescences

Pour suivre en direct le Forum Adolescences qui se déroulera le 4 avril de 13h30 à 17h, un live-tweet sera organisé en suivant le hashtag #forumados

Source : Fondation Pfizer

Sur le même sujet :

Les Français et la santé sur Internet en 2010

Une étude du cabinet GfK  sur le comportement des français dans la recherche santé sur Internet et intitulée "Web 2.0 : Ces français qui surfent sur la santé" vient d’être publiée. Extraits.

Cette étude très intéressante permet de dégager différentes tendances dans la recherche d’information santé sur Internet en France.

La recherche d’information sur la santé touche l’ensemble de la population française avec une plus forte utilisation dans les zones rurales, davantage isolées des professionnels de santé.

L’information santé obtenue sur Internet est perçue comme complémentaire de l’information fournie par les professionnels de santé tout en ne remplaçant pas la rencontre face à face avec ces derniers.

Les motifs de recherche sont principalement de s’informer sur les pathologies et les traitements afin de mieux comprendre et communiquer avec les professionnels de santé. Les internautes français accordent toujours une place primordial au rôle du médecin.

Concernant les sites utilisés, la recherche d’information santé sur Internet s’effectue essentiellement par les moteurs de recherche(81%) et par les sites spécialisés (68%) tel Doctissimo qui bénéficie d’une forte notoriété.

A travers ces différents résultats, l’étude met en avant deux catégories d’internaute santé  :

Les récepteurs, pour qui Internet est une source d’information utilisée plus ou moins fréquemment,avec plus ou moins de confiance. Cette catégorie d’internaute utilise les informations trouvées pour son propre usage et ne la partage pas hormis avec les professionnels de santé.

Les émetteurs, pour qui Internet est à la fois une source d’information dans laquelle ils ont confiance, dont ils vérifient systématiquement la fiabilité. Cette catégorie est enclin à partager le savoir qu’ils ont acquis avec les autres Internautes.

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Zoom sur quelques données de cette étude

Les sites utilisés dans les recherches

Le succès des réseaux sociaux

Objets de recherche

Trois grandes thématiques se dégagent : l’hygiène de vie (bien être, nutrition, prévention…), les pathologies (recherche sur une maladie), et les médicaments (automédication, prix, notices…)

Motifs de recherche

  • 33% des internautes cherchent de l’information santé sur Internet après avoir consulté leur médecin ou leur pharmacien pour compléter les informations données.
  • 23% cherchent de l’information avant de consulter leur médecin ou d’aller voir leur pharmacien pour poser de meilleures questions.
  • 21% cherchent de l’information avant de consulter leur médecin ou d’aller voir leur pharmacien pour mieux comprendre ce qu’ils vont lui dire.
  • 18% cherchent de l’information savant de consulter leur médecin ou d’aller voir leur pharmacien pour pouvoir discuter avec lui du traitement qui semble être le mieux adapté à son cas

Niveau de confiance

Dernière information concernant le partage de l’information : 81% des internautes ne partagent jamais voire rarement les informations santé collectées sur Internet.

Une étude intéressante qui nous éclaire sur les habitudes des internautes français dans la recherche d’information santé.

Source : Web 2.0 : Ces français qui surfent sur la santé, GfK ISL Custom Research France, 2010

L’utilisation d’Internet se consolide chez les professionnels de santé

Le CESSIM (Centres d’Etudes Sur les Supports de l’Information Médicale) a publié son 3ème baromètre sur l’utilisation professionnelle des supports numériques par le corps médical. Analyse.

Cette étude sur l’utilisation d’Internet par les professionnels de santé a été réalisée auprès de médecins généralistes, de spécialistes et de pharmaciens d’officine.

Voici les principaux enseignements que l’on peut retirer de ce baromètre.

Une consolidation des pratiques en ligne pour les médecins généralistes

En France, 76% des Médecins Généralistes utilisent Internet au moins une fois par semaine pour raison professionnelle.

La principale source d’information des généralistes reste la presse professionnelle (67%). Internet arrive juste derrière (47%) passant devant la visite médicale (46%).

Concernant le types de sites visités, les médecins généralistes privilégient les sites institutionnels (80%) et d’informations pratiques. Les sites de laboratoires sont en perte de vitesse (37%) et se positionnent assez loin dans la hiérarchie.

Pour le type d’information recherchée, l’information sur une pathologie (48%), les recommandations officielles (39%) ou l’actualité professionnelle (25%) prédominent.

Une tendance se confirme également : les médecins généralistes ont de plus en plus tendance à utiliser internet lors d’une consultation. 82% des médecins interrogés assurent utiliser Internet durant la consultation contre 69% en 2008.

Autre tendance : l’augmentation de newsletters reçues avec plus de 18 newsletters par semaine dont 1/2 est lue (52%).

Cette étude nous apprend également que l’utilisation du e-learning chez les médecins généralistes se consolide avec 81% d’utilisateurs contre 30% en 2008.

Ce que l’on peut dégager de cette étude, ce sont les différences d’utilisation d’Internet selon le profil. Pour les jeunes médecins, nouvellement installé, Internet est considéré comme une véritable source d’information, alors que pour des généralistes plus âgés, Internet demeure un outil de communication.

Une utilisation d’Internet variante selon la spécialité

Selon ce baromètre, 85% des spécialistes utilisent Internet au moins une fois par semaine pour raison professionnelle malgré des disparités selon les spécialités. Les rhumatologues (98%), gastroentérologues (97%) et cardiologues (96%) sont de plus grands utilisateurs d’Internet que les psychiatres (71%) ou gynécologues (66%).

Malgré l’utilisation grandissante d’Internet, la presse professionnelle (74%), l’échange entre confrères (62%) ou la visite médicale (57%) demeurent les principales sources d’information des spécialistes.

Les spécialistes privilégient des sites d’information médicale (société savantes, presse médicale) et dans une moindre mesure d’informations pratiques. Comme pour les généralistes, les sites de laboratoires perdent du crédit.

Autre enseignement, les spécialistes recherchent principalement des informations sur les pathologies (46%) et les recommandations officielles (36%).

Même si la tendance progresse, les spécialistes utilisent moins Internet durant la consultation (52%) comparativement aux généralistes.

A l’instar des généralistes, on constate une vision différente d’Internet selon l’âge chez les spécialistes. Pour les plus jeunes, Internet s’impose comme un outil nécessaire à la pratique tandis que pour les plus expérimentés, Internet n’est qu’un compléments des médias traditionnels.

Internet ancré dans la pratique professionnelle pour les pharmaciens d’officine

Selon cette étude, 93% des pharmaciens utilisent régulièrement Internet dans le cadre de leur profession.

Au niveau des sources d’information, Internet se positionne en deuxième position (52%) derrière la presse professionnelle (72%) et devant les échanges entre confrères (43%).

Pour les types de sites visités, les pharmaciens se connectent en priorité sur des sites liés à la gestion de leur pharmacie et leur pratique quotidienne : sites de grossistes (86%), bases de données de médicaments (85%). Contrairement aux généralistes et spécialistes, les pharmaciens consultent régulièrement les sites des laboratoires (73%).

Concernant les principaux motifs de consultation d’Internet, 64% des pharmaciens déclarent régulièrement rechercher des informations sur les médicaments, tandis que 53% déclarent suivre l’actualité de la profession et 52% commander en ligne.

Une étude intéressante qui nous éclaire un peu plus sur l’utilisation d’Internet par les professionnels de santé que vous pouvez consulter sur le site du Cessim.

Source : Cessim.fr

Cybercondriaque : Internet dangereux pour la santé ?

La multiplication des sites liés à la santé au cours des dernières années a entraîné un nouveau phénomène : le cybercondriaque.

De plus en plus de personnes vont chercher un diagnostic médical sur le web et pensent être atteint de maladies graves. On les appelle les « cybercondriaques ». Ces personnes, à l’apparition d’un symptôme, partent à la recherche d’information sur Internet et se persuadent d’être atteintes d’une maladie grave, type cancer.

Il existe aujourd’hui une relation très dangereuse entre la santé et Internet. Une étude menée en Grande-Bretagne démontre que de plus en plus de gens cherchent l’explication de leurs malaises ou de leurs maladies sur le web. Vous me direz, rien d’alarmant. Mais quand l’internaute, après de multiples recherches sur le web,  s’autodiagnostique un cancer plutôt qu’une simple angine ou qu’un simple rhume, ce n’est plus la même chose.

Selon cette étude britannique, près de 60% des adultes seraient concerné. Le tiers de ceux qui ont des maux de tête sont convaincus qu’ils souffrent de migraines, voire d’une tumeur et 28% des gens qui ont mal au ventre penchent plutôt pour une appendicite.

Comme chacun le sait, rien ne remplace une visite chez son médecin pour établir un véritable diagnostic. La probabilité d’un mauvais diagnostic en se contentant de recherches sur le web est trop importante.

Sources : www.stop-sante.com, www.maxisciences.com

Quand Internet devient le relais du médecin…

Dans son numéro de juin 2010, le magazine Prescriptions Santé consacre un dossier sur le sondage Ipsos mené en avril par le CNOM et le rôle grandissant que prend Internet dans la pratique des médecins. Extraits.

La recherche d’information santé sur Internet est de plus en plus répandue même si elle ne touche pas encore toutes les tranches d’âges de la population. Rappelons que selon l’enquête Ipsos, 82% des moins de 35 ans ont déjà effectué des recherches santé sur Internet contre 28% des plus de 70 ans.

Globalement, les informations santé disponibles sur Internet sont considérées comme fiable par le patient. A noter que cet apriori positif n’est pas conditionné par la certification HON Code, qui reste souvent méconnue du grand public.

Internet pour instaurer le dialogue médecin / patient

Contrairement à ce que l’on peut lire le plus souvent, les patients n’utilisent pas Internet pour vérifier le diagnostic du médecin comme le résume Gérard Raymond, président de l’Association Française des diabétiques (AFD) : "Tous les patients ne souhaitent pas devenir des experts". Toujours selon cette enquête Ipsos, un Français sur trois déclarent se rendre sur des sites santé "par simple curiosité".

Le comportement des Français dans la recherche d’information santé sur Internet est plus propice à engager la relation avec le médecin qu’à remettre en cause ses compétences. Le Dr François Stefani, vice-président de la section éthique et déontologique du CNOM, souligne qu’ "Internet est un bon moyen d’engager le dialogue. Par exemple, si un patient lit que son traitement ou sa maladie peut altérer la fonction érectile, il nous interroge sur ce sujet, que nous n’aurions pas forcément évoqué même si la question est importante".

Les professionnels jugent les sites santé

L’étude réalisée par le Groupe d’étude et de recherche marketing et santé (GERMS) de l’université Pierre et Marie Curie (UMPC) a permis de mettre en lumière les sites Internet les plus crédibles aux yeux des professionnels de santé.

Source : Prescriptions Santé

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