Umanlife / iHealth : une même vision de la e-santé

Aujourd’hui, la e-santé est en pleine évolution avec notamment l’émergence des objets connectés. Deux acteurs importants, Alexandre Plé fondateur de Umanlife et Uwe Diegel fondateur de iHealth, ont accepté de donner leur vision concernant le développement et la sécurité de ce secteur. Extraits.

Avant tout, pouvez-vous présenter Umanlife et iHealth ?

Alexandre Plé : Umanlife est le 1er site en France à proposer un service clé en main pour suivre sa santé, son bien-être et celle de toute la famille. C’est un véritable tableau de bord de santé ! L’utilisateur accède très simplement de manière ludique à un ensemble de services inédits : pour gérer vos rendez-vous médicaux, suivre vos vaccinations, garder en mémoire tout ce qui concerne vos maladies (ordonnances, examens de santé etc.), veiller sur vos activités physiques et sportives, votre nutrition, votre sommeil et la consommation de vos addictions.

Uwe Diegel : Depuis son lancement en 2009, iHealth a développé une gamme complète de produits : tensiomètre, glucomètre, balances d’analyse corporelle, oxymètre de pouls, trackers d’activité et de sommeil qui forment aujourd’hui un écosystème complet. Ce sont mes 20 ans d’expertise dans la fabrication de matériel médical qui m’a permis de créer ces objets connectés.

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Quels sont vos parcours professionnels respectifs ?

UD : Mon parcours de vie est assez atypique, j’ai toujours fonctionné au flair, au « Gut feeling ». J’ai grandi dans une famille pour qui la culture tenait une place prépondérante dans l’éducation. J’ai commencé ma vie en tant que pianiste professionnel, jusqu’au jour où il m’est arrivé un accident qui a bouleversé ma vie. Entrepreneur dans l’âme, j’ai donc décidé de me lancer et de démarrer mon aventure de Chef d’entreprise.

En achetant mon premier iPhone, j’ai eu une révélation. J’ai réalisé que cet appareil allait changer qui j’étais et comment je fonctionnais. Ce téléphone personnel allait changer les usages et placer l’individu au centre de ses propres décisions.

Ce n’était qu’une question de temps avant que nous vivions l’avènement de la e-santé, une révolution à laquelle je souhaitais participer.

AP : Diplômé d’une école de commerce, j’ai travaillé dans un groupe de santé et j’y ai développé des solutions de gestion de flux d’informations pour optimiser la prise en charge des patients, leur offrir un ensemble de services multimédias à forte valeur ajoutée et assurer un meilleur suivi des activités. Mon expérience en milieu hospitalier ma convaincu de l’importance de disposer, en toutes circonstances et en tout lieu, d’informations personnelles actualisées pour être l’acteur de sa santé et de son bien-être. Pour que cela puisse se faire de manière simple et ludique, j’ai créé Umanlife.com.

Quel est, selon vous, l’intérêt pour les utilisateurs de ce que vous proposez ?

UD : Chez IHealth Labs nous croyons que la santé est un enjeu autant collectif qu’individuel. Nous croyons que connecter, patients et médecins ont le pouvoir de transformer une santé aujourd’hui curative en une santé qui sera demain préventive. C’est pourquoi nous concevons et développons des technologies innovantes permettant de rapprocher le patient de sa santé et de son médecin. Grâce à leur design, leur ergonomie et leur facilité d’utilisation, nos solutions offrent aux utilisateurs une expérience unique qui réconcilie santé et sérénité.

AP : En effet, les objets connectés sont de véritables facteurs de bien-être et de motivation, ils représentent un réel potentiel pour les utilisateurs. Avec Umanlife, les utilisateurs se responsabilisent, ils prennent en main leur santé. C’est une révolution des mentalités grâce à un réel choix concernant l’utilisation qu’ils veulent donner à leurs objets connectés. Ce vaste choix leur permet de se familiariser avec les objets connectés, il est d’ailleurs important de distinguer la santé du bien-être.

En quoi consiste le partenariat entre Umanlife et iHealth ?

UD : Depuis son lancement en 2009, iHealth a développé une gamme complète de produits qui permettent de relever des données médicales telles que la tension, le glucose, la qualité du sommeil, la balance d’analyse corporelle, l’oxymètre de pouls … Ce vaste marché donne aux utilisateurs un large choix quant à l’utilisation qu’ils veulent donner à leurs objets connectés.

AP : Mais ces données n’ont d’intérêt que si elles peuvent être traitées. C’est tout l’objet du partenariat entre Umanlife et iHealth. Le carnet de santé est une plateforme fédératrice qui canalise le flux des informations, les rendent compréhensibles, lisibles et donc utilisables pour les utilisateurs.

Une fois les informations collectées celles-ci sont exportées vers le carnet de santé Umanlife qui va les traiter et intégrer ainsi toute la force des objets connectés en leur donnant de la cohérence. Les patients peuvent suivre l’analyse de leurs données santé de manière ludique et les partager avec leur médecin ou leurs proches.

Selon vous, qu’est-ce que la e-santé peut apporter à la recherche ?

AP : Aujourd’hui, dans le domaine de la e-santé, les personnes peuvent porter leur santé avec eux et apporter à leurs médecins plus d’informations pour les aider à se gérer. Les médecins doivent être prêts à travailler avec ces nouvelles données et ces nouveaux objets, il faut développer la santé préventive. C’est un enjeu de santé publique !

UD : Grâce à la collaboration de nos utilisateurs et aux différents partenariats établis avec des instituts médicaux en Europe et aux Etats-Unis, nous contribuons chaque jour à la recherche sur l’hypertension et le diabète.

Quel est l’avenir de la e-santé en France ?

AP : Ce marché constitue un véritable potentiel industriel pour la France et les chiffres ne trompent pas; le marché français des objets connectés pèse déjà 150 millions d’euros en 2013 et selon une étude de Xerfi, il devrait représenter 500 millions d’euros en 2016, soit trois fois plus.

UD : La France a encore un peu de retard dans l’adoption de ce nouveau mode de vie qui est en revanche très largement adopté dans les pays anglo-saxon dans lesquels cette nouvelle façon d’appréhender sa santé est perçue comme un adjoint essentiel à une meilleure gestion de la santé du patient. Aux Etats-Unis maintenant on vend plus d’objets connectés que d’objets non connectés, c’est rentré dans les mœurs des consommateurs. Les attentes des utilisateurs finaux qui comptent et les demandes des particuliers ont dépassé ce que demandent les médecins. C’est ce qui va se passer en Europe également selon moi.

Comment expliquez-vous le retard de la France dans ce domaine par rapport aux pays anglo-saxons et aux Etats-Unis ?

AP : L’une des réticences des Français est la confidentialité des données renseignées sur les plateformes e-santé, alors que la sécurisation des données est au cœur des préoccupations de Umanlife avec notamment l’utilisation d’un hébergeur de données de santé agréé par le ministère de la santé, afin d’assurer une fiabilité de leurs services aux utilisateurs. Mais nous estimons que la France rattrapera les autres pays anglo-saxons d’ici un an.

Sources : Umanlife / iHealth

Align : un glucomètre sans fil par iHealth

iHealthLabs, le leader mondial dans le domaine de la santé connectée, a lancé il y a quelques semaines un glucomètre intelligent sans fil baptisé : iHealth Align. Découverte.

Align4Pour accompagner les patients diabétiques dans le suivi de leur maladie, le spécialiste de la santé connectée iHealth lance un glucomètre connecté sans fil : Align.

Ce glucomètre intelligent permet de mesurer et d’enregistrer son taux de glucose en utilisant un glucomètre Bluetooth et son téléphone portable. Il comprend également un lecteur facile à lire avec affichage LED. L’application mobile associée permet d’économiser du temps et élimine les erreurs de manipulation manuelles présents dans certains systèmes, comme le codage, la gestion des bandelettes, et le suivi des résultats. Les données recueillies sont hébergées au sein d’un Cloud sécurisé pour en garantir la confidentialité.

En résumé, ce glucomètre connecté permet de :

  • visualiser ses résultats instantanément en moins de 5 cinq secondes en éliminant les risques d’erreurs qui faussent les résultats des tests
  • suivre automatiquement ses quantités de bandelettes et dates d’expiration ; mise en place de rappels de médicaments et d’insuline.
  • partager ses résultats instantanément avec son médecin.

Présentation en vidéo :

Source : iHealth

Le meilleur du digital santé – Mai 2014

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Hackhaton e-santé DigitalHealthCamp : une première réussie !

L’association Alsace Digitale a organisé le premier hackathon e-santé en France du 28 au 30 mars 2014 à Strasbourg : le DigitalHealthCamp. Retour sur une première réussie.

digitalhealthcampUne première innovante en France s’est déroulée du 28 au 30 mars à Strasbourg : le premier hackathon dédiée à l’e-santé, le DigitalHealthCamp. Près de 200 personnes aux profils très différents sot venus participer à cet évènement : professionnels de santé, développeurs, designers…

Comme l’avait indiqué Sébastien Letélié, un des organisateurs de l’évènement, lors d’une précédente interview sur Buzz E-santé, « le principe consiste à réaliser des prototypes à partir de défis et en utilisant toutes les technologies possibles, ceci en un temps limité et sans s’arrêter. »

Retour sur le déroulé de ce hackathon avec Sébastien Letélié

Vendredi 17h : Arrivée des participants

10171883_605453766204515_1653914902_n200 inscrits affluent au HackingHealth@DigitalHealthCamp, le 1er Hackathon de France dédié à l’innovation en santé. Professionnels de santé, développeurs, designers, viennent parfois de loin pour vivre cette collaboration inédite.

Dès leur arrivée, l’effervescence des participants se ressent déjà : à l’enregistrement, les porteurs de défis commencent à échanger avec les participants pour exposer leur projet. Car plus tard, sur scène, ils ne disposeront que d’une minute chrono pour présenter leur pitch (la problématique de santé et la solution imaginée) à l’assemblée captive , et inciter les différentes compétences à choisir leur défi comme sujet de travail du hackathon. L’ exercice est difficile, mais un atelier d’entraînement a été mis en place avant la cérémonie d’ouverture, ce qui a permis de faire de très bons pitchs, parfois même émouvants.

Constitution des équipes

Après la présentation des 38 pitchs, tout le monde se retrouve dans le réfectoire. Là commence alors la partie la plus stratégique pour les porteurs de projets: recruter une équipe. L’enjeu est de taille : “si je constitue mon équipe, mon prototype a une chance de naître. Sinon, mon projet ne verra pas le jour ce weekend.”

Hélàs, certains ne parviennent pas à réunir une équipe ce soir là. Mais des contacts se créent et leur prouvent que néanmoins leur projet ne manque pas d’interêt, peut être dans d’autres circonstances ? …. La déception passée, ils rejoignent une autre équipe, vite emportés par l’enthousiasme ambiant.

D’autres choisissent de fusionner leurs projets, très proches au départ, pour mettre leurs compétences en commun. Et finalement, de cette étape naissent 19 équipes, soudées autour d’un projet, débordantes d’énergie créative.

Vendredi 23h : début des sessions de travail

14576_605454239537801_985191687_nLes équipes s’installent dans les salles et commencent à travailler. Les professionnels du coaching de groupe jouent un rôle fondamental dans la gestion des grandes équipes notamment celles qui ont fusionné et dans l’entente sur les objectifs et la collaboration. « Le marathon démarre vraiment à ce moment, lorsque les équipes se mettent au travail. »

Certains font déjà nuit blanche (les équipes de DoseWatch App et DoseWatch Benchmark).

Samedi matin : les coachs en action

Le samedi matin, au petit déjeuner, on se retrouve pour échanger sur les projets retenus. Les coachs commencent leur travail de fond pour aider les équipes en fonction de leurs compétences :

  • Elalami Lafkih expert en prétotyping est d’une grande aide lorsqu’il s’agit de réfléchir avec les équipes sur les usages et la finalité attendue du produit.
  • Les avocats Caroline Zorn et Pierre Desmarais interviennent de suite auprès des équipes pour lesquelles le cadre juridique impose de prendre une orientation spécifique.
  • L’équipe de designer de la Fabrique de l’hospitalité permet aux équipes d’affiner le design et de focaliser sur l’expérience utilisateur des solutions envisagées.

L’apport des coachs est fondamental à ce moment du hackathon.

Samedi après-midi : conférence et premiers scénarios

15h : une conférence inspirante avec Uwe Diegel : Président de iHealthLabs, son parcours et sa vision de la santé de demain donnent une dimension supplémentaire à l’évènement. Après cette conférence, chacun a pu se projeter à sa manière sur les possibilités de sa solution et envisager une suite ambitieuse.

17H30 : Chaque équipe présente un premier scénario de son prototype à un coach (ou un organisateur) pour leur pitch du lendemain : en 3 mn ils devront convaincre le jury que leur projet est une innovation qui répond bien à une problématique de santé. C’est bien une démonstration qui est demandée, pas une simple présentation.

Les équipes entament leur deuxième nuit de travail (cette fois-ci tout le monde veille), pour s’assurer d’avoir un prototype fonctionnel à présenter le lendemain.

Dimanche : place aux pitchs devant le jury et cérémonie de clôture

1526472_605454332871125_423624530_nLes équipes répètent leur pitch, testent leur prototype dans l’amphi et tentent de tenir un discours le plus percutant possible.

15h la cérémonie de clôture démarre. Certains tentent de gagner encore quelques minutes. La fatigue a laissé la place au stress et à l’enthousiasme : l’amphi est plein, on se tient même debout. L’ambiance est à son comble. Le DJ lance la musique qui rythmera les interventions. C’est parti.

C’est l’heure des pitchs : 3mn de démonstration et 2mn de questions, devant 11 juges .

19 présentations s’enchaînent, toutes de très grande qualité. Les spectateurs sont abasourdis par le travail réalisé en un week end et le font savoir dans leurs applaudissements, leurs ovations.

Les canadiens du mouvement Hacking Health international sont présents pour ce premier évènement sur le sol européen. Luc Sirois précise « Après avoir organisé une dizaine de Hacking Health au Canada je peux dire que la qualité des projets et des présentations sont parmi les meilleures que j’ai vu. Le potentiel est énorme en Alsace. »

Les projets retenus

Après 1h de délibération difficile les juges finissent par se mettre d’accord. 10 projets sont sélectionnés :

  • Meilleure innovation
    iJama : pyjama connecté pour analyser les troubles du sommeil
  • Meilleur potentiel de réussite
    DoseWatch App  : analyse et suivi des exposition aux rayons X d’imagerie médicale
  • Meilleure solution pour la collaboration en santé – Prix Alsace Innovation
    WizzVet, téléexpertise vétérinaire
  • Meilleure solution visant la silver économie
    Eneid : réseau social pour la personne agée dépendante et son entourage
  • Meilleure solution clinique – Prix Wellfundr
    FlashMed : gestion des risques liés à l’automédication
  • Meilleure solution pour l’éducation en santé
    NutriBird : serious game sur la nutrition destiné aux enfants
  • Meilleure solution pour le système de santé
    PréSecure : sécurisation de la prescription
  • Meilleure solution pour les patients – Prix Black Forest Accelerator
    ContAAct : carnet de liaison orthophoniste à destination des enfants autistes
  • Prix coup de cœur – Prix Alsace Digitale+ CCI Alsace
    iConsult : logiciel de pré-consultation médicale
  • Prix du public
    MedMatch : « Shazam » du médicament : reconnaitre un médicament en le prenant en photo
    NutriBird : serious game sur la nutrition destiné aux enfants

« Depuis le début de la semaine je réponds à des mails de remerciements et de félicitations. J’ai vraiment l’impression d’avoir contribué à un changement. Je suis vraiment heureux de voir le potentiel de création et d’innovation que les gens peuvent avoir quand ils travaillent ensemble dans un objectif commun » raconte Sébastien Letélié.

Il est toutefois fondamental d’accompagner les projets pour leur donner une suite et concrétiser ces innovations. Les prix d’accompagnements ont été mis en place dans ce but et nous suivrons les équipes.

La mixité des participants, l’apport des partenaires et les échanges tout au long du weekend ont permis de créer du lien et une meilleure compréhension de l’autre

La version 2015 est d’ores et déjà envisagé avec en plus d’un hackathon Hacking Health, une conférence TEDMED et un Health APIDays : une sorte d’entraînement pour consommer des données de santé.

Plus de photos sur la page Facebook Hacking Health

Source : Alsace Digitale

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