MonPharmacien : dispositif pour localiser la pharmacie la plus proche

L’Agence Régionale de Santé et l’Union Régionale des Professionnels de Santé Pharmaciens Ile-de-France lancent MonPharmacien, un dispositif d’information gratuit sur la permanence des soins en pharmacie. Découverte.

Partant du constat que les Franciliens ne disposaient pas d’une information fiable sur les pharmacies accessibles, notamment la nuit, le dimanche et les jours fériés, l’Agence Régionale de Santé et l’Union Régionale des Professionnels de Santé Pharmaciens Ile-de-France ont conçu le dispositif MonPharmacien.

MonPharmacien

Ce service d’information grand public sur la permanence des soins en pharmacie se compose d’une application mobile (disponible sur iOS et sur Android) et d’un site web monpharmacien-idf.fr.

A l’aide de ce dispositif, tout Francilien peut désormais facilement identifier, par géolocalisation, la pharmacie
accessible la plus proche et calculer le meilleur itinéraire pour s’y rendre, en semaine, les dimanches et les jours fériés. Il est également possible d’effectuer une recherche par lieu et par date et/ou heure.

Lifestyle_MonPharmacien

De son côté, le pharmacien peut accéder aux tableaux de garde et d’urgence actualisés de sa zone. Pour promouvoir ce dispositif auprès des usagers, le pharmacien aura à disposition des affiches balisées, facilement reconnaissables, permettant d’indiquer sur la devanture de leur officine les pharmacies de garde les plus proches les dimanches ou jours fériés.

Pour concevoir ce dispositif d’information fiable, sécurisé et efficace, l’ARS et l’URPS Pharmaciens Ile-de-France ont travaillé en amont à l’harmonisation régionale des pratiques, en collaboration étroite avec les syndicats départementaux de pharmaciens.

apple store &   Android app on Google Play

Source : Agence Régionale de Santé Ile-de-France

Carmelia : application pour accompagner les patients atteints de MICI

Le laboratoire AbbVie lance un nouvel outil e-santé à destination des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et de leurs professionnels de santé : Carmelia. Découverte.

A l’occasion des JFHOD (Journées Francophones d’Hépato-gastroentérologie et d’Oncologie Digestive) qui se sont déroulées du 19 au 22 mars, le laboratoire AbbVie lance un nouvel outil e-santé : Carmelia (CARnet MEdical de LIAison) pour permettre aux patients atteints de Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI) de saisir les données relatives à leur état de santé et de suivre leur évolution, tout en restant connectés avec les professionnels de santé de leur choix.

Un outil spécifiquement conçu pour les patients atteints de MICI

CarmeliaLes patients atteints de MICI sont souvent demandeurs d’outils leur permettant de suivre leur état en dehors des consultations médicales. L’application gratuite Carmelia, développée avec le soutien d’un comité d’experts scientifiques et de l’Association François Aupetit, fournit au patient un outil lui permettant de participer activement au suivi de sa pathologie et à l’observance de son traitement. S’il le souhaite, le patient peut également partager ses données avec les professionnels de santé participant à sa prise en charge, en autorisant au cas par cas l’accès à ses données.

Cet outil propose plusieurs fonctionnalités destinées aux patients :

  • Journal : permet d’enregistrer très simplement les symptômes liés à sa maladie tels que fatigue, douleurs abdominales, fièvre et selles et de saisir l’impact de la maladie sur sa vie quotidienne, son sommeil et son activité sportive
  • Evolution : offre la possibilité de visualiser l’évolution de son état de santé, sous forme de graphiques basés sur les symptômes enregistrés dans la rubrique « Mon journal »
  • Agenda : programmation d’alertes et enregistrement des évènements liés à sa maladie dans la rubrique

apple store &   Android app on Google Play

Un portail web dédié aux professionnels de santé pour contribuer à un suivi au plus près des patients atteints de MICI

CarmeliaL’outil Carmelia permet de contribuer à un meilleur suivi des patients atteints de MICI, grâce à l’application mobile destinée aux patients.

Le patient a également la possibilité de partager avec le professionnel de santé de son choix (gastro-entérologue, médecin généraliste, pharmacien…) les données qu’il aura renseignées et qu’il souhaite lui communiquer, en dehors des consultations. Le professionnel devra alors créer son espace via le portail web sécurisé dédié avant de pouvoir accéder aux données partagées par le patient.

Patients et professionnels de santé peuvent également saisir des notes personnelles afin de préparer leurs échanges lors de leur prochaine consultation. Les données de santé à caractère personnel traitées dans le cadre de l’utilisation de Carmelia ont fait l’objet de formalité auprès de la CNIL.

Découverte en vidéo :

video-carmelia

Source : Abbvie

Dailypso : application pour mieux comprendre et gérer son Psoriasis

Pour accompagner les patients dans la gestion au quotidien de leur psoriasis, le laboratoire Janssen lance une nouvelle version de l’application mobile DailyPso. Présentation.

DailyPsoDéveloppée en partenariat avec l’association France Psoriasis, DailyPso est une application mobile spécialement adaptée aux personnes atteintes de psoriasis. Elle se présente comme un véritable guide qui a pour objectif d’accompagner le patient en apportant des conseils utiles afin de mieux gérer son quotidien. Tous les conseils proposés sont rédigés et validés par des patients et des professionnels de santé.

Cette nouvelle version répond aux problématiques quotidiennes auxquelles le patient est confronté : hygiène de vie, gestion de l’alimentation, combat du stress… Une nouvelle rubrique dédiée à la douleur propose également une cartographie du corps humain avec une échelle d’évaluation spécifique avec la possibilité de reporter au jour le jour les évolutions de ses sensations et mieux les retransmettre à son équipe médicale.

L’application met aussi à disposition des conseils complémentaires concernant l’activité physique, et le bien-être : dressing idéal, leçon de maquillage et découverte de la psycho-socio-esthétique… autant de nouvelles pistes pour améliorer son confort au quotidien.

Principales fonctionnalités :

  • Photos : réaliser 
 un suivi en images de son psoriasis, à partager avec son médecin
  • Alarmes
 : calendrier pour aider à mieux gérer son agenda tout au long de l’année :
 création d’alertes pour les rendez-vous médicaux ou examens
  • Conseils
 pour améliorer votre qualité de vie : 
alimentation, hygiène de vie, lutte contre les démangeaisons, gestion du stress…

apple store &   Android app on Google Play

Source : Janssen

NutriDial : application mobile pour les patients sous dialyse

A l’occasion de la Journée Mondiale du Rein,  le laboratoire Sanofi a lancé une application mobile pour les patients sous dialyse : NutriDial. Découverte.

nutridial01Aujourd’hui, l’insuffisance rénale chronique touche près de 3 millions de personnes en France dont près de 41 000 personnes sont concernées par la dialyse. Chaque année, environ 10 000 patients débutent une dialyse. A ce stade de la maladie, les désordres métaboliques sont nombreux et le régime alimentaire est contraint.

Pour accompagner les patients sous dialyse au quotidien, le laboratoire Sanofi lance l’application mobile NutriDial. Cette application permet d’évaluer la teneur en phosphore, potassium et sodium des aliments consommés, d’obtenir un suivi personnalisé des objectifs de consommation quotidienne de protéines, de suivre tout au long de la journée ces paramètres,d’utiliser la rubrique « Favoris » pour les aliments consommés régulièrement et de disposer d’informations utiles à la gestion du quotidien dans la rubrique « Astuces et + ».

Elle s’adresse également aux professionnels de santé en permettant d’échanger avec les patients dialysés de façon interactive autour de la nutrition, et d’améliorer ainsi leur suivi diététique.

Nutridial est disponible dès maintenant dans Apple Store et Google Play sur IPhone, IPad, Smartphone, Tablette et PC pour les patients dialysés, les proches, et les professionnels de santé.

apple store &   Android app on Google Play

Source :  Sanofi

A la rencontre de Laurent Mignon

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre de Laurent Mignon, Directeur Associé de l’agence LauMa communication.

Laurent MignonBonjour Laurent. Peux-tu te présenter brièvement ?

Bonjour Rémy. Tout d’abord merci pour cette invitation sur ton blog. Je co-dirige LauMa communication, une agence de relations aux publics. J’ai créé celle-ci, il y a déjà un peu plus de 4 ans, avec Emmanuelle Klein. LauMa a pour particularité d’avoir, depuis sa création, une forte activité en santé (70 % à 80 %) dont la moitié en e-santé.

A titre personnel, et en dehors d’être un accro des technologies médicales et de la e-santé au sens le plus large du terme (du très haut débit en santé au site Internet santé, en passant par les télémédecine, la simulation, les objets et applications mobiles de santé…), je suis Vice-Président du collège agences et prestataires de services de l’association Isidore Santé (http://isidore-sante.fr) et membre de la commission services du pôle de compétitivité Cap Digital (www.capdigital.com), où j’évalue des projets en e-santé.

Avec LauMa Communication vous accompagnez différents acteurs du monde de la santé. Quels sont aujourd’hui les acteurs les plus « digitaux » ?

Bien évidemment les start-ups puisqu’elles sont nées avec le digital, puis les entreprises du dispositif médical implantable, de l’imagerie… pour qui la e-santé fait partie de leur ADN – d’ailleurs, il est à noter que la plupart d’entre elles ne parlent pas d’e-santé, de santé connectée ni même de médecine connectée mais tout simplement de santé – puis les entreprises du médicaments qui commencent à entrevoir les possibilités du digital en santé sans toutefois en prendre tout à fait la mesure à l’exception de quelques acteurs spécifiques.

De fait, le digital en santé, ce n’est pas de la communication. Ça doit être pensé comme un produit ou service donc servir un objectif précis en lien avec l’utilisateur de ce produit ou service.

J’allais oublier, dans mon classement, les associations de patients. Regardez de près, vous verrez que nombre d’entres elles ont pris la mesure du digital en santé et que de très bonnes idées sont en train d’éclore de ce côté. Je les situerais donc entre les entreprises de technologies médicales et les laboratoires pharmaceutiques. De fait, si elles avaient les moyens de ces derniers, je pense que la France aurait rattrapé son retard en e-santé depuis longtemps.

Quel est l’impact du digital aujourd’hui dans la communication santé ?

Sur le versant communication, il faut différencier deux domaines. La communication digitale au service de produits, traitements, médicaments… et la communication du changement de comportement en santé.

Dans le premier cas, le digital est à la fois un mode d’action et un / des médias. Sur ce point de nombreux acteurs, comme dans d’autres domaines économiques, utilisent cette possibilité mais, notamment les entreprises de santé – laboratoires pharmaceutiques ou entreprises de technologies médicales, adressent encore peu les possibilités des médias sociaux digitaux.

Pour le second domaine, celui du changement de comportement en santé, les initiatives proviennent essentiellement des acteurs médicaux – professionnels de santé, sociétés savantes, établissements de santé ou institutions – et des start-ups. De fait, il s’agit de modifier des attitudes, des comportements via différents d’outils dont les outils digitaux. Il s’agit principalement de programmes d’eETP menés par des médecins sur Facebook, des plateformes d’accompagnement en santé et prévention (via des mApps et / ou des service web) : coaching en ligne, amélioration de l’observance, enrichissement de la relation médecin-patient… Et ce avec ou sans objets connectés de santé.

Observateur de l’e-santé en France depuis de nombreuses années, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France ?

A court ou moyen terme, je pense que différents phénomènes vont avoir lieu.

Tout d’abord, une réappropriation de l’e-santé par les médecins et les professionnels de santé via principalement la demande croissante des patients et usagers de santé. Cette réappropriation va, non pas créer une nouvelle relation médecin-patient – mais permettre de revenir à une relation médecin-patient fondée sur l’échange et la compréhension. En résumé, une objectivation du dialogue médecin-patient.

En parallèle, une nouvelle démocratie sanitaire devrait voir le jour. Une démocratie plus participative où la représentation des usagers et patients ne passera pas uniquement par les associations agréées mais par des moyens digitaux d’expression et de mise en forme / restitution de cette expression.

A plus long terme, et c’est là le point le plus intéressant sur les aspects économiques, nous verrons certainement une profonde recomposition du poids et du rôle des acteurs industriels. Via la digitalisation de la santé, il y aura la montée de la communication du changement de comportement en santé, et bien évidemment les GAFA pourront – s’ils le souhaitent réellement – être les nouveaux leaders de la santé mais d’autres acteurs pourraient surprendre : les entreprises de technologies médicales. Comme je l’ai indiqué, le digital est dans leur ADN mais surtout nos systèmes de santé se tournent vers une médecine plus préventive que curative donc liée à des modes de diagnostic plus prédictifs et qui dit diagnostic dit imagerie, biologie, génétique, génomique et smart & big data…

Pour aller plus loin : lauma-communication.com ; @laumacom

e-Santé 2015 : conférence sur les nouvelles stratégies digitales

Le 7 avril prochain, CCM Benchmark organise une nouvelle édition de sa conférence annuelle dédiée à l’e-santé. Buzz E-santé est partenaire de cet évènement. Découverte.

conference_esante_2015Nouveaux entrants, évolution des modèles économiques, objets connectés et big data… Les acteurs historiques de la santé sont confrontés à de nouveaux défis. Comment mènent-ils leur transformation digitale ? Quels axes de diversification et de croissance développent-ils ? Quels écosystèmes bâtissent-ils ? Comment insufflent-ils de l’innovation en leur sein ?

Aide à l’observance et à la pratique médicale, accompagnement thérapeutique, partage de données entre patients et professionnels de santé… De simples gadgets servant à l’automesure, les objets connectés se transforment progressivement en dispositifs connectés – incluant plates-formes et services – servant à un meilleur suivi du patient et une meilleure prise en charge de sa pathologie. Pour quelle efficacité ? Comment passer du « little data » individuel au « big data » collectif ? Comment analyser l’émergence du « quantified us » ? Comment les communautés de patients contribuent à ce mouvement de partage des données ? Téléconsultation, téléassistance médicale, régulation, téléexpertise… Où en sont les premières expérimentations dans ce domaine ? Face à la masse de données collectées par leurs patients, les médecins, et plus globalement les professionnels de santé, sont confrontés à de vrais défis liés à l’analyse de ces informations. De quels outils disposent-ils ? Pour quelle efficacité ? Plus globalement, qui doit prendre en charge ce rôle de « coach numérique » auprès des patients ?

Pour répondre à ces questions, CCM Benchmark réunit de grands acteurs du secteur de la santé et des experts lors de sa conférence e-Santé 2015. Ils partageront leur vision, leurs conseils et leurs retours d’expérience en matière d’actions digitales.

Au programme :

  • E-santé et transformation digitale : les nouveaux enjeux
  • De l’objet connecté à la solution santé
  • Santé communautaire et collaborative au service du patient expert
  • Télémédecine : les premiers pilotes
  • Du médecin connecté au coach numérique
  • Citoyens et entreprises financeurs d’un nouveau système de santé ?
  • De l’homme réparé à l’homme augmenté ?

Cette conférence se déroulera à Paris, à La Maison Champs-Elysées sur l’ensemble de la journée du 7 avril.

Pour en savoir plus sur la Conférence, le programme et les modalités d’inscription, cliquez ici >

Buzz E-santé est partenaire Média de cet évènement. Bénéficiez d’une réduction sur l’inscription avec le code promo suivant : esante2015buzz

Source : CCM Benchmark

A la rencontre de Lionel Reichardt alias PharmaGeek

Régulièrement , je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre d’un des principaux e-influenceurs du digital santé et de l’e-santé en France : Lionel Reichardt, plus connu sous le nom de PharmaGeek.

Bonjour Lionel. Peux-tu te présenter brièvement ?

PharmageekBonjour Rémy et merci pour cette interview. Difficile de savoir par ou commencer. Ceux qui me connaissent ou qui me suivent sur les réseaux sociaux savent que je suis un boulimique d’activités.

Pour le dire simplement, je crois que je suis un explorateur de la E-transformation de la santé. En tout cas c’est comme ça que j’ai voulu positionner la société que j’ai créée l’année dernière : 7C’S HEALTH.

Sept « C » pour reprendre des notions qui me semblent fondamentales dans les changements actuels en santé.

  • Continuum, pour décloisonner la santé et au plus proche du parcours patient
  • Convergence, pour insister sur l’importance de construire de solutions parfois en couplant plusieurs technologies ou expertises
  • Compliance car elle est essentielle dans notre secteur
  • Customer car j’ai toujours eu une orientation client très forte
  • Community, car je crois à la notion et à la force de la communauté
  • Communication, elle est essentielle en santé, elle doit être fiable et accessible à l’heure du web
  • Co-création car la santé de demain se construira à plusieurs ou ne se construira pas.

Enfin 7C’S HEALTH en anglais à la même sonorité que « Seven Seas » : les « Sept Mers ». Nous devons aujourd’hui dessiner les cartes de la santé de demain avec de nouveaux territoires et usages ouverts par les nouvelles technologies…

Ce sont les valeurs qui me guident pour accompagner mes clients et partenaires sur les missions et projets que je mène.

Ces convictions je les porte aussi au sein de quelques structures dont je fais aussi partie comme Medappcare sur l’évaluation des applications mobiles en santé avec David Sainati et Umanlife un carnet de santé 2.0 doublé d’un coach personnalisé fondée par Alexandre Plé.

Pour moi c’est important d’être au plus proche de l’opérationnel pour garder un esprit pragmatique sur les sujets E santé. Cela correspond aussi aux valeurs qui me sont chères comme l’amitié, le partage et le travail en équipe.

C’est d’ailleurs ce qui fait que j’ai rejoint le Club Digital Santé voilà près de 3 ans. J’en profite pour saluer ton rôle essentiel dans l’organisation du CDS et la qualité de chacun des « gentils organisateurs » du club…

Pharmageek m’apporte aussi de beaux moments et de belles rencontres.

 

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton blog Pharmageek?

L’histoire de Pharmageek a réellement démarré début 2012 avec le premier Scoop-it sur la E-santé.

Après 15 années passées dans l’industrie pharmaceutiques à des postes de direction commerciales, marketing/ventes ou supply chain, j’ai été confronté à ma deuxième fusion et mon premier plan social.

A 40 ans j’ai fait le constat que je ne voyais plus de clients, que je ne travaillais qu’à court terme, que le sens de ce que l’on me demandait était de plus en plus difficile à trouver y compris pour mon management et mes collègues ou collaborateurs et j’avais le sentiment que nous, industrie de santé, passions à côté de deux choses essentielles : le digital et le client.

J’ai donc choisi de partir et d’aller faire un MBA en E-business et en parallèle à cela je me suis intéressé à la e-santé et aux réseaux sociaux.

A l’époque je n’étais ni sur Facebook, ni sur Twitter…j’avais 26 contacts sur Linkedin…

Il faut dire qu’en plus de travailler beaucoup, j’ai trois enfants avec qui j’adore passer du temps.

J’ai plus de 23 000 followers désormais et près de 2500 contacts sur Linkedin…et j’en suis toujours le premier surpris.

Comme tu le sais j’ai commencé par la Curation. Du premier magazine sur scoop it, 14 autres sont venus le rejoindre accompagnant ainsi mon souhait de rendre le suivi plus simple pour les lecteurs et mieux structurer ainsi ma veille.

En 2013 je me suis rendu à la silicon valley pour rencontrer des startups e santé..c’est à ce moment là qu’est né Pharmageek.fr même si le blog était déjà créé depuis plusieurs mois.

(Pour info au mois de Juin prochain nous retournons à la SIlicon Valley avec un groupe pour une learning expedition Esanté de l’Atelier …j’avoue être impatient et je la recommande à tous ceux qui s’intéressent à la e santé…)

« J’avais des choses à dire. C’est surement prétentieux. Mais je ne voulais pas être qu’un « pousseur » d’informations. »

Mais je suis un blogueur irrégulier, relativement indiscipliné. C’est pour ça que je vais développer une partie « collectif » sur Pharmageek pour permettre à d’autres de publier du contenu via mes canaux et bénéficier ainsi de ma communauté.

Par ailleurs heureusement que @chanfimao (le formidable Chanfi Maoulida) m’aide sur la partie technique. Début 2015 le site a été hacké et nous avons du le fermer près de 2 semaines pour le remettre d’aplomb. J’ai aussi un groupe d’étudiants du MBA MCI qui travaille avec moi pour développer la prochaine version et mener à bien quelques projets que j’ai en tête.

Aujourd’hui entre Scoop it et Pharmageek on tend vers 60 000 pages vues/mois, près de 1500 abonnés sur les revues et 3 000 visiteurs uniques sur le site chaque mois.

logo_pharmageek_5001

Blogueur et observateur du digital santé depuis de nombreuses années, quel regard portes-tu sur la blogosphère santé ?

La blogosphère en elle même j’en pense le plus grand bien.

Si il s’agit de blogs, il y en a finalement peu. Toi bien sûr, Fabrice (Vezin) et quelques blogs d’entreprises comme Orange Healthcare ou Doctors 2.0 de Denise Silber…

Puis les blogueurs Anglo saxons… j’adore Andrew (Spong) ou Pharmaguy.

Mais concernant la e santé on tourne un peu en rond. Beaucoup d’autres acteurs arrivent et les think tanks, les incubateurs, les blogs vont se multiplier. J’ai peur que cela créé une lassitude ; un sentiment de mode ou d’habitude et que cela desserve finalement le sujet en lui même. Il en va de même des conférences ou des rendez vous sur le thème de la e-santé.

Mais à chacun d’en juger et de choisir les espaces qui lui semblent dignes d’intérêt…

 

Pour finir, comment vois-tu évoluer l’e-santé, et plus spécifiquement le digital santé, dans les années à venir en France ?

J’ai un peu répondu au dessus… mais j’ai conscience surtout que le « digital santé » regroupe une multitude d’activités et d’acteurs et que de l’aborder en global ne permettra pas d’avancer.

Pour les clients et partenaires que j’accompagne on travaille de plus en plus sur des solutions très ciblées répondant à un besoin précis et à la maturité de leur entreprise et de leurs cibles.

Ces derniers mois j’ai beaucoup accompagné sur des démarches vers les professionnels de santé et cela me semble essentiel. Il est très compliqué de lancer des solutions digitales vers, ou via, les professionnels de santé tant que leur maturité sur le sujet est aussi basse et hétérogène.

Beaucoup d’acteurs s’y mettent et cela me semble très important. J’interviens régulièrement lors de symposium médecins sur des sujets e-santé ou des programmes que j’appelle « Pathologie 2.0 ». Jai déjà exploré des thèmes comme Oncologie 2.0, Diabète 2.0, Psoriasis 2.0, SEP 2.0 ou les RIC.. à chaque fois j’apprends plein de choses des échanges avec les médecins tant hospitaliers que de ville et je vois combien ils sont curieux et en attente sur ces sujets.

J’ai appris de 10 ans à travailler dans une culture japonaise un dicton qui va très bien à la e santé :

« Quand tu vas dans un village, vis comme les villageois ».

Ce que je veux dire par là c’est que s’agissant de e-santé il faut que les acteurs adoptent les codes de la santé. La compliance bien sur, mais aussi le besoin de preuves et l’évaluation des solutions qui seront mises en place avec un très haut niveau d’exigence pour les accompagner.

Chacun pense ce qu’il veut de la pharma mais travailler dans un cadre réglementaire aussi strict et sur des produits aussi spécifiques est formateur. Ce n’est pas à toi que je vais apprendre ça.

Mais si nous voulons que la santé digitale avance il faut répondre aux besoins et aux usages des utilisateurs, des patients.

Il faut revoir complètement la culture des entreprises de santé, être plus orienté client et « designer » nos solutions pour et avec les utilisateurs.

C’est en cela que les big tech ont l’avantage, c’est dans leur ADN.

Concernant le cas spécifique de la France je pense que nous disposons d’un système précieux mais souffrons d’un mal majeur…le cloisonnement.

Je pense souvent à Alice au pays des merveilles quand je parle e-santé en France. :

« Vous voulez que je vous l’explique en plus compliqué ? »

Le mal Français est là. Mais nous avons de grands talents, de belles entreprises, des startups prometteuses.. .Il faut dans notre domaine aussi un choc de simplification.

A bon entendeur.

——————————

Les prochaines dates de Lionel :

  • 07 Mars : TedX Istec, keynote dans la tendance « La médecine des immortels »
  • 13 Mars : Journée de la Femme digitale, organisation et animation d’une table ronde sur « 2015, année du Uber de la santé ? »
  • 19 Mars : Matinée organisée par l’Atelier BNP Paribas, participation à la table ronde »Médecine prédictive : le soignant doit-il devenir un data scientist? »
  • 20 Mars : DII L’Industrie Pharma à l’ère digitale, intervention sur le thème : Nouveaux acteurs de la santé prédictive et de l’exploitation des données, les GAFAMS : concurrents ou partenaires ?
  • 21 Mars : Pharmagora, e-santé et les opportunités pour le pharmacien d’officine – keynote avec Umanlife et iHealth
  • 27/29 Mars : Hackathon e-santé – 48h pour innover au service des patients BeMyApp- NOVARTIS, membre du jury
  • 7 Avril : CCM Benchmark e-Santé 2015 – Nouvelles stratégies digitales – Introduction et animation de la table ronde « E-Santé et transformation digitales : les nouveaux enjeux »
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 6 570 autres abonnés