m-Santé : usage mobile des médecins en 2015

Dans le cadre de l’Observatoire des usages numériques en santé créé en 2012, en partenariat avec le Conseil National de l’Ordre des Médecins, Vidal publie les résultats de son 3ème baromètre sur l’usage mobile des médecins. Découverte.

observatoire-vidalCette nouvelle édition du baromètre sur l’utilisation des smartphones par les médecins a été réalisée en 2014 auprès de 2 154 médecins utilisateurs de smartphones (étude réalisée par questionnaire via e-mail). Plusieurs évolutions sont à observer par rapport aux deux éditions précédentes.

Les médecins utilisent de plus en plus leurs smartphones pour établir leur prescription

Les principaux résultats de cette nouvelle édition montrent notamment que les médecins utilisent de plus en plus  leur smartphone pour aller sur internet (94%), y compris en consultation (19%). Ils l’utilisent aussi de plus en plus pour établir leur prescription (64% en 2014, contre 34% seulement en 2012). Plus de la moitié d’entre eux (56%) souhaiteraient pouvoir disposer d’une fonctionnalité leur permettant d’accéder à leur logiciel médical.

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A l’inverse, les sites des institutions sont de moins en moins fréquentés (36% en 2014, contre 51% en 2012).

Près d’un médecin interrogé sur 4 (23%) consulte les réseaux sociaux à partir de son smartphone :  88% Facebook, 32% Twitter et 32% LinkedIn, en forte progression depuis 2012. Peu le font pendant la consultation (11%), et moins d’1 fois sur 2 pour échanger avec un confrère.

Applications mobiles : bases de données médicamenteuses toujours plébiscitées

Les médecins déclarent de plus en plus utiliser des applications médicales sur leur smartphone : 61% en 2014 vs 53% en 2012. Mais leurs usages semblent se modifier sensiblement : la plupart des applications citées dans l’Observatoire depuis 2012 (anatomie, données biologiques, équivalences étrangères, interactions médicamenteuses, actualités médicales) sont moins utilisées. Seules les applications «bases de données médicamenteuses» restent en progression sur 2 ans.

Pour le Dr Jean-Philippe Rivière (vidal.fr), « ce tassement est comparable à celui constaté il y a une dizaine d’années avec l’internet santé : après une phase initiale de curiosité, le grand public, puis les médecins, ont recentré leurs usages réguliers sur les sites correspondant à leurs besoins quotidiens d’outils et d’informations ».

smartphoneUne inquiétude sur la sécurisation des données

Plus d’un quart (27%) des médecins utilisateurs d’applications professionnelles s’inquiètent de la sécurisation de leurs données personnelles, quelle que soit l’application.

La plupart (86%) des médecins interrogés échangent fréquemment avec leurs confrères par mails. Près de la moitié (47%) utilisent une messagerie sécurisée. Le Dr Jacques Lucas (CNOM) relève qu’il « serait assez paradoxal que les médecins s’inquiètent de la sécurisation de leurs données personnelles et n’aient pas le même souci pour les données identifiantes de santé qui transitent par messagerie, c’est sans doute pour cela que près de la moitié d’entre eux utilisent maintenant des messageries sécurisées ».

Les médecins interrogés conseillent de plus en plus d’applications mobiles à leurs patients (17% en 2014, contre 8% en 2013), en particulier pour le suivi de la glycémie (19%), le suivi et des conseils nutritionnels (11%) et le suivi tensionnel (9%).

Source : Vidal

ZenBoa : bracelet pour créer du lien entre patient et services de santé

ZenBoa Solidaire propose un service accompagnant la communication entre professionnels de santé et particuliers, notamment en cas d’urgence : le bracelet ZenBoa. Présentation.

zenboaA l’origine de ce projet, un constat de la vie quotidienne par Anne-Julie Gilles en 2012. Mère de 3 enfants dont Adam, le cadet de 11 ans, est atteint d’une maladie orpheline. Une inquiétude s’est vite imposée : comment son fils serait-il pris en charge par les secours en cas d’urgence ? La complexité de son traitement et du protocole à suivre représentant un risque d’être mal transmis par elle-même ou toute personne accompagnant son enfant.

bracelets10Pour faire face à cette inquiétude, elle développe le bracelet ZenBoa, qui crée le lien entre le patient et les services de santé. L‘objectif de ces bracelets est de permettre à tous de partager ses informations essentielles même en situation d’urgence. Cette solution s’adresse à tous car on a tous un message à faire passer à ceux qui nous viennent en aide : besoin de communiquer des informations de santé ou un simple numéro de téléphone à contacter en cas d’urgence (sportifs, enfants, jeunes, participants aux festivals et grands regroupements).

L’idée est de gagner du temps et d’éviter une rupture de communication avec le personnel médical, même en cas d’inconscience, de confusion ou de panique.

Chaque bracelet ZenBoa est gravé d’un code unique. Ils permettent à chacun de créer sur www.zenboa.com un message au calme, si besoin aidé par son entourage ou son médecin. Particuliers et premiers secours : il suffit de transmettre le code unique du bracelet de la personne en difficulté au SAMU (15) ou de donner le bracelet à l’arrivée aux Urgences.

ZenBoa permet aux services de santé de consulter ce message créé avant la situation d’urgence. Les informations confidentielles des utilisateurs sont protégées, stockées par un hébergeur de données de santé agréé par le ministère de la Santé.

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Le porteur du bracelet ZenBoa prend en main sa sécurité en donnant un maximum d’informations pertinentes aux services de secours : allergies, diabète, pacemaker, hémophilie, épilepsie et traitements médicamenteux, antécédents médicaux, personne à contacter…

  • C’est la certitude pour les proches d’avoir toutes les informations essentielles en cas de besoin. Plus d’angoisse en essayant de se rappeler des noms ou dosages complexes.
  • Le médecin régulateur du SAMU, premier interlocuteur des particuliers comme des professionnels de l’urgence, a un accès immédiat et une vision globale du message de son patient. Il peut ainsi optimiser sa prise en charge.

Source : ZenBoa

L’Ordre des Médecins publie un livre blanc sur la santé connectée

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins a publié un livre blanc sur la santé connectée qui a vocation à enrichir le débat public. Présentation.

Livre-blanc-CNOMA l’occasion d’une Matinée-Débat le 03 février dernier à Paris sur « les enjeux de la santé connectée », le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) a présenté son nouveau livre blanc consacré à la santé connectée.

Le CNOM observe avec intérêt que le débat sur la santé connectée s’est ouvert à la CNIL, dans des cercles de réflexion consacrés au numérique, dans les institutions du monde de la santé et au sein même de la Commission européenne.

Ce livre blanc n’apporte pas des réponses péremptoires mais pose des interrogations éthiques et déontologiques dans l’accompagnement des évolutions de nos sociétés et y apporte des éléments de réflexion.

A travers ce document, le CNOM se prononce pour une régulation de la santé connectée mais pas restrictive. L’idée serait de pouvoir informer l’usager pour qu’il puisse s’y retrouver dans tous ces objets connectés et d’assurer la protection des données personnelles.

Dans ce livre blanc, le CNOM formule six recommandations :

  1. Définir le bon usage de la santé mobile au service de la relation patients-médecins
  2. Promouvoir une régulation adaptée, graduée et européenne
  3. Poursuivre l’évaluation scientifique
  4. Veiller à un usage éthique des technologies de santé connectée
  5. Développer la littérature numérique
  6. Engager une stratégie nationale de e-santé

Revivez le livetweet de la matinée-débat « Les enjeux de la santé connectée »

Source : Conseil National de l’Ordre des Médecins

Sur le même sujet :

Le LEEM lance un magazine de l’innovation consacré à l’e-santé

Les Entreprises du Médicament (Leem) lancent une nouvelle édition de leur Magazine de l’Innovation consacrée cette fois à l’e-santé. Présentation.

Pour informer le grand public sur les enjeux de la e-santé, la santé numérique et plus spécialement la santé connectée, Les Entreprises du Médicament (Leem) lance un nouveau numéro du Magazine de l’Innovation.

Au programme de ce 7ème numéro :

  • Bouleversements provoqués par la e-santé et les bénéfices pour le patient
  • Zoom sur les objets connectés, une véritable industrie en devenir
  • Projection sur la santé de demain

Avec les interventions de Benoît Thieulin (Directeur de la Netscouade et Président du Conseil National du Numérique), Catherine Cerisey (Co-fondatrice de Patients & Web et auteur du blog « Après mon cancer du sein »), Eric Carreel (Président fondateur de Withings) et moi-même.

Source : Les Entreprises du Médicament (Leem)

Le meilleur du digital santé de janvier 2015

Découvrez les dernières nouveautés du digital santé francophone au cours du mois de janvier 2015.

meilleur200Vous pouvez également retrouver toute cette veille et plus encore sur mes différents scoop it ! :

…et tous les autres canaux :


 

Nouveaux sites, blogs, contenus et campagnes web

 


 

M-santé

 


 

Santé connectée

 


 

Médias sociaux

 


 

E-santé

 


 

Big Data / Open Data

 


 

Club Digital Santé

 


 

Etudes, enquêtes & débats

 


 

Evènements

 

Si j’ai oublié quelques nouveautés, n’hésitez pas à m’en faire part…

A la découverte du Hacking Health Camp

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Hacking Health et Alsace Digitale organisent la 2ème édition du Hacking Health Camp en France en mars 2015 à Strasbourg. Interview avec l’un des organisateurs Sébastien Letélié.

Bonjour Sébastien. Vous organisez du 19 au 22 mars prochain la 2ème édition du Hacking Health Camp. Quels sont les objectifs de cet évènement ?

seb2L’innovation en santé passera par le numérique, c’est un fait, par contre les innovations n’auront de potentiel que si elles sont pensées et conçues en collaboration avec une grande diversités de compétences : professionnels de santé, patients, développeurs, hackers, makers, designers, entrepreneurs, industriels, institutions publics et privés de santé. Avec Hacking Health et Alsace Digitale nous cherchons donc à créer des espaces pour favoriser les rencontres de ces acteurs dans un contexte permettant à chacun de trouver sa place.

Le hackathon est un format idéal pour passer à l’action et concrétiser la collaboration et les idées. L’esprit du “hacker” (au sens bidouilleur du terme et non du pirate) existe aussi chez les professionnels de santé, avec cet évènement nous essayons de montrer les avantage de cette approche aux participants.

Par ailleurs le rôle des partenaires et notamment des sponsors (Allianz, iHealth, Sanofi, Samsung, …) sera important pour accompagner les projets et les aider à aller de l’idée à la commercialisation en les aidants à accéder au marché.

Quelles seront les points forts du programme et les grandes nouveautés de l’édition 2015 ?

Nous avons voulu cette année donner plus d’ampleur à l’évènement. Faire un hackathon à plus de 250 n’est pas pertinent car cela engendrerait trop de projet à faire passer le dimanche. Par contre un temps de “préparation” et d’échanges avant le hackathon nous a paru être un bon moyen de favoriser l’émergence des idées.

Le concept de cette année consiste en 3 phases :

  • s’inspirer : avec une journée de conférences visionnaires sur le futur de la santé par des personnalités internationalement reconnues (Future of Health) suivie d’une soirée dédiée aux startups du domaine de la santé en présence d’investisseurs. Une sélection de startups présenteront leurs idées sous forme de pitch. Le public pourra voter avec des billets de banque virtuels. Le gagnant étant celui qui aura levé le plus d’argent (Health Pitch Challenge).
  • apprendre : avec une journée de conférences et d’ateliers sur la production, la consommation et l’analyse de données de santé sur le plan technique, médical et légal (Health Data Day).
  • passer à l’action : avec le hackathon du vendredi soir au dimanche soir et où professionnels de santé, patients, hackers et designers se retrouveront en équipe pour co-créer des prototypes à partir de défis soumis avant l’évènement (Health Hackathon).

De plus l’évènement sera international et accueillera des speakers et des participants venus du monde entier et plus particulièrement d’Europe. Il est pour nous indispensable de confronter ses idées et de collaborer au delà de nos frontières, seul moyen de créer des projets ambitieux qui adresseront des marchés les plus larges possibles.

Nous avons cette année un partenariat avec plusieurs acteurs européen qui nous aide à orienter les défis vers les besoins insatisfaits en santé en Europe. L’idée est d’avoir des projets ciblant des marchés identifiés pour leur donner un maximum de potentiel de réussite.

HackingHealthCamp

La première édition a été un franc succès. Qu’avez-vous retiré de cette expérience ?

En lançant l’idée du hackathon il y a plus d’un an, je pensais faire un évènement modeste ou l’on aurait pu être 100 au maximun. Au final 200 personnes sont venus de toute la france. Nous avons rencontré un fort enthousiasme avec des gens qui  voulaient contribuer à l’amélioration de la santé et entreprendre. Après l’évènement l’enthousiasme était d’autant plus fort et nous ne pouvions pas imaginer en rester là. Il est un fait que ce secteur va vivre des changements fondamentaux dans les prochaines années et il faut amener ces changements de la manière la plus efficace possible en commençant par collaborer.

L’évènement a permis à tous les participants de faire des rencontres intéressantes et qui ont abouti à des collaborations et dans certains cas à des contrats. Finalement au delà des projets et des idées c’est avant tout la communauté qui se crée autour de l’évènement qui est le plus intéressant pour les participants ainsi que la capacité à évaluer le product/market fit des idées échangées.

HH-support

Le thème de cette édition est consacré au Big Data et son impact sur le secteur de la santé. En tant qu’observateur de l’e-santé, quel est ton opinion sur le sujet ?

Le BigData est un mot très utilisé en ce moment mais finalement qu’est ce que le BigData au delà de l’accumulation d’un très grand nombre de données ? Que fait on de ces données et à quoi servent elles, c’est toute les questions auxquelles il faut encore répondre.

Il est vrai que les grandes entreprises américaines ont pris une avance considérable dans ce domaine en terme de stockage et de traitement mais finalement pour l’instant qu’est ce qu’il en est en terme d’innovation en santé ?

Watson aura beau être capable de répondre à vos questions à la place du médecin encore faudra t-il lui poser la bonne question.

Mon sentiment est que ces données ne seront utiles que si elles sont exploitées dans le cadre de projet bien construit et pensés pour réduire le coûts et améliorer la santé et que cela ne sera pertinent que si ces projet sont issues d’une collaboration.

N’oublions pas que l’enjeu fondamental reste le business model : qui paye ? Le BigData va amener la mise en oeuvre de nouveaux business model qui vont créer une rupture dans ce secteur. Nous pouvons tous y contribuer et en commençant par venir à l’évènement bien sûr.

Informations et inscriptions sur le Hacking Health Camp

Buzz e-santé est partenaire de Hacking Health Camp.

Infographie : les cardiologues face au digital

Le CESSIM a publié, en partenariat avec Ipsos, les résultats de son baromètre annuel sur les usages digitaux des professionnels de santé. Focus sur les cardiologues en infographie.

La nouvelle édition du baromètre numérique du Cessim (Centre d’Etudes Sur les Supports de l’Information Médicale), diffusée en décembre dernier, a montré que le digital gagne du terrain au sein du corps médical. Parmi ces professionnels de santé, les cardiologues entrent progressivement dans l’ère digitale.

Principaux résultats de ce baromètre concernant les cardiologues en infographie :

Cessim

Source :  Cessim (Centre d’Etudes Sur les Supports de l’Information Médicale)

 

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