Lancement du Tour de France du Numérique pour la Santé

L’association FORMATIC Santé  organise le Tour de France du Numérique pour la Santé, sous forme d’étapes régionales pour valoriser les initiatives des professionnels en régions. Présentation

Le Tour de France du Numérique pour la santé a pour objectif de valoriser les initiatives des professionnels en Régions. Il se déroulera sous forme d’étapes régionales ou inter-régionales organisées  au cours du dernier trimestre 2014 et jusqu’en Janvier 2015. Le sprint final et l’arrivée du Tour de France auront lieu à l’occasion du Colloque TIC Santé 2015 en février 2015.

tourdefrancenumeriquesante.frLe but de cette initiative est de soutenir des projets visant à :

  • améliorer la qualité des prestations, des parcours de soins et l’éducation thérapeutique des personnes soignées, au sein des structures sanitaires et médico-sociales par l’usage du numérique
  • favoriser l’accès aux connaissances et le développement des compétences numériques des acteurs de santé en formation initiale ou continue
  • améliorer la qualité des prestations et dispositifs de formation initiale des étudiants et le développement professionnel continue de personnels de santé par le numérique

Les jurys constitués en Régions retiendront à chaque étape 4 catégories de projets :

  • projets favorisant l’accompagnement des équipes et le bon usage du numérique au service des patients
  • projets visant l’éducation à la santé ou l’éducation thérapeutique des patients
  • projet de formation et d’accompagnement des professionnels de santé visant le développement de compétences compétences numériques dans le cadre de la formation continue et du DPC (Développement Professionnel Continue
  • projets visant le développement des compétences numériques et la professionnalisation des étudiants du secteur santé en formation initiale

Pour tout savoir sur ce Tour de France du Numérique pour la Santé (programme, calendrier, étapes…), consultez le site tourdefrancenumeriquesante.fr.

Pour rappel, l’association FORMATIC Santé a pour mission de promouvoir et développer l’usage des TIC au service des soins et de la formation des professionnels de santé. Pionnière dans le secteur de la santé, elle anime un réseau d’échanges et un site portail d’informations sur les usages des TIC et développe des actions pour promouvoir le développement des compétences numériques des professionnels du secteur santé.

Source : FORMATIC Santé

A la rencontre d’Adam Selamnia

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France. Aujourd’hui, partons à la rencontre d’Adam SELAMNIA, co-fondateur de e-Health Services.

Photo AMSBonjour Adam. Peux-tu te présenter brièvement ?

Bien sûr Rémy ! Tout d’abord merci pour cette proposition. Scientifique de formation, je suis entrepreneur depuis près de 15 ans. Après près de 8 ans passé dans le développement international pharmaceutique et depuis 2008, je me suis consacré progressivement à l’e-santé pour arriver à la création avec Hervé SERVY de notre start-up e-Health services qui développe notamment le service Sanoia.com. En fait, ma première expérience en e-santé remonte en 1997, soit près de 10 ans auparavant, avec la création d’un portail santé en Algérie avec amis algériens dont la plupart sont aujourd’hui en poste à l’OMS à Genève ou en Afrique.

Peux-tu nous dire quelques mots sur Sanoia ?

Il s’agit d’un service gratuit et sécurisé qui permet de suivre sa santé, stocker ses données essentielles, et contribuer à la recherche médicale. Concrètement, quand on est atteint d’une maladie chronique -comme 15 millions de français- on peut par exemple, s’évaluer selon des scores validés, puis, partager ces données avec son médecin pour optimiser son temps de consultation et éclairer ses décisions. Enfin, car on ne choisit pas quand on tombe malade, on peut accéder à ses données en 5 Langues en 2 clics.

Nous développons des modules spécifiques à certaines pathologies en collaboration avec des sociétés savantes comme la Société Française de Rhumatologie (SFR) ou le Groupe d’Étude Thérapeutique des Affections Inflammatoires du Tube Digestif ou avec des Associations de Patients comme l’AFLAR (Affections Rhumatismales), l’ANDAR (Polyarthrite Rhumatoïde) ou encore l’AFA (Maladies Chroniques inflammatoires intestinales).

Ces développements nous ont permis de réaliser plusieurs publications dans des congrès nationaux ou internationaux.

Observateur de l’e-santé depuis de nombreuses années, quel regard portes-tu sur l’émergence de nombreuses start up ces derniers mois ?

A l’échelle internationale, l’e-santé bénéficie actuellement d’une dynamique sans pareil avec comme souvent les USA en pointe. En Europe, nous ne sommes pas particulièrement en retard par rapport aux américains et ce serait même le contraire sur les questions de vie privée. A ce titre, l’actualité parle pour nous puisque Apple a fait savoir avant même sa commercialisation que les données de santé qui seront issues de son programme HealthKit ne pourraient être stockées par ses partenaires développeurs. En revanche Apple ne s’est pas privé d’initier des partenariats avec de grands assureurs aux USA…. Il est évident qu’Apple cherche à protéger ses données et peut-être à éviter qu’elles ne tombent dans les mains par exemple d’un Google qui aurait de quoi les rapprocher des données dont il dispose déjà pour une grande partie d’entre nous …

De nombreuses start-up sont plutôt positionnées dans le bien-être et hésitent à franchir le Rubicon qui les séparent de la santé, tant ce domaine est fortement encadré sur le plan réglementaire et nécessite des connaissances pointues.

Dans les faits, il y a pour moi deux mondes complémentaires. Le premier est celui de ceux oeuvrant dans le domaine médical avec des produits et services impliquant d’une manière ou d’une autre les professionnels de santé. Le second, celui du bien-être voir du fitness s’adressant au grand public, souvent porté par des effets de modes et fortement compétitif, plus risqué mais plus ouvert. On a donc vu ces derniers mois beaucoup de start-ups s’engouffrer dans ce second marché avec l’arrivée à maturité de technologies notamment mobiles. Il est fort probable qu’une large part d’entre elles ne soit plus là d’ici à la fin de cette décennie pour ne pas dire bien avant.

Pour finir, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France ?

La France se caractérise par une combinaison de quatre points majeurs qui en font un pays très particulier. En premier, son système de couverture sociale qui créé et c’est une chance pour nous un rapport distant entre l’acte médical et la paiement, donnant parfois l’illusion d’une gratuité aux usagers. En second, nous avons l’un des cadres réglementaires les plus stricts avec nos voisins allemands. Il est clair que les initiatives qui ne prennent pas en compte ces particularités, pour faire de ces contraintes une force, sont vouées à un avenir incertain. Nous l’avons récemment vu avec la levée de bouclier des associations de patients qui dénonçaient des approches ostensiblement mercantiles. Les troisièmes et quatrièmes points sont une transition démographique favorisant la demande de nouveaux services et enfin forte pénétration de l’Internet et du mobile produisant parmi les coûts d’accès les plus bas d’Europe.

Fort heureusement, nous avons en France, un écosystème dynamique et nous le savons bien tous deux pour avoir vu de nombreux projets naître depuis la création de la communauté #hcsmeufr devenue le Club Digital Santé.

On a récemment vu de nombreux groupes français se lancer dans ce marché comme Terraillon, SEB ou encore Décathlon du groupe Auchan. J’aurai aimé effectivement qu’ils en profitent aussi pour soutenir cet écosystème à l’image de ce qui se fait outre-Atlantique.

Il y a je crois un avenir radieux dans la rencontre de ces deux mondes et pour tous ceux qui veulent accompagner nos concitoyens et ces professionnels désireux de se retrouver dans une médecine participative respectueuse des aspirations et des équilibres de leur relation et des comptes publics.

Pour aller plus loin : www.sanoia.com ; @mselamnia

Le Leem lance la plateforme d’échange Talents de patients

Pour recueillir et rendre visible la diversité des témoignages de patients et leur inventivité, Les Entreprises du Médicament (Leem) ouvre une plateforme d’échange : Talents de patients.

Pour faire place à l’imagination et à la liberté, le Leem lance la plateforme web « Talents de patients » destinée  à recueillir les témoignages de patients sous toutes leurs formes, des plus classiques aux plus avant-gardistes : manuscrits, vidéos, photos, poèmes, romans graphiques, journaux de bord, blogs, chansons….

Cettte plateforme d’échange, disponible à l’adresse www.parolesdepatients.org, offre la possibilité de poster des témoignages entre le 10 septembre et le 10 octobre 2014 pour concourir à la première édition du Prix « Talents de patients ». Celui-ci récompensera un auteur pour l’originalité de sa démarche, sa sensibilité, son humour, sa capacité de transmission et sa force de conviction.

ParolesdePatients

Cancer, sclérose en plaques, autisme, dépression… toutes ces maladies dont on a longtemps tu le nom, sont de plus en plus sources d’inspiration pour des œuvres littéraires, cinématographiques ou des expositions. Il est en effet aujourd’hui possible de parler ouvertement de sa maladie, de la dessiner, de la filmer… C’est cette expression libérée que le Leem consacre. Elle a valeur d’exemple et de réflexion humaniste, et elle a contribué à changer le regard sur la maladie en général, la souffrance et le vécu des patients en particulier.

Pour rappel, depuis 2008 le Leem distingue chaque année, au travers du Prix « Paroles de patients », un ouvrage écrit par des malades ou leurs proches, témoignant de leurs combats contre la maladie. Le prix « Talents de patients » vient compléter la place que donne le Leem à l’expression des malades et de leur entourage. Ces deux prix seront remis, le 22 octobre prochain lors d’une soirée réunissant les patients, leurs associations, les professionnels de santé et les membres des jurys.

Source : Les Entreprises du Médicament (Leem)

Samsung lance Backup Memory project pour lutter contre la maladie d’Alzheimer

Le géant coréen Samsung se lance dans le domaine de la santé avec une application pour lutter contre la maladie d’Alzheimer : Backup Memory project.

Pour aider à lutter contre la maladie d’Alzheimer, Samsung lance Backup Memory Project, une application mobile dédiée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ainsi qu’à leurs proches. L’objectif est de mettre la technologie au service de la stimulation mentale pour ralentir la progression de la maladie et travailler la mémoire.

Capturealzh

Cette application se positionne comme un assistant mémoire permettant de lier patients et proches. Via le système de géolocalisation de son téléphone, l’application permet d’identifier quand quelqu’un de familier approche de la personne atteinte de la maladie et lance une alerte . Pour chaque proche, une fiche descriptive présente le lien entre la patient et cette personne à l’autre, avec des photos, des vidéos préenregistrées. Pour résumer, en temps réel, le malade va pouvoir se rappeler de l’identité de la personne qui se situe dans son entourage physique grâce à des notifications reçues instantanément.

Cette application se veut une thérapie non-médicamenteuse permettant de maintenir le lien social des malades Alzheimer et de participer à ralentir le déclin cognitif en stimulant leur mémoire.

Présentation en vidéo :

Source : Samsung

A la rencontre d’Evelyne Pierron

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre d’Evelyne Pierron, consultante pharmacovigilance et créatrice de la plateforme pharmacovigilancepourtous.fr.

evepieBonjour Evelyne. Peux-tu te présenter brièvement ?

Bonjour Remy, un grand merci tout d’abord de t’intéresser à mes activités et de me donner l’opportunité de parler d’une de mes passions la pharmacovigilance. Médecin urgentiste de formation, j’ai commencé la pharmacovigilance tout à fait par hasard il y a 20 ans en assurant des vacations au Centre Régional de Pharmacovigilance de Paris Fernand Widal, puis j’ai travaillé pendant 8 ans à l’Agence du Médicament, l’Afssaps en pharmacovigilance et en biovigilance, en tant qu’expert national et européen à l’agence Européenne (EMA). Depuis 10 ans maintenant, j’ai créé ma société (Evelyne PIERRON Consultants) dédiée à la pharmacovigilance et aux Affaires Réglementaires et j’aide les laboratoires pharmaceutiques à répondre à leurs obligations en matière de pharmacovigilance.

Quel est limpact du digital sur la pharmacovigilance ?

La pharmacovigilance est une très vieille dame comme nous aimons le dire dans le milieu, dont la difficulté aujourd’hui bien évidemment pour elle est de s’adapter le mieux possible aux évolutions technologiques. Dans ce contexte, la transmission électronique des effets indésirables aux autorités de santé a été le premier gros impact sur le système européen de pharmacovigilance même si les Etats Unis (FDA) et le Royaume Uni (MHRA) avaient déjà pris de l’avance sur ce terrain et intégré depuis longtemps la déclaration en ligne auprès des industriels et des professionnels de santé. En France, nous avons pris énormément de retard mais la déclaration en ligne est désormais possible depuis la fin de l’année 2013, même reste un dispositif peu connu du grand public et considéré encore comme lourd par les professionnels de santé. Des sociétés ont compris le marché (Drugee, EveDrug) et développent des outils (service sécurisé de notification en ligne, applications mobiles) qui facilitent la collecte et la déclaration des effets indésirables.

L’autre gros impact en pharmacovigilance est l’arrivée de nouvelles sources d’informations telles que les forums de discussion patient, blogs, réseaux sociaux (Facebook, Twitter), moteurs de recherche et forums internet spécialisés, identifiées comme possible sources complémentaires dans le processus de surveillance des effets indésirables et une mine infinie de renseignements à explorer. Être à l’écoute des réseaux sociaux pourrait permettre de détecter des signaux faibles. La encore, des sociétés arrivent sur le marché (Kappa Santé, Digimind, LexisNexis…) et proposent des solutions aux laboratoires pharmaceutiques pour gérer ces données.

L’ANSM a également retenu un projet dans ce sens l’année dernière et au niveau européen, un gros projet est en cours (Innovative Medicines Initiative) pour intégrer les réseaux sociaux dans la détection de signal et dans le dispositif d’identification des effets indésirables.

Les publications scientifiques vont également dans le même sens en voyant le numérique comme un réel outil de santé publique.

Tu as récemment lancé la plateforme pharmacovigilancepourtous.fr. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

PharmacoVigilance Pour Tous est né il y a environ  deux ans d’abord sous la forme de Scoopit, outil de curation, permettant de sélectionner les articles relatifs à la pharmacovigilance ( alerte, recommandations, retrait du marché etc…) et au médicament issus des sites de la presse grand public ou spécialisée, des sites  institutionnels (ANSM, HAS, Ministère de la Santé…) et de les diffuser sur les réseaux sociaux notamment Twitter. Aujourd’hui, j’ai souhaité transformer cette veille en un site « PharmacoVigilance Pour Tous  » qui n’a pas la prétention de se substituer aux sites institutionnels, ni de tout révéler sur la pharmacovigilance mais plutôt de le voir comme un site informatif à l’attention des professionnels de santé et des usagers. Je souhaite le faire évoluer avec des podcasts, et des interviews tout comme tu le fais des acteurs du système de santé. L’idée est d’en faire un site vivant où les acteurs, notamment les patients et les professionnels de santé s’y retrouvent.

Ce site Pharmacovigilance Pour Tous est aussi le fruit d’une rencontre inattendue avec un autre passionné de réalisation de projets digitaux, Chanfi Maoulida (Hopitalweb 2.0). Nous avons des points communs: scientifique, monde de la santé  et réseaux sociaux.

C’est une plateforme ne bénéficiant d’aucune subvention, gratuite et accessible à tous.

pharmacovigilancepourtous.fr

Observatrice de le-santé en France depuis de nombreuses années, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France ?

La révolution est en marche c’est indubitable et l’impulsion est d’autant plus marquée avec un acteur de santé de plus en plus présent, au cœur du dispositif: le patient. Toutes les enquêtes menées le confirment, qu’un internaute sur 2 recherche une information santé sur le Web. Les politiques de santé publique amorcent ce virage avec difficulté mais devront prendre en compte l’essor et la puissance de toutes ces nouvelles technologies pour améliorer la gestion des risques et la sécurité des patients. Les industriels ont déjà pris conscience de l’impact digital et s’organisent. L’environnement réglementaire doit évoluer afin de définir une véritable stratégie digitale des acteurs impliqués (autorités de santé, société prestataire, laboratoire).

Pour aller plus loin :  @PharmaVig, www.epconsultantsonline.fr , @EVEPIE

Pharmacovigilance : plateforme de déclaration des effets indésirables en Ile-de-France

Une nouvelle plateforme web pour simplifier et encourager la déclaration des effets indésirables des médicaments par les professionnels de santé et le grand public a été lancée en Ile-de-France : pharmacovigilance-iledefrance.fr. Présentation.

Intégré dans le dispositif national de pharmacovigilance, le site  www.pharmacovigilance-iledefrance.fr est animé par la coordination des 6 centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) d’Ile de France (Cochin, Saint Antoine, Henri Mondor, Fernand Widal, Georges Pompidou, Pitié Salpétrière).

L’objectif de cette plateforme est d’assurer :

  • le recueil et l’évaluation des effets indésirables émanant des patients et des professionnels de santé, et de les transmettre à l’Agence National de Sécurité des Médicaments (ANSM).
  • une mission d’information en matière de pharmacovigilance, notamment en renseignant les professionnels de santé et les patients et en faisant remonter les informations portées à leur connaissance au niveau de l’ANSM (usage abusif, mésusage, produit défectueux…).

Pharmaco-IDF

Un formulaire en ligne permet de compléter directement la déclaration d’effet indésirable. Des informations (alertes, brèves) sur le médicament sont également  disponibles. Dans l’espace grand public, le patient à la possibilité de poser des questions. Un professionnel de santé répondra, pour des raisons de confidentialités par téléphone, par courrier ou par fax.

Source : CRPV

Le meilleur du digital santé de l’été 2014 (juillet/août)

Découvrez les dernières nouveautés du digital santé francophone au cours des mois de juillet et août 2014.

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