Carmelia : application pour accompagner les patients atteints de MICI

Le laboratoire AbbVie lance un nouvel outil e-santé à destination des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et de leurs professionnels de santé : Carmelia. Découverte.

A l’occasion des JFHOD (Journées Francophones d’Hépato-gastroentérologie et d’Oncologie Digestive) qui se sont déroulées du 19 au 22 mars, le laboratoire AbbVie lance un nouvel outil e-santé : Carmelia (CARnet MEdical de LIAison) pour permettre aux patients atteints de Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI) de saisir les données relatives à leur état de santé et de suivre leur évolution, tout en restant connectés avec les professionnels de santé de leur choix.

Un outil spécifiquement conçu pour les patients atteints de MICI

CarmeliaLes patients atteints de MICI sont souvent demandeurs d’outils leur permettant de suivre leur état en dehors des consultations médicales. L’application gratuite Carmelia, développée avec le soutien d’un comité d’experts scientifiques et de l’Association François Aupetit, fournit au patient un outil lui permettant de participer activement au suivi de sa pathologie et à l’observance de son traitement. S’il le souhaite, le patient peut également partager ses données avec les professionnels de santé participant à sa prise en charge, en autorisant au cas par cas l’accès à ses données.

Cet outil propose plusieurs fonctionnalités destinées aux patients :

  • Journal : permet d’enregistrer très simplement les symptômes liés à sa maladie tels que fatigue, douleurs abdominales, fièvre et selles et de saisir l’impact de la maladie sur sa vie quotidienne, son sommeil et son activité sportive
  • Evolution : offre la possibilité de visualiser l’évolution de son état de santé, sous forme de graphiques basés sur les symptômes enregistrés dans la rubrique « Mon journal »
  • Agenda : programmation d’alertes et enregistrement des évènements liés à sa maladie dans la rubrique

apple store &   Android app on Google Play

Un portail web dédié aux professionnels de santé pour contribuer à un suivi au plus près des patients atteints de MICI

CarmeliaL’outil Carmelia permet de contribuer à un meilleur suivi des patients atteints de MICI, grâce à l’application mobile destinée aux patients.

Le patient a également la possibilité de partager avec le professionnel de santé de son choix (gastro-entérologue, médecin généraliste, pharmacien…) les données qu’il aura renseignées et qu’il souhaite lui communiquer, en dehors des consultations. Le professionnel devra alors créer son espace via le portail web sécurisé dédié avant de pouvoir accéder aux données partagées par le patient.

Patients et professionnels de santé peuvent également saisir des notes personnelles afin de préparer leurs échanges lors de leur prochaine consultation. Les données de santé à caractère personnel traitées dans le cadre de l’utilisation de Carmelia ont fait l’objet de formalité auprès de la CNIL.

Découverte en vidéo :

video-carmelia

Source : Abbvie

Enquête : les Français et la santé connectée

Le portail de vente en ligne de produits de santé 1001Pharmacies.com a lancé un sondage auprès des Français sur leur ressenti face à objets connectés dans le domaine de la santé. Découverte.

santeconnecteeLe marché des objets connectés est en pleine expansion et le domaine de la santé est un champs de développement immense. Pour connaître les ressentis des Français face au développement de la santé connectée, le site 1001Pharmacies.com a lancé un sondage auprès de ses visiteurs*.

Pour Cédric O’Neill, Pharmacien et co-fondateur de 1001Pharmacies.com, « de plus en plus d’objets sont connectés à notre corps. Ces produits s’immiscent dans notre quotidien, avec pour objectif principal d’améliorer notre santé : pour garder la forme, pour améliorer ses performances, pour prévenir des maladies, pour diagnostiquer l’arrivée précoce de pathologies, etc. Pour l’instant, ces objets sont encore très peu utilisés, notamment à cause de leurs prix prohibitifs. Cependant, énormément de développements sont réalisés, et l’engouement qu’ils suscitent pousse à croire qu’ils deviendront rapidement indispensables aux utilisateurs. Mais que pensent vraiment les consommateurs de ces innovations technologiques ?».

Avec 99% de personnes intéressées par ces objets connectés, inutile de se poser la question de leur appétence pour ces nouveaux produits.  L’utilisation potentielle de ces derniers, quant à elle, diverge considérablement en fonction des personnes. Deux grandes tendances ressortent : le suivi des activités sportives et des performances, ainsi que la prévention de certaines maladies intéressent tous deux prioritairement 65% des personnes interrogées. Le suivi de la qualité du sommeil et le diagnostic de certaines pathologies, quant à eux, attireraient une personne sur deux.

Utilisation des objets connectés :

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Pour le suivi de certains paramètres biologiques et la prévention de maladies, les sondés restent cependant très réfractaires à l’autorisation d’implants de dispositifs médicaux. Ainsi, seulement 12% seraient prêts à accepter l’implantation d’une puce qui mesurerait les principaux paramètres biologiques nécessaires au pronostic de certaines maladies. Cependant, 49% accepteraient tout de même de le faire, en cas de réelle nécessité et sur prescription d’un médecin.

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Inquiétude autour des données de santé

Le développement de ces objets connectés soulève de nouvelles problématiques quant à la sécurité des données récoltées. En effet, un réel problème éthique se pose sur la gestion de toutes ces données. Car si elles peuvent être analysées pour améliorer la compréhension de certaines maladies, des personnes mal attentionnées peuvent également s’en servir à mauvais escient et être la cause de discriminations. Un trouble qui inquiète près de 70% des sondés.

Top des objets de santé connectée

Parmi les univers qui sont plébiscités par les consommateurs d’objets connectés, 5 catégories arrivent en tête : coach d’activité physique, auto-mesure de la tension artérielle, surveillance du bébé, suivi du sommeil et poids.

  1. Coach d’activité physique
  2. Auto-mesure tension artérielle
  3. Surveillance Bébé

Les bracelets ou montres qui mesurent l’activité physique sont aujourd’hui les objets connectés les plus demandés par les consommateurs. En santé, plus d’1 objet connecté sur 3 vendu est un «coach» mesurant l’activité physique et les performances. Ces objets permettent de mesurer le nombre de pas effectués par l’utilisateur, les distances parcourues, les calories brûlées ou encore les pulsations cardiaques. Certains permettent aussi  d’analyser la qualité du sommeil et de faire office de réveil.

*Méthodologie : Enquête basée sur l’analyse des comportements de 800.000 visiteurs uniques sur internet sur le site 1001Pharmacies du 1er janvier au 15 mars 2015, et sur un échantillon de 200 personnes hors Web représentatives de la population française âgées de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région des personnes interviewées.

Source : 1001Pharmacies.com

Conférence : La Simulation Numérique au service du patient

L’agence Interaction Healthcare organise la deuxième édition de sa conférence sur la simulation numérique en santé : #Sim4Health. Buzz E-santé est partenaire de l’évènement. Présentation.

Le département de « Simulation numérique en santé » de Interaction Healthcare, avec le soutien de la société savante, SoFraSimS  (Société Francophone de Simulation en Santé) organise  le jeudi 9 avril 2015 la deuxième édition de #Sim4Health, la conférence sur la simulation numérique en santé.

L’occasion de découvrir les retours d’expérience de laboratoires pharmaceutiques, de centres de simulation et les témoignages de professionnels de santé sur ces nouvelles pratiques de formation.

sim4health-2015

Un programme riche

8h30 – 9h30 : Petit déjeuner d’accueil & Visite du showroom
9h30 – 11h45 : Programme de la conférence

Les tendances et le marché de la simulation numérique en santé : 

  • Etat des lieux, vision des acteurs de santé, tendances internationales.
Retours d’expériences sur les usages de la simulation numérique par plus de 14 000 professionnels de santé dans le monde :
  • Cas cliniques d’urgence en temps réel : vers une amélioration de la prise en charge.
  • Impacts de la simulation numérique dans la relation médecin / patient.
  • Focus sur les initiatives au Canada.
  • Le regard des patients en santé sur la simulation numérique.

Perspectives d’avenir :

  • Les nouveaux usages en formation initiale.
  • Présentation de projets innovants d’outils de e-formation et de simulation numérique en santé.
  • Dispositifs médicaux et simulation numérique : un véritable enjeu pour le patient.
  • Le potentiel de la simulation numérique en santé en France et à l’international.

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De nombreux intervenants

Différents intervenants de qualité contribueront aux différentes conférences :

  • Professeur Jean Claude Granry : Président de la société savante SofraSims ( société francophone de simulation en santé) et chef du Pôle anesthésie-réanimation et médecine d’urgence du CHU d’Angers. Co-rédacteur du rapport de la haute Autorité de Santé sur la simulation (Janvier 2012).
  • Yvanie Caillé : Fondatrice de Renaloo / Patiente Experte
  • Professeur Patrick Dehail : Vice-Doyen de la Faculté de médecine – Université de Bordeaux. Chef de service de
    MPR – Pôle de Neurosciences Cliniques CHU de Bordeaux.
  • Docteur Antonia Blanié : Anesthésiste-réanimateur au CHU Bicêtre. Responsable scientifique et pédagogique
    au Centre de simulation LabForSIMS de la Faculté de Médecine Paris Sud.
  • Christophe Couvreur: Directeur de programme, e-santé, GCS DSISIF.
  • Chloé Wozniak : Chargée de mission, e-santé, GCS DSISIF.
  • Pierre Philip : Directeur SANPSY, PU-PH « Sommeil, Attention et Neuropsychiatrie ».
  • Benjamin Sarda : Directeur marketing Orange Healthcare.
  • Philippe Lépinard (PhD) : Pilote d’hélicoptère dans l’armée de terre, docteur en sciences de la gestion et
    passionné par les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE). Animateur du groupe de travail « Simulation, apprentissage et formation ».
  • Christelle Ayache : Responsable du marché « Santé & Bien être du pôle de compétitivité, Cap Digital.
  • Jérôme Leleu : Fondateur et président de Interaction Healthcare.
  • Régis Caillat Grenier : Directeur du département de Simulation Digitale Santé – Interaction Healthcare.
  • Dominique Debay : CEO – Interaction Healthcare Canada.
  • Nathalie Pierard : Consultante e-santé – Interaction Healthcare
  • Sophie Campion : Chef de projet – Interaction Healthcare
  • Caroline Simonpietri : Chargée d’études socio-anthropologiques – Interaction Healthcare

Informations pratiques

Rendez-vous le jeudi 9 avril 2015 aux Jardins de l’Innovation chez Orange Healthcare, 38-40 rue du Général Leclerc
à Issy les Moulineaux.

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Buzz E-santé est partenaire média de cet évènement

INFOGRAPHIE IH SIM4HEALTH2 V3

A la rencontre de Laurent Mignon

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre de Laurent Mignon, Directeur Associé de l’agence LauMa communication.

Laurent MignonBonjour Laurent. Peux-tu te présenter brièvement ?

Bonjour Rémy. Tout d’abord merci pour cette invitation sur ton blog. Je co-dirige LauMa communication, une agence de relations aux publics. J’ai créé celle-ci, il y a déjà un peu plus de 4 ans, avec Emmanuelle Klein. LauMa a pour particularité d’avoir, depuis sa création, une forte activité en santé (70 % à 80 %) dont la moitié en e-santé.

A titre personnel, et en dehors d’être un accro des technologies médicales et de la e-santé au sens le plus large du terme (du très haut débit en santé au site Internet santé, en passant par les télémédecine, la simulation, les objets et applications mobiles de santé…), je suis Vice-Président du collège agences et prestataires de services de l’association Isidore Santé (http://isidore-sante.fr) et membre de la commission services du pôle de compétitivité Cap Digital (www.capdigital.com), où j’évalue des projets en e-santé.

Avec LauMa Communication vous accompagnez différents acteurs du monde de la santé. Quels sont aujourd’hui les acteurs les plus « digitaux » ?

Bien évidemment les start-ups puisqu’elles sont nées avec le digital, puis les entreprises du dispositif médical implantable, de l’imagerie… pour qui la e-santé fait partie de leur ADN – d’ailleurs, il est à noter que la plupart d’entre elles ne parlent pas d’e-santé, de santé connectée ni même de médecine connectée mais tout simplement de santé – puis les entreprises du médicaments qui commencent à entrevoir les possibilités du digital en santé sans toutefois en prendre tout à fait la mesure à l’exception de quelques acteurs spécifiques.

De fait, le digital en santé, ce n’est pas de la communication. Ça doit être pensé comme un produit ou service donc servir un objectif précis en lien avec l’utilisateur de ce produit ou service.

J’allais oublier, dans mon classement, les associations de patients. Regardez de près, vous verrez que nombre d’entres elles ont pris la mesure du digital en santé et que de très bonnes idées sont en train d’éclore de ce côté. Je les situerais donc entre les entreprises de technologies médicales et les laboratoires pharmaceutiques. De fait, si elles avaient les moyens de ces derniers, je pense que la France aurait rattrapé son retard en e-santé depuis longtemps.

Quel est l’impact du digital aujourd’hui dans la communication santé ?

Sur le versant communication, il faut différencier deux domaines. La communication digitale au service de produits, traitements, médicaments… et la communication du changement de comportement en santé.

Dans le premier cas, le digital est à la fois un mode d’action et un / des médias. Sur ce point de nombreux acteurs, comme dans d’autres domaines économiques, utilisent cette possibilité mais, notamment les entreprises de santé – laboratoires pharmaceutiques ou entreprises de technologies médicales, adressent encore peu les possibilités des médias sociaux digitaux.

Pour le second domaine, celui du changement de comportement en santé, les initiatives proviennent essentiellement des acteurs médicaux – professionnels de santé, sociétés savantes, établissements de santé ou institutions – et des start-ups. De fait, il s’agit de modifier des attitudes, des comportements via différents d’outils dont les outils digitaux. Il s’agit principalement de programmes d’eETP menés par des médecins sur Facebook, des plateformes d’accompagnement en santé et prévention (via des mApps et / ou des service web) : coaching en ligne, amélioration de l’observance, enrichissement de la relation médecin-patient… Et ce avec ou sans objets connectés de santé.

Observateur de l’e-santé en France depuis de nombreuses années, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France ?

A court ou moyen terme, je pense que différents phénomènes vont avoir lieu.

Tout d’abord, une réappropriation de l’e-santé par les médecins et les professionnels de santé via principalement la demande croissante des patients et usagers de santé. Cette réappropriation va, non pas créer une nouvelle relation médecin-patient – mais permettre de revenir à une relation médecin-patient fondée sur l’échange et la compréhension. En résumé, une objectivation du dialogue médecin-patient.

En parallèle, une nouvelle démocratie sanitaire devrait voir le jour. Une démocratie plus participative où la représentation des usagers et patients ne passera pas uniquement par les associations agréées mais par des moyens digitaux d’expression et de mise en forme / restitution de cette expression.

A plus long terme, et c’est là le point le plus intéressant sur les aspects économiques, nous verrons certainement une profonde recomposition du poids et du rôle des acteurs industriels. Via la digitalisation de la santé, il y aura la montée de la communication du changement de comportement en santé, et bien évidemment les GAFA pourront – s’ils le souhaitent réellement – être les nouveaux leaders de la santé mais d’autres acteurs pourraient surprendre : les entreprises de technologies médicales. Comme je l’ai indiqué, le digital est dans leur ADN mais surtout nos systèmes de santé se tournent vers une médecine plus préventive que curative donc liée à des modes de diagnostic plus prédictifs et qui dit diagnostic dit imagerie, biologie, génétique, génomique et smart & big data…

Pour aller plus loin : lauma-communication.com ; @laumacom

A la rencontre de Lionel Reichardt alias PharmaGeek

Régulièrement , je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre d’un des principaux e-influenceurs du digital santé et de l’e-santé en France : Lionel Reichardt, plus connu sous le nom de PharmaGeek.

Bonjour Lionel. Peux-tu te présenter brièvement ?

PharmageekBonjour Rémy et merci pour cette interview. Difficile de savoir par ou commencer. Ceux qui me connaissent ou qui me suivent sur les réseaux sociaux savent que je suis un boulimique d’activités.

Pour le dire simplement, je crois que je suis un explorateur de la E-transformation de la santé. En tout cas c’est comme ça que j’ai voulu positionner la société que j’ai créée l’année dernière : 7C’S HEALTH.

Sept « C » pour reprendre des notions qui me semblent fondamentales dans les changements actuels en santé.

  • Continuum, pour décloisonner la santé et au plus proche du parcours patient
  • Convergence, pour insister sur l’importance de construire de solutions parfois en couplant plusieurs technologies ou expertises
  • Compliance car elle est essentielle dans notre secteur
  • Customer car j’ai toujours eu une orientation client très forte
  • Community, car je crois à la notion et à la force de la communauté
  • Communication, elle est essentielle en santé, elle doit être fiable et accessible à l’heure du web
  • Co-création car la santé de demain se construira à plusieurs ou ne se construira pas.

Enfin 7C’S HEALTH en anglais à la même sonorité que « Seven Seas » : les « Sept Mers ». Nous devons aujourd’hui dessiner les cartes de la santé de demain avec de nouveaux territoires et usages ouverts par les nouvelles technologies…

Ce sont les valeurs qui me guident pour accompagner mes clients et partenaires sur les missions et projets que je mène.

Ces convictions je les porte aussi au sein de quelques structures dont je fais aussi partie comme Medappcare sur l’évaluation des applications mobiles en santé avec David Sainati et Umanlife un carnet de santé 2.0 doublé d’un coach personnalisé fondée par Alexandre Plé.

Pour moi c’est important d’être au plus proche de l’opérationnel pour garder un esprit pragmatique sur les sujets E santé. Cela correspond aussi aux valeurs qui me sont chères comme l’amitié, le partage et le travail en équipe.

C’est d’ailleurs ce qui fait que j’ai rejoint le Club Digital Santé voilà près de 3 ans. J’en profite pour saluer ton rôle essentiel dans l’organisation du CDS et la qualité de chacun des « gentils organisateurs » du club…

Pharmageek m’apporte aussi de beaux moments et de belles rencontres.

 

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton blog Pharmageek?

L’histoire de Pharmageek a réellement démarré début 2012 avec le premier Scoop-it sur la E-santé.

Après 15 années passées dans l’industrie pharmaceutiques à des postes de direction commerciales, marketing/ventes ou supply chain, j’ai été confronté à ma deuxième fusion et mon premier plan social.

A 40 ans j’ai fait le constat que je ne voyais plus de clients, que je ne travaillais qu’à court terme, que le sens de ce que l’on me demandait était de plus en plus difficile à trouver y compris pour mon management et mes collègues ou collaborateurs et j’avais le sentiment que nous, industrie de santé, passions à côté de deux choses essentielles : le digital et le client.

J’ai donc choisi de partir et d’aller faire un MBA en E-business et en parallèle à cela je me suis intéressé à la e-santé et aux réseaux sociaux.

A l’époque je n’étais ni sur Facebook, ni sur Twitter…j’avais 26 contacts sur Linkedin…

Il faut dire qu’en plus de travailler beaucoup, j’ai trois enfants avec qui j’adore passer du temps.

J’ai plus de 23 000 followers désormais et près de 2500 contacts sur Linkedin…et j’en suis toujours le premier surpris.

Comme tu le sais j’ai commencé par la Curation. Du premier magazine sur scoop it, 14 autres sont venus le rejoindre accompagnant ainsi mon souhait de rendre le suivi plus simple pour les lecteurs et mieux structurer ainsi ma veille.

En 2013 je me suis rendu à la silicon valley pour rencontrer des startups e santé..c’est à ce moment là qu’est né Pharmageek.fr même si le blog était déjà créé depuis plusieurs mois.

(Pour info au mois de Juin prochain nous retournons à la SIlicon Valley avec un groupe pour une learning expedition Esanté de l’Atelier …j’avoue être impatient et je la recommande à tous ceux qui s’intéressent à la e santé…)

« J’avais des choses à dire. C’est surement prétentieux. Mais je ne voulais pas être qu’un « pousseur » d’informations. »

Mais je suis un blogueur irrégulier, relativement indiscipliné. C’est pour ça que je vais développer une partie « collectif » sur Pharmageek pour permettre à d’autres de publier du contenu via mes canaux et bénéficier ainsi de ma communauté.

Par ailleurs heureusement que @chanfimao (le formidable Chanfi Maoulida) m’aide sur la partie technique. Début 2015 le site a été hacké et nous avons du le fermer près de 2 semaines pour le remettre d’aplomb. J’ai aussi un groupe d’étudiants du MBA MCI qui travaille avec moi pour développer la prochaine version et mener à bien quelques projets que j’ai en tête.

Aujourd’hui entre Scoop it et Pharmageek on tend vers 60 000 pages vues/mois, près de 1500 abonnés sur les revues et 3 000 visiteurs uniques sur le site chaque mois.

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Blogueur et observateur du digital santé depuis de nombreuses années, quel regard portes-tu sur la blogosphère santé ?

La blogosphère en elle même j’en pense le plus grand bien.

Si il s’agit de blogs, il y en a finalement peu. Toi bien sûr, Fabrice (Vezin) et quelques blogs d’entreprises comme Orange Healthcare ou Doctors 2.0 de Denise Silber…

Puis les blogueurs Anglo saxons… j’adore Andrew (Spong) ou Pharmaguy.

Mais concernant la e santé on tourne un peu en rond. Beaucoup d’autres acteurs arrivent et les think tanks, les incubateurs, les blogs vont se multiplier. J’ai peur que cela créé une lassitude ; un sentiment de mode ou d’habitude et que cela desserve finalement le sujet en lui même. Il en va de même des conférences ou des rendez vous sur le thème de la e-santé.

Mais à chacun d’en juger et de choisir les espaces qui lui semblent dignes d’intérêt…

 

Pour finir, comment vois-tu évoluer l’e-santé, et plus spécifiquement le digital santé, dans les années à venir en France ?

J’ai un peu répondu au dessus… mais j’ai conscience surtout que le « digital santé » regroupe une multitude d’activités et d’acteurs et que de l’aborder en global ne permettra pas d’avancer.

Pour les clients et partenaires que j’accompagne on travaille de plus en plus sur des solutions très ciblées répondant à un besoin précis et à la maturité de leur entreprise et de leurs cibles.

Ces derniers mois j’ai beaucoup accompagné sur des démarches vers les professionnels de santé et cela me semble essentiel. Il est très compliqué de lancer des solutions digitales vers, ou via, les professionnels de santé tant que leur maturité sur le sujet est aussi basse et hétérogène.

Beaucoup d’acteurs s’y mettent et cela me semble très important. J’interviens régulièrement lors de symposium médecins sur des sujets e-santé ou des programmes que j’appelle « Pathologie 2.0 ». Jai déjà exploré des thèmes comme Oncologie 2.0, Diabète 2.0, Psoriasis 2.0, SEP 2.0 ou les RIC.. à chaque fois j’apprends plein de choses des échanges avec les médecins tant hospitaliers que de ville et je vois combien ils sont curieux et en attente sur ces sujets.

J’ai appris de 10 ans à travailler dans une culture japonaise un dicton qui va très bien à la e santé :

« Quand tu vas dans un village, vis comme les villageois ».

Ce que je veux dire par là c’est que s’agissant de e-santé il faut que les acteurs adoptent les codes de la santé. La compliance bien sur, mais aussi le besoin de preuves et l’évaluation des solutions qui seront mises en place avec un très haut niveau d’exigence pour les accompagner.

Chacun pense ce qu’il veut de la pharma mais travailler dans un cadre réglementaire aussi strict et sur des produits aussi spécifiques est formateur. Ce n’est pas à toi que je vais apprendre ça.

Mais si nous voulons que la santé digitale avance il faut répondre aux besoins et aux usages des utilisateurs, des patients.

Il faut revoir complètement la culture des entreprises de santé, être plus orienté client et « designer » nos solutions pour et avec les utilisateurs.

C’est en cela que les big tech ont l’avantage, c’est dans leur ADN.

Concernant le cas spécifique de la France je pense que nous disposons d’un système précieux mais souffrons d’un mal majeur…le cloisonnement.

Je pense souvent à Alice au pays des merveilles quand je parle e-santé en France. :

« Vous voulez que je vous l’explique en plus compliqué ? »

Le mal Français est là. Mais nous avons de grands talents, de belles entreprises, des startups prometteuses.. .Il faut dans notre domaine aussi un choc de simplification.

A bon entendeur.

——————————

Les prochaines dates de Lionel :

  • 07 Mars : TedX Istec, keynote dans la tendance « La médecine des immortels »
  • 13 Mars : Journée de la Femme digitale, organisation et animation d’une table ronde sur « 2015, année du Uber de la santé ? »
  • 19 Mars : Matinée organisée par l’Atelier BNP Paribas, participation à la table ronde »Médecine prédictive : le soignant doit-il devenir un data scientist? »
  • 20 Mars : DII L’Industrie Pharma à l’ère digitale, intervention sur le thème : Nouveaux acteurs de la santé prédictive et de l’exploitation des données, les GAFAMS : concurrents ou partenaires ?
  • 21 Mars : Pharmagora, e-santé et les opportunités pour le pharmacien d’officine – keynote avec Umanlife et iHealth
  • 27/29 Mars : Hackathon e-santé – 48h pour innover au service des patients BeMyApp- NOVARTIS, membre du jury
  • 7 Avril : CCM Benchmark e-Santé 2015 – Nouvelles stratégies digitales – Introduction et animation de la table ronde « E-Santé et transformation digitales : les nouveaux enjeux »

Le meilleur du digital santé de février 2015

Découvrez les dernières nouveautés du digital santé francophone au cours du mois de février 2015.

meilleur200Vous pouvez également retrouver toute cette veille et plus encore sur mes différents scoop it ! :

…et tous les autres canaux :


 

Nouveaux sites, blogs, contenus et campagnes web

 


 

M-santé

 


 

Santé connectée

 


 

Médias sociaux

 


 

E-santé

 


 

Big Data / Open Data

 


 

Pharmacie 2.0

 


 

Etudes, enquêtes & débats

 


 

Evènements

 

Si j’ai oublié quelques nouveautés, n’hésitez pas à m’en faire part…

 

Enquête : les Français et l’achat de produits de santé sur Internet

Le portail de vente en ligne de produits de santé 1001Pharmacies.com a lancé avec Harris Interactive une grande enquête nationale sur les Français et l’achat de produits de santé sur Internet. Découverte.

1001pharmaciesQue pensent les Français des achats sur Internet de médicaments sans ordonnance ? Savent-ils qu’ils peuvent effectuer leurs achats en ligne ? Sont-ils prêts à le faire ? Pour répondre à ces questions, 1001Pharmacies.com, premier portail français de vente en ligne de produits de santé, a voulu apporter des réponses concrètes en effectuant une grande enquête* afin de mieux connaître les pratiques des Français en termes de fréquentation des pharmacies, d’automédication et d’usage d’Internet à des fins médicales.

Des pharmacies peu fréquentées ?

Seulement 38% des Français fréquentent de façon régulière les pharmacies pour acheter leurs médicaments. 62% de Français ne se rendent dans une pharmacie que quelques fois par an voire même jamais.

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Les Français rois de l’automédication

Les Français deviennent de plus en plus autonomes sur la gestion de leur santé : 93% d’entre eux déclarent réutiliser les médicaments se trouvant déjà dans leurs placards et 84% se passent d’un avis médical et achètent eux-mêmes leurs médicaments sans aucune prescription.

Gain de temps, praticité, économies font partie des principales raisons évoquées. Ceci explique peut-être que les femmes, les CSP- et les plus jeunes indiquent recourir plus fréquemment à l’automédication.

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La vente de médicaments sur Internet peu connue des Français

Les Français ont une connaissance très relative de la législation encadrant le commerce de produits de santé sur Internet.  En effet, 38% ne savent pas que la vente de médicaments sur Internet est devenue légale depuis 2013. Dans l’ensemble, les Français associent la vente de médicaments sur Internet à une pratique dangereuse, synonyme d’arnaque et de contrefaçon et revendiquent un strict encadrement de cette pratique.

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44% des Français prêts à acheter des médicaments sur Internet

Dans l’ensemble, les Français sont plutôt favorables à l’achat de médicaments sans ordonnance sur Internet.

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La principale raison évoquée par les personnes réticentes à l’idée d’acheter des médicaments en ligne est le manque de confiance sur la qualité et la provenance du produit, pour 65%.

Pour les personnes se disant intéressées par l’achat de médicaments sur Internet, les motivations des consommateurs sont les mêmes que pour toutes les autres catégories de produits sur Internet : une diminution du coût, un gain de temps et une plus grande facilité d’accès.

Pour Cédric O’Neill, Pharmacien et co-fondateur de 1001Pharmacies.com, « la consommation des médicaments libres d’accès se démocratise… Qui ne consomme pas spontanément de l’aspirine pour des maux de tête ou du doliprane pour des douleurs quelconques ? De ce fait, comme pour tous les produits vendus sur Internet, les premiers consommateurs sont réticents par peur de la qualité du produit. Puis, une fois la confiance établie, Internet devient un canal de choix pour certains d’entre eux. La problématique de ce marché reste bien sûr qu’il traite de médicaments, qui ne sont pas des produits anodins. Mais si la traçabilité des produits est rigoureusement suivie par les pharmaciens responsables, ce canal est destiné à prendre de l’importance. C’est pourquoi nous devons tout faire en France pour faciliter le déploiement de sites Internet Français leaders, faute de quoi, ce seront les sites étrangers qui s’imposeront progressivement auprès des consommateurs français.  »

Un danger : les sites étrangers non réglementés

Heureusement, les Français se montrent méfiants à l’égard des sites Internet étrangers commercialisant des médicaments, et sont favorables à la mise en place de moyens permettant de les concurrencer. En effet, en France, il est possible d’acheter des médicaments sans ordonnance à partir de sites Internet étrangers. D’ailleurs de nombreux français achètent déjà leurs médicaments sur ces pharmacies en ligne étrangères. Sur ce constat, 84% des Français pensent que l’achat en ligne de médicaments sur des sites étrangers serait moins important si les sites français étaient plus connus des consommateurs français.

« Le meilleur moyen pour concurrencer ces sites étrangers est d’encourager le développement de sites Internet français légaux, qui soient connus des consommateurs. Ainsi, le regroupement de plusieurs pharmacies françaises sur un même site mutualisé serait la meilleure solution pour combattre ces sites étrangers, comme le pensent 85 % des consommateurs » selon Sabine Safi, co-fondatrice de 1001Pharmacies.com.

*Méthodologie : Enquête réalisée sur Internet par Harris Interactive Inc. du 3 au 5 février 2015, auprès d’un échantillon de 1040 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région des personnes interviewées.

Source : 1001Pharmacies.com

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