Buzz Comptoir : réseau social dédié aux préparateurs en pharmacie

La société RCA Factory Healthcare a lancé il y a quelques mois le premier quotidien et réseau social dédié aux préparateurs en pharmacie : Buzz Comptoir. Découverte.

Créé par RCA Factory Healthcare, Buzz Comptoir propose chaque jour des informations et des conseils utiles au comptoir. Après moins de 10 mois d’existence, ce premier réseau social dédié aux préparateurs en pharmacie a déjà séduit plus de 5 700 membres.

Les préparateurs en pharmacie sont souvent les premiers interlocuteurs des nombreux patients qui rentrent dans les officines chaque jour. Sous la responsabilité du pharmacien, ils jouent un rôle clé de conseil dans le bon usage des médicaments. Buzz Comptoir, premier site d’information communautaire dédié aux préparateurs en pharmacie, les accompagne donc dans leur métier et leur facilite le quotidien au comptoir.

Buzzcomptoir

Sous différentes formes, les contenus présentent à la fois une approche informative, pédagogique et ludique, et permettent aux membres d’échanger entre eux :

  • trois nouveaux articles sont postés chaque jour pour informer les préparateurs sur l’actualité qui va « buzzer » au comptoir, pour un conseil adapté et des réponses pertinentes, sur des thématiques telles que « Comment réduire de moitié la durée d’un rhume » , « Dix conseils pour vos patients asthmatiques » ou encore l’information sur les évolutions de l’environnement de la pharmacie.
  • une vidéo « tuto »hebdomadaire apporte trucs et astuces sur des thèmes comme l’animation du point de vente, mais aussi l’environnement de la pharmacie. Par exemple : « la vente en ligne des médicaments », « La douleur de l’enfant » ou « les règles du merchandising ». Chaque vidéo est associée à un quiz qui permet de tester ses connaissances et gagner des points et «badges d’expertise ».

Du Buzz pour des oeuvres caritatives

Sur Buzz Comptoir, chaque préparateur peut cumuler des points en Buzzant des articles de la plateforme, en commentant mais également en répondant aux quiz associés aux tutos. Ils permettent de suivre et mesurer sa progression : tous les 300 points, on passe au niveau supérieur. Plus on progresse, plus on fait progresser la communauté. Les points seront par la suite transformés en dons pour une œuvre associative.

Buzzcomptoir-points

Jusqu’à la fin de l’année, avec le soutien institutionnel d’UPSA, Buzz Comptoir engage sa communauté à se mobiliser pour l’association Le Rire Médecin qui  propose des interventions de clowns auprès des enfants hospitalisés pour les aider à mieux vivre leur séjour. Chaque point gagné sur la plateforme, au travers d’une interaction, est transformé en don.

Source : RCA Factory Healthcare

Usages digitaux des professionnels de santé : une évolution positive

Le CESSIM a publié, en partenariat avec Ipsos, les résultats de son baromètre annuel sur les usages digitaux des professionnels de santé. Internet, mobile et autres canaux digitaux… Découvrez les principaux résultats en infographie.

vignette-barometre-cessimCette nouvelle édition du baromètre numérique du Cessim (Centre d’Etudes Sur les Supports de l’Information Médicale) a été réalisée de mars à juillet 2014 avec un double mode de recueil : un recrutement par téléphone puis un questionnaire en ligne. 2800 médecins et pharmaciens ont été interrogés au cours de cette étude.

D’un point vue générale, on observe une nette augmentation de l’équipement des professionnels de santé en devices mobile. Internet est aujourd’hui intégré dans la pratique professionnelle de pratiquement l’ensemble des médecins généralistes, spécialistes et pharmaciens.

Le digital gagne du terrain, et c’est tant mieux !

Les médecins généralistes et…

  • Internet : En France, 95% des Médecins Généralistes (vs 86% en 2012) utilisent régulièrement Internet dans le cadre de leur pratique professionnelle (au moins une fois par semaine). Les médecins généralistes privilégient les sites de l’Assurance Maladie, d’une pathologie, d’organismes institutionnels, de base de données de médicaments. Ils utilisent principalement Internet pour des motifs médicaux, s’informer et l’administratif.
  • le Mobile : 73% des généralistes possèdent un smartphone en 2014 contre 56% en 2012. Nouvelle tendance : 60% sont équipés de tablette tactile, dont 32% l’utilisent à titre professionnel. Au niveau des applications mobiles, seuls 46% des généralistes téléchargent des applications. Sans surprise l’application la plus téléchargée est celle du Vidal.

 Les spécialistes et…

  • Internet : 99% des spécialistes (vs 87% en 2012) utilisent Internet au moins une fois par semaine pour raison professionnelle. Ils privilégient les sites de sociétés savantes, de base de données de médicaments, de la presse médicale. Ils utilisent principalement Internet pour des motifs médicaux, s’informer et l’administratif.
  • le Mobile : 76% des spécialistes possèdent un smartphone en 2014 contre 61% en 2012. Les spécialistes adoptent les mêmes usages que les généralistes, à savoir les fonctions de base comme naviguer sur Internet ou pour consulter leur boite e-mail. Les spécialistes sont nombreux à s’être équipés de tablettes tactiles : 60% dont 35% l’utilisent à titre professionnel.

 Les pharmaciens d’officine et…

  • Internet : Historiquement, les pharmaciens ont toujours été plus ouverts à l’utilisation d’Internet dans le cadre de leur profession que d’autres catégories de professionnels de santé comme les médecins généralistes ou spécialistes. En France, 99% des pharmaciens (vs 94%) utilisent régulièrement Internet dans le cadre de leur pratique professionnelle (au moins une fois par semaine). Les sites visités sont avant tout ceux de l’Assurance Maladie, de base de données de médicaments, de grossistes/répartiteurs.
  • le Mobile : 72% des pharmaciens possèdent un smartphone (vs 58% en 2012). Les tablettes tactiles séduisent également les pharmaciens, puisque 61% en sont équipés.

Barometre-cessim-digital-he

Source :  Cessim : Centre d’Etudes Sur les Supports de l’Information Médicale

 

Le meilleur du digital santé de septembre 2014

Découvrez les dernières nouveautés du digital santé francophone au cours du mois de septembre 2014.

meilleur200Vous pouvez également retrouver toute cette veille et plus encore sur mes différents scoop it ! :

…et tous les autres canaux :


 

Nouveaux sites, blogs, contenus et campagnes web

 


 

M-santé

 


 

Santé connectée

 


 

Médias sociaux

 


 

E-santé

 


 

Club Digital Santé

 


 

Etudes, enquêtes & débats

 


 

Evènements

 

Si j’ai oublié quelques nouveautés, n’hésitez pas à m’en faire part…

Infographie : la révolution e-santé

Le think tank Renaissance Numérique a publié il y a quelques jours un livre blanc « D’un système de santé curatif à un modèle préventif grâce aux outils numérique ». Synthèse en infographie.

infographie-renaissance-numerique

Source : Renaissance Numérique

La FFC lance une plateforme d’accompagnement santé : Ma Fedecardio

Pour apporter une information fiable et des réponses précises aux internautes, la Fédération Française de Cardiologie ouvre la 1ère plateforme d’accompagnement santé « Ma Fédécardio ». Découverte.

Pour accompagner les patients atteints de maladies cardiaques et informer le grand public, la Fédération Française de Cardiologie lance une nouvelle plateforme : Ma Fédécardio.

L’objectif de la FFC est que ce nouveau portail web documenté et sourcé devienne la référence dans le domaine de la prévention cardiaque. Pour cela Ma Fédécardio se positionne comme un véritable programme personnalisé de conseil et de coaching cardio sur différentes thématiques : alimentation, activité physique, stress, travail…

Mafedecardio

De la personnalisation

Par la création d’un profil, l’utilisateur suivre toutes les actualités ou sélectionner celles de son choix. Il peut personnaliser ces alertes suivant un degré d’importance, un objectif assigné…. Il peut enfin choisir différents modes de réception des informations, par email, par sms, sur son application mobile…

Concernant le contenu, le portail propose de retrouver toutes les actualités postées sur la toile concernant la santé cardiaque : nouveaux traitements, risques de l’apnée du sommeil, aliments bons pour le cœur, activités physiques à privilégier…

« J’aime mon cœur » : test en ligne pour évaluer son risque cardiovasculaire

Cette plateforme propose également un outil de prévention pour évaluer son risque cardiovasculaire : « J’aime mon cœur ». Ce test en ligne, conçu par des cardiologues bénévoles de la FFC, permet à l’utilisateur, en 3 minutes et avec une quinzaine de questions, de faire le point sur son alimentation,  l’influence du stress au travail…

test-coeur

Suite à ce test, l’utilisateur à la possibilité d’aller plus loin en s’inscrivant à un programme de coaching et en recevant des conseils personnalisés de cardiologues pour mieux prendre soin de son cœur au quotidien.

Source : Fédération Française de Cardiologie

Lancement du Tour de France du Numérique pour la Santé

L’association FORMATIC Santé  organise le Tour de France du Numérique pour la Santé, sous forme d’étapes régionales pour valoriser les initiatives des professionnels en régions. Présentation

Le Tour de France du Numérique pour la santé a pour objectif de valoriser les initiatives des professionnels en Régions. Il se déroulera sous forme d’étapes régionales ou inter-régionales organisées  au cours du dernier trimestre 2014 et jusqu’en Janvier 2015. Le sprint final et l’arrivée du Tour de France auront lieu à l’occasion du Colloque TIC Santé 2015 en février 2015.

tourdefrancenumeriquesante.frLe but de cette initiative est de soutenir des projets visant à :

  • améliorer la qualité des prestations, des parcours de soins et l’éducation thérapeutique des personnes soignées, au sein des structures sanitaires et médico-sociales par l’usage du numérique
  • favoriser l’accès aux connaissances et le développement des compétences numériques des acteurs de santé en formation initiale ou continue
  • améliorer la qualité des prestations et dispositifs de formation initiale des étudiants et le développement professionnel continue de personnels de santé par le numérique

Les jurys constitués en Régions retiendront à chaque étape 4 catégories de projets :

  • projets favorisant l’accompagnement des équipes et le bon usage du numérique au service des patients
  • projets visant l’éducation à la santé ou l’éducation thérapeutique des patients
  • projet de formation et d’accompagnement des professionnels de santé visant le développement de compétences compétences numériques dans le cadre de la formation continue et du DPC (Développement Professionnel Continue
  • projets visant le développement des compétences numériques et la professionnalisation des étudiants du secteur santé en formation initiale

Pour tout savoir sur ce Tour de France du Numérique pour la Santé (programme, calendrier, étapes…), consultez le site tourdefrancenumeriquesante.fr.

Pour rappel, l’association FORMATIC Santé a pour mission de promouvoir et développer l’usage des TIC au service des soins et de la formation des professionnels de santé. Pionnière dans le secteur de la santé, elle anime un réseau d’échanges et un site portail d’informations sur les usages des TIC et développe des actions pour promouvoir le développement des compétences numériques des professionnels du secteur santé.

Source : FORMATIC Santé

A la rencontre d’Evelyne Pierron

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre d’Evelyne Pierron, consultante pharmacovigilance et créatrice de la plateforme pharmacovigilancepourtous.fr.

evepieBonjour Evelyne. Peux-tu te présenter brièvement ?

Bonjour Remy, un grand merci tout d’abord de t’intéresser à mes activités et de me donner l’opportunité de parler d’une de mes passions la pharmacovigilance. Médecin urgentiste de formation, j’ai commencé la pharmacovigilance tout à fait par hasard il y a 20 ans en assurant des vacations au Centre Régional de Pharmacovigilance de Paris Fernand Widal, puis j’ai travaillé pendant 8 ans à l’Agence du Médicament, l’Afssaps en pharmacovigilance et en biovigilance, en tant qu’expert national et européen à l’agence Européenne (EMA). Depuis 10 ans maintenant, j’ai créé ma société (Evelyne PIERRON Consultants) dédiée à la pharmacovigilance et aux Affaires Réglementaires et j’aide les laboratoires pharmaceutiques à répondre à leurs obligations en matière de pharmacovigilance.

Quel est limpact du digital sur la pharmacovigilance ?

La pharmacovigilance est une très vieille dame comme nous aimons le dire dans le milieu, dont la difficulté aujourd’hui bien évidemment pour elle est de s’adapter le mieux possible aux évolutions technologiques. Dans ce contexte, la transmission électronique des effets indésirables aux autorités de santé a été le premier gros impact sur le système européen de pharmacovigilance même si les Etats Unis (FDA) et le Royaume Uni (MHRA) avaient déjà pris de l’avance sur ce terrain et intégré depuis longtemps la déclaration en ligne auprès des industriels et des professionnels de santé. En France, nous avons pris énormément de retard mais la déclaration en ligne est désormais possible depuis la fin de l’année 2013, même reste un dispositif peu connu du grand public et considéré encore comme lourd par les professionnels de santé. Des sociétés ont compris le marché (Drugee, EveDrug) et développent des outils (service sécurisé de notification en ligne, applications mobiles) qui facilitent la collecte et la déclaration des effets indésirables.

L’autre gros impact en pharmacovigilance est l’arrivée de nouvelles sources d’informations telles que les forums de discussion patient, blogs, réseaux sociaux (Facebook, Twitter), moteurs de recherche et forums internet spécialisés, identifiées comme possible sources complémentaires dans le processus de surveillance des effets indésirables et une mine infinie de renseignements à explorer. Être à l’écoute des réseaux sociaux pourrait permettre de détecter des signaux faibles. La encore, des sociétés arrivent sur le marché (Kappa Santé, Digimind, LexisNexis…) et proposent des solutions aux laboratoires pharmaceutiques pour gérer ces données.

L’ANSM a également retenu un projet dans ce sens l’année dernière et au niveau européen, un gros projet est en cours (Innovative Medicines Initiative) pour intégrer les réseaux sociaux dans la détection de signal et dans le dispositif d’identification des effets indésirables.

Les publications scientifiques vont également dans le même sens en voyant le numérique comme un réel outil de santé publique.

Tu as récemment lancé la plateforme pharmacovigilancepourtous.fr. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

PharmacoVigilance Pour Tous est né il y a environ  deux ans d’abord sous la forme de Scoopit, outil de curation, permettant de sélectionner les articles relatifs à la pharmacovigilance ( alerte, recommandations, retrait du marché etc…) et au médicament issus des sites de la presse grand public ou spécialisée, des sites  institutionnels (ANSM, HAS, Ministère de la Santé…) et de les diffuser sur les réseaux sociaux notamment Twitter. Aujourd’hui, j’ai souhaité transformer cette veille en un site « PharmacoVigilance Pour Tous  » qui n’a pas la prétention de se substituer aux sites institutionnels, ni de tout révéler sur la pharmacovigilance mais plutôt de le voir comme un site informatif à l’attention des professionnels de santé et des usagers. Je souhaite le faire évoluer avec des podcasts, et des interviews tout comme tu le fais des acteurs du système de santé. L’idée est d’en faire un site vivant où les acteurs, notamment les patients et les professionnels de santé s’y retrouvent.

Ce site Pharmacovigilance Pour Tous est aussi le fruit d’une rencontre inattendue avec un autre passionné de réalisation de projets digitaux, Chanfi Maoulida (Hopitalweb 2.0). Nous avons des points communs: scientifique, monde de la santé  et réseaux sociaux.

C’est une plateforme ne bénéficiant d’aucune subvention, gratuite et accessible à tous.

pharmacovigilancepourtous.fr

Observatrice de le-santé en France depuis de nombreuses années, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France ?

La révolution est en marche c’est indubitable et l’impulsion est d’autant plus marquée avec un acteur de santé de plus en plus présent, au cœur du dispositif: le patient. Toutes les enquêtes menées le confirment, qu’un internaute sur 2 recherche une information santé sur le Web. Les politiques de santé publique amorcent ce virage avec difficulté mais devront prendre en compte l’essor et la puissance de toutes ces nouvelles technologies pour améliorer la gestion des risques et la sécurité des patients. Les industriels ont déjà pris conscience de l’impact digital et s’organisent. L’environnement réglementaire doit évoluer afin de définir une véritable stratégie digitale des acteurs impliqués (autorités de santé, société prestataire, laboratoire).

Pour aller plus loin :  @PharmaVig, www.epconsultantsonline.fr , @EVEPIE

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