A la rencontre de Lionel Reichardt alias PharmaGeek

Régulièrement , je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre d’un des principaux e-influenceurs du digital santé et de l’e-santé en France : Lionel Reichardt, plus connu sous le nom de PharmaGeek.

Bonjour Lionel. Peux-tu te présenter brièvement ?

PharmageekBonjour Rémy et merci pour cette interview. Difficile de savoir par ou commencer. Ceux qui me connaissent ou qui me suivent sur les réseaux sociaux savent que je suis un boulimique d’activités.

Pour le dire simplement, je crois que je suis un explorateur de la E-transformation de la santé. En tout cas c’est comme ça que j’ai voulu positionner la société que j’ai créée l’année dernière : 7C’S HEALTH.

Sept « C » pour reprendre des notions qui me semblent fondamentales dans les changements actuels en santé.

  • Continuum, pour décloisonner la santé et au plus proche du parcours patient
  • Convergence, pour insister sur l’importance de construire de solutions parfois en couplant plusieurs technologies ou expertises
  • Compliance car elle est essentielle dans notre secteur
  • Customer car j’ai toujours eu une orientation client très forte
  • Community, car je crois à la notion et à la force de la communauté
  • Communication, elle est essentielle en santé, elle doit être fiable et accessible à l’heure du web
  • Co-création car la santé de demain se construira à plusieurs ou ne se construira pas.

Enfin 7C’S HEALTH en anglais à la même sonorité que « Seven Seas » : les « Sept Mers ». Nous devons aujourd’hui dessiner les cartes de la santé de demain avec de nouveaux territoires et usages ouverts par les nouvelles technologies…

Ce sont les valeurs qui me guident pour accompagner mes clients et partenaires sur les missions et projets que je mène.

Ces convictions je les porte aussi au sein de quelques structures dont je fais aussi partie comme Medappcare sur l’évaluation des applications mobiles en santé avec David Sainati et Umanlife un carnet de santé 2.0 doublé d’un coach personnalisé fondée par Alexandre Plé.

Pour moi c’est important d’être au plus proche de l’opérationnel pour garder un esprit pragmatique sur les sujets E santé. Cela correspond aussi aux valeurs qui me sont chères comme l’amitié, le partage et le travail en équipe.

C’est d’ailleurs ce qui fait que j’ai rejoint le Club Digital Santé voilà près de 3 ans. J’en profite pour saluer ton rôle essentiel dans l’organisation du CDS et la qualité de chacun des « gentils organisateurs » du club…

Pharmageek m’apporte aussi de beaux moments et de belles rencontres.

 

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton blog Pharmageek?

L’histoire de Pharmageek a réellement démarré début 2012 avec le premier Scoop-it sur la E-santé.

Après 15 années passées dans l’industrie pharmaceutiques à des postes de direction commerciales, marketing/ventes ou supply chain, j’ai été confronté à ma deuxième fusion et mon premier plan social.

A 40 ans j’ai fait le constat que je ne voyais plus de clients, que je ne travaillais qu’à court terme, que le sens de ce que l’on me demandait était de plus en plus difficile à trouver y compris pour mon management et mes collègues ou collaborateurs et j’avais le sentiment que nous, industrie de santé, passions à côté de deux choses essentielles : le digital et le client.

J’ai donc choisi de partir et d’aller faire un MBA en E-business et en parallèle à cela je me suis intéressé à la e-santé et aux réseaux sociaux.

A l’époque je n’étais ni sur Facebook, ni sur Twitter…j’avais 26 contacts sur Linkedin…

Il faut dire qu’en plus de travailler beaucoup, j’ai trois enfants avec qui j’adore passer du temps.

J’ai plus de 23 000 followers désormais et près de 2500 contacts sur Linkedin…et j’en suis toujours le premier surpris.

Comme tu le sais j’ai commencé par la Curation. Du premier magazine sur scoop it, 14 autres sont venus le rejoindre accompagnant ainsi mon souhait de rendre le suivi plus simple pour les lecteurs et mieux structurer ainsi ma veille.

En 2013 je me suis rendu à la silicon valley pour rencontrer des startups e santé..c’est à ce moment là qu’est né Pharmageek.fr même si le blog était déjà créé depuis plusieurs mois.

(Pour info au mois de Juin prochain nous retournons à la SIlicon Valley avec un groupe pour une learning expedition Esanté de l’Atelier …j’avoue être impatient et je la recommande à tous ceux qui s’intéressent à la e santé…)

« J’avais des choses à dire. C’est surement prétentieux. Mais je ne voulais pas être qu’un « pousseur » d’informations. »

Mais je suis un blogueur irrégulier, relativement indiscipliné. C’est pour ça que je vais développer une partie « collectif » sur Pharmageek pour permettre à d’autres de publier du contenu via mes canaux et bénéficier ainsi de ma communauté.

Par ailleurs heureusement que @chanfimao (le formidable Chanfi Maoulida) m’aide sur la partie technique. Début 2015 le site a été hacké et nous avons du le fermer près de 2 semaines pour le remettre d’aplomb. J’ai aussi un groupe d’étudiants du MBA MCI qui travaille avec moi pour développer la prochaine version et mener à bien quelques projets que j’ai en tête.

Aujourd’hui entre Scoop it et Pharmageek on tend vers 60 000 pages vues/mois, près de 1500 abonnés sur les revues et 3 000 visiteurs uniques sur le site chaque mois.

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Blogueur et observateur du digital santé depuis de nombreuses années, quel regard portes-tu sur la blogosphère santé ?

La blogosphère en elle même j’en pense le plus grand bien.

Si il s’agit de blogs, il y en a finalement peu. Toi bien sûr, Fabrice (Vezin) et quelques blogs d’entreprises comme Orange Healthcare ou Doctors 2.0 de Denise Silber…

Puis les blogueurs Anglo saxons… j’adore Andrew (Spong) ou Pharmaguy.

Mais concernant la e santé on tourne un peu en rond. Beaucoup d’autres acteurs arrivent et les think tanks, les incubateurs, les blogs vont se multiplier. J’ai peur que cela créé une lassitude ; un sentiment de mode ou d’habitude et que cela desserve finalement le sujet en lui même. Il en va de même des conférences ou des rendez vous sur le thème de la e-santé.

Mais à chacun d’en juger et de choisir les espaces qui lui semblent dignes d’intérêt…

 

Pour finir, comment vois-tu évoluer l’e-santé, et plus spécifiquement le digital santé, dans les années à venir en France ?

J’ai un peu répondu au dessus… mais j’ai conscience surtout que le « digital santé » regroupe une multitude d’activités et d’acteurs et que de l’aborder en global ne permettra pas d’avancer.

Pour les clients et partenaires que j’accompagne on travaille de plus en plus sur des solutions très ciblées répondant à un besoin précis et à la maturité de leur entreprise et de leurs cibles.

Ces derniers mois j’ai beaucoup accompagné sur des démarches vers les professionnels de santé et cela me semble essentiel. Il est très compliqué de lancer des solutions digitales vers, ou via, les professionnels de santé tant que leur maturité sur le sujet est aussi basse et hétérogène.

Beaucoup d’acteurs s’y mettent et cela me semble très important. J’interviens régulièrement lors de symposium médecins sur des sujets e-santé ou des programmes que j’appelle « Pathologie 2.0 ». Jai déjà exploré des thèmes comme Oncologie 2.0, Diabète 2.0, Psoriasis 2.0, SEP 2.0 ou les RIC.. à chaque fois j’apprends plein de choses des échanges avec les médecins tant hospitaliers que de ville et je vois combien ils sont curieux et en attente sur ces sujets.

J’ai appris de 10 ans à travailler dans une culture japonaise un dicton qui va très bien à la e santé :

« Quand tu vas dans un village, vis comme les villageois ».

Ce que je veux dire par là c’est que s’agissant de e-santé il faut que les acteurs adoptent les codes de la santé. La compliance bien sur, mais aussi le besoin de preuves et l’évaluation des solutions qui seront mises en place avec un très haut niveau d’exigence pour les accompagner.

Chacun pense ce qu’il veut de la pharma mais travailler dans un cadre réglementaire aussi strict et sur des produits aussi spécifiques est formateur. Ce n’est pas à toi que je vais apprendre ça.

Mais si nous voulons que la santé digitale avance il faut répondre aux besoins et aux usages des utilisateurs, des patients.

Il faut revoir complètement la culture des entreprises de santé, être plus orienté client et « designer » nos solutions pour et avec les utilisateurs.

C’est en cela que les big tech ont l’avantage, c’est dans leur ADN.

Concernant le cas spécifique de la France je pense que nous disposons d’un système précieux mais souffrons d’un mal majeur…le cloisonnement.

Je pense souvent à Alice au pays des merveilles quand je parle e-santé en France. :

« Vous voulez que je vous l’explique en plus compliqué ? »

Le mal Français est là. Mais nous avons de grands talents, de belles entreprises, des startups prometteuses.. .Il faut dans notre domaine aussi un choc de simplification.

A bon entendeur.

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Les prochaines dates de Lionel :

  • 07 Mars : TedX Istec, keynote dans la tendance « La médecine des immortels »
  • 13 Mars : Journée de la Femme digitale, organisation et animation d’une table ronde sur « 2015, année du Uber de la santé ? »
  • 19 Mars : Matinée organisée par l’Atelier BNP Paribas, participation à la table ronde »Médecine prédictive : le soignant doit-il devenir un data scientist? »
  • 20 Mars : DII L’Industrie Pharma à l’ère digitale, intervention sur le thème : Nouveaux acteurs de la santé prédictive et de l’exploitation des données, les GAFAMS : concurrents ou partenaires ?
  • 21 Mars : Pharmagora, e-santé et les opportunités pour le pharmacien d’officine – keynote avec Umanlife et iHealth
  • 27/29 Mars : Hackathon e-santé – 48h pour innover au service des patients BeMyApp- NOVARTIS, membre du jury
  • 7 Avril : CCM Benchmark e-Santé 2015 – Nouvelles stratégies digitales – Introduction et animation de la table ronde « E-Santé et transformation digitales : les nouveaux enjeux »

TESSI : application mobile pour le Traitement Et Suivi de Santé Individualisés

Le laboratoire Arrow Génériques lance une application mobile pour le suivi de données de santé et de bien-être : TESSI. Découverte.

AppliTessiPour permettre de suivre au quotidien ses données bien-être tels que activité physique, plan diététique ou sommeil mais également ses données de santé (cholestérol, diabète, ou suivi de la grossesse), le laboratoire Arrow Génériques lance l’application mobile TESSI : Traitement Et Suivi de Santé Individualisés.

Cette application permet de se fixer des objectifs, d’évaluer ses risques et de suivre ses performances au quotidien. Elle met à disposition un tableau de bord permettant de colliger en un seul endroit les données générées par différents objets connectés. Il s’agit de la première application qui relie un patient avec son professionnel de santé. En effet, via un tableau de bord partagé, le pharmacien ou professionnel de santé peut accéder aux données de santé de ses patients collectées dans l’application.

L’application propose plusieurs types de données autour de différentes thématiques :

  • Suivi de poids : poids, masse grasse, tour de taille, indice de masse corporelle (IMC) et rapport taille-hauteur à partir de l’entrée manuelle de données ou l’entrée automatique par des appareils de santé connectée tels que les balances A&D Medical, Fitbit, iHealth, Medisana, Withings et Wahoo Fitness.
  • Suivi de la pression artérielle : pression Systolique et Diastolique, Pouls au repos et Pression artérielle moyenne (PAM) à partir de l’entrée manuelle de données ou par des appareils de santé connectée tels que les tensiomètres A & D Medical, iHealth, Medisana et Withings.
  • Suivi du nombre de pas quotidien à partir de la saisie manuelle ou à partir des Trackeurs de santé connectée comme BodyMedia, Fitbit et Jawbone.
  • Suivi de l’activité physique : cardio et musculation, à partir de données entrées manuellement ou importées par RunKeeper ou Moves.
  • Suivi de cholestérol LDL par la saisie manuelle de vos résultats d’analyse biologique dans l’application.
  • Suivi de la glycémie : diabètes de type 1 et type 2. Ce module propose le suivi de la glycémie et de l’hémoglobine glyquée par la saisie manuelle des résultats des tests ou par lecteurs de glycémie connectés dans l’application.
  • Programme nutritionnel personnalisé définissant un nombre de calories journalières et par repas, en fonction du profil renseigné en amont.
  • L’évaluation des risques pour la santé : informe l’utilisateur de ces risques, des valeurs cibles et de sa propre situation sous forme de tableaux tels que les risques d’incidents cardiovasculaires, les risques de diabète de type 2 et de syndrome métabolique.
  • Votre Coach Santé : envoie de messages personnalisés en temps réel pour permettre à l’utilisateur d’améliorer ses pratiques en matière de prévention des risques. L’application génère des rappels pour ne pas oublier de se peser, de prendre sa tension artérielle, son rendez-vous chez le médecin traitant ou chez un spécialiste.
  • Edition d’un rapport de données : rapport synthétique en PDF, qui peut être consulté, imprimé ou partagé avec ses professionnels de santé par e-mail ou SMS.
  • Note texte, audio, photo et journal de bord : prise de note, des enregistrements audio ou de télécharger des photos que vous souhaitez partager avec les professionnels de santé qui vous suivent.

L’application TESSI Patient est compatible avec une grande variété d’appareils de santé connectée (références compatibles disponibles dans la rubrique « santé connectée »). On peut lier l’ensemble de ces objets connectés à l’application et synchroniser ses données en temps réel. L’application fonctionne avec divers trackers d’activités, pèse-personnes, tensiomètres, moniteurs de fréquence cardiaque, glucomètres, oxymètres et thermomètres.

apple store &   Android app on Google Play

Source : Arrow Génériques

 

Le meilleur du digital santé de février 2015

Découvrez les dernières nouveautés du digital santé francophone au cours du mois de février 2015.

meilleur200Vous pouvez également retrouver toute cette veille et plus encore sur mes différents scoop it ! :

…et tous les autres canaux :


 

Nouveaux sites, blogs, contenus et campagnes web

 


 

M-santé

 


 

Santé connectée

 


 

Médias sociaux

 


 

E-santé

 


 

Big Data / Open Data

 


 

Pharmacie 2.0

 


 

Etudes, enquêtes & débats

 


 

Evènements

 

Si j’ai oublié quelques nouveautés, n’hésitez pas à m’en faire part…

 

Qardiocore : premier électrocardiographe connecté

Un nouvel objet connecté santé fera son apparition dans les prochaines semaines permettant de mesurer l’activité du cœur: Qardiocore. Présentation.

Aujourd’hui la santé connectée a le vent en poupe avec l’apparition de nombreux objets connectés pour accompagner le patient dans son suivi, l’observance ou le professionnel de santé dans sa pratique médicale.

Dans cette tendance, la société Qardio lance le premier électrocardiographe connecté permettant de mesurer l’activité de son coeur : Qardiocore. Cet électrocardiographe connecté se place sur sa poitrine afin de mesurer l’activité du coeur.  Discret, il se porte sous un vêtement pour le conserver tout au long de la journée.

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Qardiocore permet de faire soi-même ses électrocardiogrammes et de transmettre les données mesurées au sein d’une application dédiée sur son smartphone par Bluetooth.

L’objectif de cet objet connecté est donc de pouvoir surveiller son cœur au quotidien et d’accéder à un historique des données. Cette auto-surveillance quotidienne ne doit pas remplacer la consultation d’un médecin généraliste ou spécialiste mais permettre un réel suivi pour certaines pathologies cardiaques.

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Cet objet devrait être lancé au cours du printemps 2015.

Source : Qardio

 

Withings lance le Withings Health Institute

Le leader Français de la santé connectée Withings a lancé il y a quelques semaines son institut d’études baptisé Withings Health Institute. Découverte.

Aujourd’hui, la santé connectée constitue une révolution pour la prise en main de sa santé et l’avènement d’une médecine préventive, prédictive et personnalisée. La donnée a une place fondamentale dans ce véritable changement de paradigme pour la médecine. L’analyse des données issues de la santé connectée doit permettre d’optimiser chaque jour le pilotage du système de soins.

Face à ce constat, la société Withings a lancé il y a quelques semaines le Withings Health Institute qui œuvre à la diffusion d’études inédites pour accélérer la révolution de la santé connectée.

Withings-health-institute

Il s’agit d’un portail unique destiné à la diffusion des nouveaux savoirs générés par les objets connectés, élaboré en collaboration étroite avec des médecins et des instituts de recherche pour offrir au public des analyses pertinentes élaborées selon des méthodologies scientifiques rigoureuses. On y trouve des analyses inédites élaborées par Withings, les dernières actualités de la santé connecté et des résultats d’études scientifiques. Citoyen, chercheur, médecin, décideur public, chacun y trouvera un contenu éclairant sur les nouveaux usages.

Cette plateforme met à disposition des internautes une bibliothèque de ressources où l’on peut consulter et télécharger ebooks, livres blancs, infographies…autour de du quantified self et de la santé connectée. On y trouve des études et livrables développés par Withings autour de l’activité, du sommeil ou du poids et des ressources externes permettant un meilleur éclairage.

Un livre blanc sur la santé connectée

withings-livre-blanc-sate-cParmi les ressources mises à disposition, Withings propose un livre blanc sur la santé connectée en collaboration avec des médecins spécialistes de l’automesure, qui dresse un panorama des nouvelles pratiques médicales issues de la révolution de la santé connectée.

Il fait le point sur la littérature scientifique et médicale, et détaille les bienfaits de l’automesure. Il analyse le changement de paradigme pour le système de soins, le potentiel en matière de gestion des maladies chroniques et l’évolution attendue dans la relation médecin-patient. Enfin, il formule plusieurs propositions pour accélérer l’avènement d’une médecine préventive, personnalisée et prédictive.

Un Observatoire de l’activité physique

Withings a également mis en place un Observatoire de l’activité physique, véritable outil de veille en temps réel sur le niveau d’activité physique des Français. Les données de cet observatoire sont issues des mesures des trackers d’activité de la gamme de produits Withings.

Cet observatoire permet de suivre en temps réel la prévalence des principaux facteurs de risque liés aux modes de vie : la sédentarité, le surpoids et l’obésité ou encore la pression artérielle élevée. On y trouve de façon interactive les données et informations exclusives recueillies auprès de la communauté Withings. Quelle région française est la plus touchée par le phénomène de sédentarité ? Toutes les tranches d’âge sont-elles concernées ?

observatoire-withings

Prochainement, l’observatoire sera complété des données de la communauté concernant la pression artérielle et la masse corporelle.

Source : Withings

Quel regard des Français sur l’e-pharmacie et les objets connectés ?

Le Groupe PHR, groupement de pharmaciens, a publié les résultats de son étude en partenariat avec l’IFOP sur le regard des Français sur l’e-Pharmacie et les objets connectés santé. Découverte.

PHRD’un point de vue générale, cette étude* « Le regard des Français sur l’E-pharmacie et les objets connectés santé », menée par le Groupe PHR,  montre que les Français sont en demande d’une ouverture des officine au numérique : conseils santé, vente d’objets de santé connectés ou encore informations sur les médicaments….

Principales attentes « spontanées » : information sur les traitements et les médicaments (24%), via des conseils, accès aux notices des médicaments ou leur composition, commander et acheter des médicaments et traitements, afin de comparer les prix et consulter les offres et promotions (22%).

Selon cette étude, 12% des Français souhaitent la présence d’écrans en libre-service au sein des officines pour leur apporter davantage d’autonomie et l’accès à un espace digital personnalisé regroupant leurs informations de santé et permettant de renouveler une ordonnance, suivre l’état de leurs vaccinations, avoir accès à leur dossier médical en ligne ou encore de mettre à jour leur carte vitale.

Concernant  les applications santé, les Français plébiscitent :  la circulation d’informations sur un traitement en cours (43%), l’aide à l’automédication (38%), et l’information sur les pathologies (32%).

Les Français voient un réel avantage au développement de l’e-Pharmacie et de site web pour les accompagner dans leurs démarches et parcours de soin : renouvellement d’ordonnance en ligne (50%),commander les produits et les recevoir directement à domicile (39%) ou venir les retirer en officine (35%).

Objets connectés : 77% des Français favorables au partage des données avec son pharmacien

Selon cette étude, 13% des Français dispose déjà au moins d’un objet connecté de santé. Plusieurs attentes vis-à-vis de ces objets connectés : surveillance et mesure de leur constantes (44% et 37%), suivi d’une pathologie chronique (31%) ou suivi de l’état de sa vaccination (13%).

Les objets connectés séduisent les Français. Ceux-ci souhaiteraient voir dans leurs pharmacies : le tensiomètre (58%), le lecteur de glycémie (35%) et un outil d’analyse du sommeil (30%). Concernant les données, seuls 10% estiment pouvoir les interpréter eux-mêmes. Aux yeux des Français, les professionnels de santé (médecins et pharmaciens) restent des référents indispensables à l’interprétation des données de santé collectées.

Pour le type de données, les Français sont prêt à partager les données médicales concernant le suivi de traitements (88%) ou les rendez-vous avec les professionnels de santé (64%).

Les Français pour la « digitalisation » des officines

Les Français souhaitent globalement que les officines se modernisent et proposent de nouveaux services en phase avec les évolutions d’aujourd’hui. Ils sont par exemple favorables à la mise en place de services dématérialisés comme la prise de contact par SMS/e-mail pour être informé de la préparation de leur commande (83%) ou confirmer un rendez-vous (70%). Les outils digitaux doivent les accompagner dans un meilleur suivi des traitements ou permettre l’accès à distance à des professionnels de santé avec le médecin ( 57 %) ou le pharmacien (48%).

* Etude PHR / IFOP réalisée du 8 au 13 janvier 2015. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing), selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Source : Groupe PHR

 

 

 

SIdO : l’événement 2015 de l’Internet des Objets

Un nouvel événement professionnel dédié à l’Internet des Objets se tiendra les 7 & 8 avril 2015 à la Cité Internationale de Lyon : SIdO. Un évènement dont Buzz e-santé est partenaire. Présentation.

250x250-SIDO-animLa première édition de SIdO, le Showroom Professionnel de l’Internet des Objets se tiendra à la Cité Internationale de Lyon les 7 et 8 avril prochain, avec comme objectif de faire converger le monde industriel et numérique.

Avec 3.000 professionnels attendus, SIdO s’impose comme comme LE rendez-vous national où industriels, offreurs de technologies, acteurs du numériques, laboratoires de recherche, startups, investisseurs, designers, entrepreneurs, collectivités et médias se retrouvent pour explorer et faire de l’internet des Objets, la nouvelle économie.

« Résolument pragmatique et fédérateur de tout l’éco-système de l’IdO, SIdO favorise la coopération de tous les acteurs privés / publics et la co-construction d’une offre industrielle innovante et compétitive » soulignent les organisatrices, Stéphanie Gibert et Paola Jesson.

A travers l’espace de co-working, les sessions d’intelligence collective SIdO veut décloisonner les univers, stimuler les innovations et la co-création. Les participants pourront expérimenter la fabrication collaborative au coeur du Fab Lab « Objets connectés » et passer du concept au prototype.

SIdO proposera un programme de conférences avec des témoignages d’experts et des retours d’expériences, des rendez-vous d’affaires, des animations Business (Innovation dating, appels à idées), ainsi que des surprises connectées autour de son Showroom technologique et usages.

« Nous avons pu mobiliser un collectif de Mentors à nos côtés, tels que Bruno Bonnell (Robopolis), Jean-Louis Fréchin (Désigner et architecte français), Karim Houni (IOT Innovation du Groupe SEB), Nicolas Nova (Head Genève, ENSCI), Jean-Luc Errant (Président de Cityzen Sciences), Rémy Bourganel (designer et fondateur du programme SociableMedia), Luc Bretones (Directeur du Technocentre d’Orange)… et d’autres grands noms. De belles signatures dont nous sommes très fières, pour cette première édition ! » se réjouissent-elles.

Sans compter le soutien actif de la Région Rhône-Alpes, du Grand Lyon et du programme Expobooster Only Lyon Tourisme et Congrès ainsi que des réseaux professionnels avec Minalogic, Cap’Tronic, Jessica France, Imaginove, ARDI Rhône-Alpes, ENE, Cluster Edit, Thésame, Embedded France, I-Care, Transition Numérique +, Rezopole….

SIDO-600px

Le SIdO en bref :

  • 3 000 décideurs, visiteurs professionnels
  • un programme de conférences enjeux, prospectives et usages,
  • un cycle de workshops études de cas / solutions technologiques,
  • une exposition showroom techno et usages
  • des rendez-vous d’affaires planifiés à l’avance
  • un espace de co-working pour les start-ups
  • 150 exposants

Partie prenante de l’Internet des Objets, le thème de la santé & du bien être sera bien évidemment présent.

Source : CObees

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