Merck Serono lance deux dispositifs connectés pour un meilleur suivi du patient

Le laboratoire Merck Serono, pionnier dans la médecine connectée, lance deux solutions connectés pour accompagner les patients dans le suivi de leur pathologie. Présentation.

merck-living-innovationDans une démarche d’innovation continue, le laboratoire Merck Serono a voulu mettre à disposition des patients et des professionnels de santé des solutions combinées, allant au-delà du médicament. Ces solutions allient médicament, dispositif médical et services associés, pour une meilleure prise en charge du patient et de sa pathologie.

« En tant que pionnier de la médecine connectée, Merck Serono s’est naturellement tourné vers les outils digitaux afin d’utiliser tout le potentiel des dernières avancées technologiques pour créer un véritable médicament connecté » indique Pierre-Henry Longeray,  Président de Merck Serono France.  « L’apport continu des nouvelles technologies et des progrès de la science représente une vraie opportunité et nous permettra d’aller encore plus loin, que ce soit pour échanger des données de manière plus simple, pour augmenter l’observance ou pour proposer des dispositifs médicaux toujours plus performants« , ajoute t-il.

Deux offres de solutions connectées disponibles : Sclérose en plaques et Croissance

Ces deux offres de solutions connectées associent :

  • des dispositifs médicaux uniques et innovants : les auto-injecteurs électroniques Rebismart®pour la Sclérose En Plaques (SEP) et EasypodTM pour le traitement par hormone de croissance, connectés à leur plateforme respective.
  • des plateformes en ligne : MSdialog® pour la SEP et EasypodTM Connect pour le traitement par hormone de croissance. Chaque plateforme permet de suivre les données d’observance du patient et de les partager avec les professionnels de santé.
  • des services : des programmes d’apprentissage patients validés par l’ANSM (PSAI, PSEP), des sites Internet comme www.sep-info.fr et www.sepetsport.fr, une application SamSEP®, ainsi que des DVD et brochures d’information.

La solution Sclérose en plaques (SEP) : comment ça marche ?

Lors de l’initiation de son traitement par Rebif®, le patient est formé à son domicile ou dans le cadre d’un réseau de soins ou à l’hôpital par une infirmière sur le dispositif d’auto-injection RebiSmart® et l’accès à la plateforme MSdialog®.

Depuis son domicile, le patient réalise ses injections grâce à l’auto-injecteur électronique RebiSmart®. Ce dispositif d’injection électronique permet une personnalisation d’un certain nombre de paramètres d’injection (vitesse d’injection du produit, vitesse de pénétration de l’aiguille, profondeur d’injection…), la programmation de rappels et un suivi facilité. Le patient place ensuite l’auto-injecteur RebiSmart® sur un transmetteur sans fil, qui permet l’envoi des données d’injection sur la plateforme MSdialog®.

msdialog

La plateforme MSdialog® a été conçue comme un véritable journal de bord pour le patient. Elle lui permet de suivre régulièrement les données concernant la prise de son traitement, et de programmer des rappels par SMS ou par e-mail pour ses rendez-vous médicaux et ses injections. Le patient peut également renseigner des questionnaires concernant  l’impact de la maladie sur sa vie quotidienne (ressenti du patient concernant sa fatigue,  son bien-être psychologique,  le soutien apporté par son entourage, ses performances intellectuelles, son niveau de douleur …)

MSdialog® consolide les données  renseignées par le patient et permet de visualiser de façon claire, synthétique et simultanée l’évolution de la prise du traitement ainsi que  de l’impact de la maladie sur la vie quotidienne du patient.

De son côté, l’équipe médicale peut, à tout moment, accéder à ces informations, et observer le déroulement de la prise du traitement ainsi que les ressentis du patient. Le médecin peut dès lors identifier rapidement les sujets prioritaires et les aborder plus facilement lors de la consultation.  La plateforme MSdialog® se décline donc en différentes interfaces distinctes, pour le patient et pour les professionnels de santé, avec des accès dédiés.

Cette solution offre pour le patient :

  •  un sentiment de confiance et de sérénité dans la prise du traitement : le patient est rassuré de ne pas oublier d’aborder des sujets importants sur sa maladie et peut se programmer des rappels
  • un suivi optimal grâce au partage des informations liées à l’observance et ressenti de l’impact de la maladie sur la qualité de vie avec l’équipe médicale
  • une meilleure préparation des consultations et des échanges avec l’équipe soignante
  • un meilleur engagement au quotidien dans la prise en charge de sa maladie

Et pour l’équipe médicale :

  • une meilleure connaissance du patient, grâce à une synthèse objective de l’évolution de l’observance et de la qualité de vie depuis la dernière consultation.
  • L’identification plus rapide des points critiques pour le patient, et un dialogue facilité à propos des sujets difficiles, permettant une optimisation du temps de consultation
  • La possibilité d’avoir accès à ces informations à tout moment, en temps réel, et de pouvoir les utiliser avant, pendant ou après une consultation

La solution Croissance avec Easypod

L’offre Croissance va au-delà du traitement par Saizen® en associant l’auto-injecteur électronique EasyPod®, la plateforme Easypod Connect® et les services personnalisés (Programme d’apprentissage PSAI validé par l’ANSM, mises à disposition de dispositifs médicaux innovants et de brochures d’informations).

easypod

L’objectif est double : il s’agit d’améliorer la prise en charge du patient de façon à lui proposer des solutions et actions en adéquation avec ses besoins et ceux de son entourage, tout en optimisant les décisions thérapeutiques et le temps de consultation de l’équipe médicale.

Pour les patients : impact sur l’observance du traitement

  • meilleure compréhension du traitement, dès les premières injections
  • augmentation de l’engagement du patient dans son traitement
  • sentiment d’être plus acteur de son traitement et de sa pathologie

Pour les professionnels de santé :

  • suivi à distance et en temps réel des patients pour une amélioration de leur prise en charge
  • optimisation des consultations  en se basant sur une lecture directe de la courbe de croissance (ou vitesse de croissance) du patient
  • adaptation des décisions thérapeutiques en fonction des données réelles de prises de traitement et de l’impact de l’efficacité du traitement sur la croissance

Source : Merck Serono

Le meilleur du digital santé de novembre 2014

Découvrez les dernières nouveautés du digital santé francophone au cours du mois de novembre 2014.

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A la rencontre de Pierre Desmarais

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre de Pierre Desmarais, avocat spécialisé dans le domaine de la santé et du numérique.

Photo PBD portrait 04 06 14 - copieBonjour Pierre. Peux-tu te présenter brièvement ?

Avocat au Barreau de Paris et Correspondant Informatique et Libertés (CIL), j’exerce une activité de conseil en droit de la santé et des nouvelles technologies. J’accompagne au quotidien start-ups, PME et grands groupes développant des produits et services innovants dans le domaine de la santé et des data. Je suis également membre du conseil d’administration du Healthcare Data Institute et chargé d’enseignement à l’Ecole de Formation des Barreaux (EFB) et à l’Université Paris VIII. Auparavant, j’ai travaillé à la direction juridique du Centre Hospitalier Universitaire de Rennes, ce qui m’a permis d’apprendre à connaître de l’intérieur le monde de la santé.

Tu accompagnes différents acteurs du monde de la e-santé sur des problématiques juridiques. Quels sont les freins rencontrés aujourdhui ?

En principe, ils se heurtent à trois obstacles principaux.

Le premier tient évidemment à la législation relative à la protection des données, qu’il s’agisse de gérer les obligations CNIL ou de déterminer si le recours à un hébergeur de données de santé est nécessaire.

Mais en réalité, les textes sur « linformatique de santé » (dispositifs médicaux, LAP et LAD, PSSIE, etc.) représentent une contrainte souvent plus importante puisqu’il s’agit alors non pas simplement de se mettre en conformité, mais plutôt de démontrer « linnocuité du système dinformation » pour le malade. Souvent, les acteurs de l’e-santé cherchent à éviter de se confronter à ce pan de la législation, mais cela peu en pratique conditionner leur accès au marché, voire leur business model. Par exemple, aujourd’hui, il est impossible de prescrire une application de m-santé si elle ne constitue pas un dispositif médical.

Mais le modèle économique peut susciter d’autres préoccupations majeures. Gérer les relations avec les financeurs et partenaires peut ainsi s’avérer délicat. Il faut savoir convaincre de la pérennité du projet malgré les obstacles.

Comment vois-tu évoluer la législation française et européenne dans le domaine de la santé connectée et de le-santé en général ?

Initialement, la santé a été exclue du champ d’intervention de l’Union Européenne. Seuls les Etats membres pouvaient légiférer en la matière. Ce cloisonnement a été mis à mal une première fois par le biais de la législation sur le travail, puis une seconde fois avec les textes relatifs à l’environnement et à la sécurité alimentaire. L’e-santé constitue une nouvelle offensive – sans aucune connotation péjorative – de l’UE sur le terrain de la santé. C’est grâce à elle que la télémédecine a été légalisée en France. Et on peut s’attendre à ce qu’elle réglemente rapidement l’e-santé et la m-santé, comme en témoigne l’appel à contribution sur le livre vert relatif à la m-santé. A mon sens, on va donc voir l’UE intervenir de plus en plus fréquemment en la matière. C’est assez normal finalement, puisqu’à l’instar de tout service de la société de l’information, son déploiement ne saurait être régulé à un échelon exclusivement national.

Au niveau français, j’espère une actualisation du cadre juridique afin que l’e-santé puisse s’y intégrer naturellement. Aujourd’hui, on a plutôt l’impression d’une succession de patchs destinés à colmater des brèches ou à s’adapter à des évolutions non maitrisées.

Mais ne négligeons pas l’importance de la France sur la scène de la santé connectée. Outre l’innovation technique, de l’opération Lindbergh à Withings, on peut relever des innovations majeures au plan juridique, comme la création des hébergeurs de données de santé. Le cadre posé est peut-être trop contraignant, mais la multiplication des fuites de données met en évidence le bienfondé du concept. Ce serait pas mal d’éviter un « eHealth Leaks », non ?

LogoColorTextBelowOn parle beaucoup de gestion des données de santé et de Big Data. Quel est ton avis sur le sujet ?

Le Big Data et son corollaire, l’Open Data, représentent un peu la révolution industrielle de la santé. Les promesses sont remarquables, mais les difficultés juridiques sont proportionnelles.

Sur ce dernier point, soyons honnêtes, le cadre juridique n’est pas vraiment adapté à cette nouvelle pratique. Là encore, rien d’étonnant. Le concept est nouveau – à tel point qu’on peine encore à le définir avec précision – le législateur ne pouvait donc pas anticiper lors de la dernière révision majeure de la loi informatique et Libertés. Cela devrait rapidement évoluer, toujours sous l’influence de l’UE qui prépare un nouveau texte en la matière, plus adapté aux besoins des entrepreneurs. Dans cette attente, le Big Data reste possible, dès lors que le responsable est prudent dans la mise en œuvre du traitement. Avec le Healthcare Data Institute, j‘espère que nous verrons apparaître sinon des solutions, à tout le moins des pistes de réflexion, pour pouvoir exploiter toutes ces bases de données de santé sereinement.

Observateur de le-santé en France depuis plusieurs années, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France ?

La vision de l’avenir reste délicate.

Tout dépendra en fait d’une part du temps que mettront les professionnels et patients à s’approprier ces nouveaux services, d’autre part de la souplesse qui sera introduite dans les textes par les législateurs français et européen. Mais je suis assez optimiste sur ce second point, et je pense qu’avec cela nous devrions voir se stabiliser les outils existants, en même temps que de nouveaux apparaîtront.

Pour moi, ce à quoi nous avons déjà assisté n’est en effet qu’un début !

 

Pour aller plus loin : www.desmarais-avocats.fr / @DesmaraisPierre

 

Hacking Health Camp : plus grand hackhaton santé européen

Hacking Health et Alsace Digitale organise la 2ème édition du Hacking Health Camp en France en mars 2015. Buzz e-Santé est partenaire de cet évènement. Découverte.

HackingHealthCampHacking Health Camp est un évènement international sur 4 jours qui vise à briser les barrières de l’innovation en santé. Il s’agit du plus grand hackhaton santé européen qui se déroulera du 19 au 22 mars 2015 à Strasbourg.

Chaque jour, un évènement crée un espace collaboratif entre professionnels de santé, designers, hackers, makers et entrepreneurs. Un évènement à destination de toutes les personnes intéressées par l’innovation en santé, inspirant professionnels de santé et professionnels du numérique sur leurs opportunités communes dans l’avenir de la santé. Cet évènement est conçu pour répondre aux principes suivants : s’inspirer, apprendre, passer à l’action.

L’idée est simple : l’inspiration étant l’essence même de la création, quoi de mieux que d’écouter des médecins, entrepreneurs et philosophes visionnaires et de rencontrer des startups qui ont déjà commencé à innover. Puis continuer sur un échange sur les données de santé et apprendre à identifier les opportunités tant techniques que médicales sur le sujet de la santé. Au final transformer tout cela en action en travaillant ensemble pour créer des innovations et inventer le futur.

Lors de la première édition, professionnels de santé, designers, développeurs, ergonomes et ingénieurs ont exprimés leurs besoins sur des sujets comme : l’éthique, les données de santé, l’intéropérabilité, quelles évolutions au niveau mondial du numérique en santé ? Où sont les limites technologiques ? Quelles solutions à propos des aspects légaux ? Quelles données existent, comment y accéder et les utiliser pour améliorer la santé pour répondre à la promesse du big data ?

Avec Hacking Health Camp vous trouverez des réponses à ces questions.

Qu’est-ce qu’un hackhaton ?

Évènement de 50 heures où “ceux qui utilisent” (les professionnels de santé) et “ceux qui fabriquent” (développeurs, designers, ergonomes et ingénieurs) collaborent sur des défis soumis avant l’évènement. Le dernier jour chaque équipe présentent un prototype fonctionnel à un jury et à toute l’assemblée.

Hacking Health c’est de l’expérimentation par la collaboration. Le concept se base sur le fait que la collaboration entre experts médicaux et technologiques amènera des solutions innovantes aux problématiques de santé. En concevant et en testant rapidement des prototypes il est possible d’identifier les quelques idées qui ont du potentiel et dans le même temps permettre aux autres d’apprendre plus et de l’appliquer à de nouvelles idées.

HH-support

Le thème de cette édition : le Big Data et son impact sur le secteur de la santé

C’est une évidence : les produits en santé, existants et futurs, doivent ouvrir leurs données pour mieux s’intégrer au reste du système de santé. En partageant ces données, le secteur de la santé reconnaît le large éventail de compétences requises, la diversité des besoins et des particularités à considérer pour répondre à ces besoins. Il est toutefois important de rester vigilant sur la sécurité des données de santé et leur préservation à l’égard de leur propriétaire. Nous devons évoquer l’ouverture des données dans un système de santé garantissant la sécurité des données de santé personnelles et permettant une amélioration de la prise en charge par une meilleure communication entre les outils. Si toutefois les données doivent être exposées à l’extérieur du système, cela doit être de manière anonyme.

Hacking Health Camp est le lieu de l’innovation par l’action et ambitionne de devenir le plus important évènement sur l’innovation en santé en Europe.

Information et inscription

Buzz e-santé est partenaire de Hacking Health Camp.

Source : Hacking Health Camp

 

Infographie : résultats de l’Indice de confiance numérique & santé 2014

Le Cercle des Décideurs Numérique & Santé publie la 3ème édition de son indice de confiance de la e-Santé en France en partenariat avec Care Insight, Laumacom, DSIH et Ticsante.com. Découverte des principaux résultats.

Ce baromètre qui offre une vision à 360° de la e-santé porte sur 6 indicateurs : infrastructures, production et coordination des soins, télémédecine, e-santé à domicile, médias sociaux en santé, création de valeur économique & industrielle. L’indice de confiance numérique & santé est réalisé sur la base d’un sondage auto-administré sur le web, auprès d’un panel d’acteurs de santé et d’experts de la e-santé.

Après une timide hausse de l’Indice de confiance numérique & santé en 2013 par rapport à l’année 2012, la nouvelle édition de ce baromètre dessine un paysage morose voire déprimé de la e-santé en France. “Le plus frappant dans cette tendance globale à la baisse, c’est la disparité de vision entre les différents acteurs” souligne Sandrine Degos, Fondatrice du Cercle des Décideurs Numérique & Santé et Présidente de Care Insight.

On observe des divergences de vision entre les acteurs puisque les représentants des collectivités territoriales et les élus font preuve d’un bel optimisme (leur niveau de confiance à 5 ans augmentant de 12 % entre 2013 et 2014), tandis que la confiance des professionnels de santé s’enfonce de 10 % (20 points d’écart entre ces deux familles d’acteurs).

Quelques tendances se dégagent de cet indice :

  • La confidentialité des données, un enjeu majeur : perte de confiance sous l’effet des différentes annonces médiatiques des acteurs internationaux du net, les fameux “GAFA” (Google, Amazon, Facebook et Apple), du flop actuel de l’open data en santé ou de l’absence de communication lisible des autorités et institutions en ce domaine
  • Confiance en la télémédecine : la téléconsultation ou la téléexpertise sont plébiscitées. La généralisation passera par la rémunération des actes de télémédecine (attente de l’article 36 du Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2014).
  • L’avenir de l’e-santé est au domicile des Français : confiance en hausse avec l’arrivée de nombreux objets connectés (auto-tensiomètres, balances, glucomètres connectés, détecteurs de chute, piluliers, …), de dispositifs médicaux communicants ou des gérontechnologies.

Découvrez les principaux résultats en infographie :

infographie baromètre e-Sante 2014 vectorisé

 

Source : Cercle des Décideurs Numérique & Santé

Le meilleur du digital santé d’octobre 2014

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Le meilleur du digital santé de septembre 2014

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