FrenchMedicine : service de téléconsultation médicale pour expatriés

Un nouveau service de téléconsultation médicale pour expatriés et francophones a récemment été lancé : FrenchMedicine. Découverte.

Lorsque l’on vit dans un pays étranger, il n’est pas toujours évident d’avoir un accès au soin ou à un professionnel de santé dans la spécialité recherchée  et/ou de culture médicale française. Faute de trouver le bon médecin, les expatriés organisent un voyage en France ou ajournent leur consultation.

La prise en charge par le système médical est donc fragilisée. Pour répondre à cette problématique, un nouveau service de téléconsultation médicale dédié aux expatriés a été lancé : FrenchMedicine.

frenchmedecine

Frenchmedicine offre la possibilité de prendre rendez-vous avec des médecins spécialistes français et de consulter ces médecins en visioconférence. Tous les médecins qui exercent via cette plateforme sont des médecins spécialistes et/ou chirurgiens français, diplômés en France et en exercice en France.

FrenchMedicine offre la possibilité de consulter des médecins spécialistes français en visioconférence :

  • un avis médical d’un médecin spécialiste en français et dans le respect de la culture médicale française.
  • une offre médicale de qualité et diversifiée dans des pays où l’accès aux soins médicaux est limité, compliqué ou inadéquat.
  • une optimisation à terme du suivi médical en France. Le médecin peut planifier et organiser des consultations, examens médicaux ou interventions chirurgicales lors d’une venue en France.

Les consultations via cette plateforme concerne les types de soins suivants :

  • un 2ème avis médical
  • un suivi des traitements ou post-opératoire
  • une orientation dans le parcours de soins
  • des conseils, coaching personnalisé…

frenchmedicine2

La qualité des soins est assurée en premier lieu par la qualité des médecins qui consultent sur le site. Les  médecins sont formés de façon continue à la téléconsultation et à l’utilisation du service.  Un protocole de consultation par spécialité est mis à leur disposition qui reprend le déroulement et les spécificités des téléconsultations. Un suivi scientifique est opéré par un collège de médecins assurant la qualité de l’offre de soin fournie.

Tous les médecins exerçant sur la plateforme sont soumis au code de déontologie. Un CV est associé à chaque médecin. Il indique les titres du médecin et ses domaines de prédilection au sein même de sa spécialité. Le patient peut ainsi choisir le médecin au plus près de ses besoins. La véracité des titres est vérifiée par le service. Les médecins s’engagent par contrat à consulter selon les mêmes principes déontologiques qu’une consultation classique. Ils sont les seuls responsables des avis ou diagnostics proposés au patient.

La plateforme FrenchMedicine est conforme au Décret n° 2010-1229 du 19 octobre 2010 relatif à la télémédecine. Elle assure l’authentification des médecins. Ces médecins sont parfaitement identifiables (spécialité, nom, numéro d’Ordre des Médecins). Les visioconférences sont assurées par un protocole de transfert hypertexte sécurisé. Aucune donnée de santé n’est stockée par notre service. Chaque médecin conserve le dossier médical de ses patients dans les mêmes conditions que ses patients vus lors de consultations classiques.

Source : FrenchMedicine

 

Vigipen : seringue connectée pour patients diabétiques

La société suisse Vigilant a présenté lors du CES à Las Vegas début janvier une seringue connectée pour les diabétiques : Vigipen. Découverte.

Dans notre société d’aujourd’hui, le nombre de diabétiques ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui en France, on évalue à 3,5 millions le nombre de personnes atteintes de diabète. Je vous ai présenté récemment l’initiative du laboratoire Abbott avec son système flash d’auto-surveillance du glucose Freestylelibre.

Lors de la grande messe technologique au CES de Las Vegas début janvier, la société suisse Vigilant a présenté un nouvel objet connecté pour accompagner les patients diabétiques : la seringue connectée Vigipen.

vigipen

L’objectif de Vigipen est de favoriser le suivi de la pathologie en transformant le smartphone en véritable carnet d’auto-surveillance. Cette seringue connectée, reliée au smartphone en Bluetooth, permet d’effectuer la mesure de glycémie du sang, et injecter l’insuline.

Toutes les données recueillies via la seringue sont colligées dans l’application dédiée sur son smartphone. Il est ainsi possible de suivre ses résultats et de les partager avec des proches ou son médecin.

Pour Laurent Nicolas, directeur marketing de Vigilant, “un diabétique est souvent un peu tricheur : avant d’aller voir son médecin, il remplit son carnet d’auto-surveillance de données un peu bidons” .  Cette seringue Vigipen permettrait donc une meilleure observance des patients.

Vigipen2

Après une première génération de tracker de diabète appelé Bee, Vigilant lance donc avec Vigipen la première solution 100% automatisée de suivi des diabétiques.

Source : Vigilant

 

PagesJaunesDoc : service pour prendre en ligne ses rendez-vous médicaux

La société PagesJaunes lance un nouveau portail de prise de rendez-vous médicaux auprès des professionnels de santé : PagesJaunesDoc. Découverte.

Déjà présent sur le créneau de la prise de rendez-vous en ligne avec environ 50 millions de rendez-vous enregistrés dont 15 millions dans la santé, PagesJaunes lance un nouveau portail de prise de rendez-vous en temps réel auprès des professionnels de santé : PagesJaunesDoc.

Aujourd’hui, le portail PagesJaunes référence 300 000 professionnels de santé et  plus de 200 millions de recherches sur ce domaine sont effectués chaque années par internautes et mobinautes.

PagesJaunesDocCe nouveau service permet au professionnel de santé d’optimiser la gestion de son agenda tout en proposant au patient une prise de rendez-vous immédiate en ligne. Il répertorie les médecins généralistes, dentistes, dermatologues, gynécologues, kinés, ophtalmologues, ostéopathes et podologues.

PagesJaunesDoc propose au professionnel de santé d’accéder au service pour 59 euros HT par mois incluant :

  • la création d’une fiche détaillée présentant le cabinet, le prix de la consultation et les informations pratiques pour s’y rendre.
  • l’accès pour le patient au service de prise de rendez-vous directement sur l’agenda du site au jour et à l’heure qu’il désire.

Pour le patient, ce service propose de choisir une spécialité, une localisation, et de comparer en ligne les disponibilités en temps réel des professionnels de santé correspondant à sa recherche.

Pour le suivi des prises de rendez-vous, PagesJaunesDoc propose un dispositif de rappel systématique par sms et email. Le portail met également à disposition des professionnels de santé des données statistiques sur la consultation (nombre de rendez-vous enregistrés, chiffre d’affaires généré…).

Source : PagesJaunes

 

BRAiN’US : application mobile pour faire avancer la science et la médecine

L’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) et la start-up Ad Scientiam lancent une application mobile où chacun peut inviter la science chez lui en aidant les chercheurs à faire avancer la médecine : BRAiN’US. Découverte.

Portée par Jean Daunizeau, Chargé de recherche Inserm et co-directeur de l’équipe « Motivation, Cerveau, Comportement » à l’ICM, l’application BRAiN’US a pour objectif de recueillir des connaissances sur la manière dont le cerveau fonctionne.

Grâce au savoir-faire d’AdScientiam, start-up spécialisée en e-santé et incubée au sein de l’ICM, entreprise et chercheurs ont donné naissance à cet ambitieux projet de science participative.

brainus

En jouant avec l’application BRAiN’US, en toute confidentialité, vous contribuez à une expérience scientifique unique. Elle contient 8 tests ludiques, conçus sous la forme de jeux pour décomposer la manière dont le cerveau prend des décisions.

Découvrez différents tests: le jeu des « 3 trains de retard » permettant d’évaluer votre mémoire de travail, « l’heure de rendez-vous » qui stimule votre capacité de raisonnement ou celui de « la poule difficile » pour évaluer votre capacité d’apprentissage.

Le comportement de chaque joueur est ensuite analysé, avec celui des autres participants, grâce à des modèles mathématiques. Plus la communauté de joueurs est importante, plus les chercheurs pourront effectuer une synthèse précise des mécanismes mentaux élémentaires qui déterminent le comportement.

Les données obtenues chez le sujet normal sont indispensables pour comprendre et mieux traiter les fonctions cérébrales (mémoire, attention, intuition, etc…) altérées chez le sujet malade (cf. anxiété, dépression, schizophrénie…).

apple store &   Android app on Google Play

Découverte en vidéo :

Source : Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM)

 

iHealth Edge : bracelet connecté pour suivre son activité

iHealthLabs, le leader mondial dans le domaine de la santé connectée, a lancé il y a quelques semaines un nouveau bracelet connecté pour suivre son activité et son sommeil : iHealth Edge. Découverte.

Pour permettre de suivre son activité quotidienne et son sommeil, le spécialiste de la santé connectée iHealth lance un nouveau bracelet connecté : iHealth Edge.

Ce dispositif permet d’accéder à un aperçu général de son activité tout au long de la journée et d’aider à améliorer l’efficacité de son sommeil.

iHealth_EdgePour suivre son activité, ce bracelet connecté mesure le nombre de pas effectués, la distance parcourue et le nombre de calories brûlées. Il permet également de se fixer des objectifs et de recevoir des alertes pour se motiver.

L’application mobile associée, iHealth My Vitals qui héberge les données, propose les tendances de son activité et son historique. Les données colligées peuvent être partagées avec un proche ou son médecin. Outre le suivi d’activité, iHealth Edge offre la possibilité de mesurer la durée et l’efficacité de son sommeil.

ihealth-edge

Au-delà de ces différentes fonctionnalités, c’est le design de ce bracelet qui est intéressant et se démarque des bracelets concurrents. Sous l’aspect d’une montre ce bracelet avec son écran réfléchissant fait office de petit mirroir. Le hashtag #edgepic permet de partager sur les médias sociaux (Twitter, Instagram…) des photos prises via le reflet de ce bracelet.

Quelques exemples :

Source : iHealth

Santé mobile : les Prix 2015 dévoilés !

Avant la cérémonie des Trophées de la Santé Mobile, qui seront décernés le 26 janvier prochain, dmd Santé a dévoilé les prix des applications mobiles de santé de l’année dans les différentes catégories. Présentation.

Trophees-sante-mobile-250Parmi ces prix décernés se trouvent donc les futurs Trophées de la Santé Mobile 2015 ! Pour Guillaume Marchand, Président de dmd Santé et fondateur des Trophées de la Santé Mobile : “Il reste encore du chemin à parcourir, des innovations sont attendues. De fait, sur 34 catégories cette année, seulement 18 prix ont été attribués par le Jury”.

 

Prix des applications mobiles de santé destinées aux professionnels de santé :  9 lauréats sur 19 possibles…

Alors que le taux d’équipement des professionnels de santé en smartphone et/ou tablette est de près de 70 % selon l’une des toutes dernières enquêtes réalisées, sur les 19 catégories existantes, seules 12 disposaient d’applications éligibles (ayant obtenues une note égale ou supérieure à 16/20 lors des évaluations réalisées par dmd Santé) et le Jury n’a finalement attribué que 9 prix, une légère progression comparé à l’an dernier où 7 prix avaient été décernés.

Les lauréats par catégorie :

  • Outils transversaux : URG de Garde, conception l’équipe du Professeur Frédéric Adnet, service d’urgence de l’Hôpital Avicenne de Bobigny, réalisation John Libbey Eurotext
  • Radiologie / anatomie : Musculoskeletal Ultrasound, conception Dr. Jean-Louis Brasseur, Dr. Gérard Morvan et Pr. Nicolas Sans, réalisation Qualia Systemes
  • Hépato-gastro-entérologie : Hepatoweb Mobile, conception et réalisation Didier Mennecier
  • Néphrologie : iRein AFU, conception Association Française d’Urologie, développement SPdesigner
  • Rhumatologie : Indice Algo Fonctionnel Lequesne, conception et édition Laboratoires Expanscience
  • Gynécologie : Protocoles, conception Réseau Aurore, réalisation Matelli
  • Pneumologie : Guide des thérapeutiques inhalées dans l’asthme et la BPCO chez l’adulte, conception et réalisation Elsevier Masson
  • Oncologie : Onco-Logik, conception et réalisation Réseau ONCOLOR
  • Soins Infirmiers : iPansement, conception et réalisation Elevate

 

Prix des applications mobiles de santé destinées aux patients ou au grand public : 9 lauréats sur 15 possibles…

Si l’écart est moins flagrant que pour les applications destinées aux professionnels de santé, le constat global reste similaire. De fait, l’an dernier ce sont 12 prix qui avaient été attribués, la nouvelle édition montre donc que le champ des possibles est largement ouvert.

Les lauréats par catégorie :

  • Santé au quotidien : mesvaccins, conception Groupe d’Études en Préventologie, réalisation Paul-Henri Koeck
  • Diabète : DiabetoPartner, conception et réalisation MSD France, en partenariat avec la Fédération Française des Diabétiques
  • Sida et MST : TUP, conception et réalisation MSD France avec l’Association HF Prévention
  • Allergie, asthme et maladies respiratoires : ArbrallergiK, conception et réalisation laboratoire ALK Abelo en partenariat avec le Réseau National de Surveillance Aérobiologique
  • SEP et autres maladies neurologiques : SAM SEP, conception Merck Serono, développement Callimedia
  • Maladies rhumatismales et autres maladies des os et articulations : ArthMouv, conception et développement Sanofi France
  • Maladies du foie et des intestins : HepatoWeb HD, conception et réalisation Didier Mennecier
  • Cancer, lymphomes, leucémies : iChemoDiary, conception et réalisation MSD France
  • Santé de l’enfant : Ludicalm, conception et réalisation Sylvie Marie Brunet

 

Rendez-vous le 26 janvier pour les Trophées de la Santé Mobile

Le 26 janvier prochain, à l’occasion des Trophées de la Santé Mobile 2015, 4 Trophées et 1 Grand Trophée seront décernés parmi les applications ayant reçu un prix :

  • Trophée 2015 de l’application mobile de santé de suivi
  • Trophée 2015 de l’application mobile de santé destinée aux patients ou au grand public
  • Trophée 2015 de l’application mobile de santé destinée aux professionnels de santé
  • Trophée 2015 de l’application mobile de santé coup de cœur des internautes
  • Grand Trophée 2015 de l’application mobile de santé

De plus, et pour la 1ère fois, un Grand Trophée 2015 de l’objet connecté de santé sera également attribué.

Informations et inscriptions sur www.trophees-sante-mobile.com

 

Place à l’innovation avec les Tremplins de la Santé Mobile

tremplins-sante-mobilePour cette deuxième édition des Trophées de la Santé Mobile, afin de stimuler l’innovation, dmd Santé a initié les 1ers Tremplins de la Santé Mobile aux côtés, notamment, de Wellfundr, la première plateforme de crowdfunding en France dédiée à la santé et la e-santé.

Objectif  : mettre en exergue les meilleurs projets d’applis ou d’objets connectés de santé aujourd’hui en France et favoriser leur éclosion ! Plus de 50 dossiers de candidature ont été reçus. Le 26 janvier après-midi, 8 porteurs de projets, présélectionnés par le jury, présidé par le Dr Emmanuel Capitaine, Responsable Innovation Sanofi France, pitcheront en direct devant l’assemblée des Trophées.

Les 8 projets sélectionnés pour la finale du 26 janvier 2015 sont :

  • Abracadacook, de Abracadacook
  • Application mobile de développement et renforcement de la motivation et de la volition associées aux changements de comportement, de Laurent Muller, enseignant-chercheur en psychologie de la santé
  • Chèque Santé, de Care Labs SAS
  • MyDocteo, d’ePOPHYSE
  • Les bonnes pratiques à portée de main – Pour tous! de 360 Medical
  • Pill’Up, d’Electronic Alliance
  • Redstep de Maxime Claval, particulier
  • Speaker de Diane Evrard, interne ORL

 

Les Trophées de la Santé Mobile : un espace de convergence

Organisés en partenariat avec des associations de patients, des sociétés savantes et des associations de professionnels de santé, les Trophées de la Santé Mobile sont également l’occasion de faire vivre l’écosystème de la e-santé, de la santé mobile et connectée : des start-ups aux entreprises de telecoms, en passant par les entreprises de pharmaceutiques ou de technologies médicales.

Pour Gilles Litman, Directeur Stratégie, Développement, Innovation & Business Excellence, Sanofi France, cette convergence est toute naturelle : “Développer des solutions de santé mobile implique de nombreuses compétences qu’un laboratoire pharmaceutique ne peut pas à lui seul toutes maîtriser. Convaincus que la santé mobile et connectée peut permettre d’améliorer la santé des patients, nous avons donc fait le choix de nous y impliquer avec nos partenaires, dans une logique d’alliance de compétences. Etre au cœur d’écosystèmes associant différents acteurs et expertises présente de nombreux atouts pour stimuler l’innovation. Nous sommes donc constamment ouverts et à la recherche de savoir-faire complémentaires aux nôtres, avec la volonté de travailler à l’échelle locale avec tous les acteurs porteurs de projets pertinents, comme les start-ups telles que dmd Santé que nous soutenons pour la deuxième année consécutive dans les Trophées de la Santé Mobile”.

Buzz e-santé est heureux de participer à cet évènement qui consacre la santé mobile, en tant que partenaire média.

Clement Beauvallet nous présente l’application SANT.EE

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre de Clement Beauvallet, CEO de la jeune start up SANT.EE.

Bonjour Clément. Peux-tu te présenter brièvement ?

Face-clement2015Bonjour Rémy, et avant tout merci pour cette interview ! En tant que lecteur fidèle de ton blog depuis ses débuts, ça me fait forcément très plaisir J.

Pour me présenter brièvement, je suis un startupper de 32 ans, avec un parcours qui a commencé en Ecole de Commerce, avant de se poursuivre dans l’automobile (et oui !) avec forcément pas mal de « Web ». J’ai ensuite monté une agence web dans l’automobile, avant de suivre la voie familiale et de rejoindre la pharmacie, en travaillant comme Digital Manager pour 2 grands laboratoires.

Mais le virus de l’entreprenariat m’a repris, et j’ai aussi (surtout) ne pas voulu rester spectateur de la révolution qui arrive dans la santé… J’ai donc cherché des idées à mettre en œuvre dans ce secteur, qui avait du sens, et surtout un vrai bénéfice pour le « client » avant qu’il ne devienne patient.

Et c’est de ces réflexions qu’est née Sant.ee, une jolie aventure au service de la santé, dans laquelle j’ai été rejoint par François Abbas et Florence Laurier, apportant des compétences commerciales et médicales qui manquait pour créer une vraie solution utile pour les utilisateurs.

Après plusieurs mois de durs labeurs, vous venez de sortir lapplication Sant.ee. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

Pour faire « synthétique », notre pitch c’est de mettre la prévention de santé directement dans la poche des gens. Et de les aider à moins tomber malade, très concrètement.

Mais, contrairement à beaucoup de start up en ce moment, nous avons souhaité nous attaquer aux maladies saisonnières ou récurrentes : la grippe, la gastro, les poux, la varicelle, l’asthme, etc….

La Grippe, la Gastro et l’Angine coute à elles seules en moyenne 500 à 1 000 Millions d’Euros aux Français chaque année (en coût direct et hors épidémie majeure exceptionnelle) et une dizaine de millions de Français touché, avec à la clé : désorganisation à la maison, au travail, sans parler de notre état physique.

Et personne n’y faisait rien !

Pourtant, des études prouvent que des actions de prévention simple, au bon moment, permettent de réduire les risques de tomber malade (quasiment) par deux.

Nous nous sommes donc données la mission de répondre à ce problème, en utilisant (simplement) les technologies déjà existantes, l’expérience utilisateur présente dans d’autres domaines, pour les appliquer à ce problème.

C’est comme ça que l’application Sant.ee est née, pour savoir, en temps réel, s’il y a des risques de maladies autour de moi (ou de mes proches) et me donner des conseils personnalisés pour éviter de tomber malade.

Sant.ee

Quelles sont les principales fonctionnalités de cette application ?

Nous avons conçu l’application de manière très simple.

Avant toute chose, il faut se créer un profil. Rien de très complexe jusque-là, vous pouvez même utiliser Facebook. Mais avec un point important : tout est anonyme et nous ne publions rien de votre part.

App-Sant.ee_Ecran-HomepagePour votre profil, et afin de contribuer à la vigilance de la communauté, un bouton (la croix blanche sur la page d’accueil) vous amène directement vers le « Sant’in » : c’est votre « check’in santé ». Un clic suffit pour remonter son état de santé grâce à 4 icônes visuelles et très simples.

Et ces icônes sont présentes partout pour vous indiquer l’état de santé (sur la home page, pour vos lieux, …).

Il faut aussi configurer vos « lieux de vie » : maison, bureau, sport… Ils nous permettent d’avoir une cartographie pertinente des risques autour de vous, et des lieux où vous passez du temps. Nous ne voulions pas utilisez les données du GPS en direct, trop intrusif.

Une fois qu’ils sont configurés, nous les surveillons en temps réel, et vous prévenons via des « push » dès qu’une maladie dépasse un seuil d’alerte.

Nous avons aussi pensé aux parents, qui peuvent créer des profils pour leurs enfants (les Protégés), qui permettent de garder un œil sur les lieux où ils passent du temps, sans effort.

Il y a bien sur les Conseils, qui s’adaptent en temps réel en fonction des risques autour de vous, tous rédigés par notre comité scientifique, sous la direction de Florence, co-fondatrice et titulaire de son officine.

Enfin, vous disposez d’une carte, alimentée en temps réel, permettant d’explorer des lieux que vous n’avez pas rentré dans votre liste (lors d’un déplacement par exemple).

Nous avons aussi ajouté une partie que nous appelons le « Cercle », notre seule entorse à l’anonymat : vous pouvez partager avec vos amis votre statut. Uniquement l’icône du Sant’in, pas plus de détail, mais suffisamment pour savoir quand il est temps de prendre des nouvelles d’un proche !

Après cette première étape, quelles seront les évolutions de cette application dans les mois à venir ?

Pour l’instant, nous allons nous concentrer sur la communauté et l’application existante.

Et surtout travailler avec notre communauté sur ce qu’elle voudrait avoir en plus (ou en moins) dans l’application. Nous voulons vraiment construire avec vous, Sant.ee n’en sera que meilleure !

En parallèle, nous sommes en train de travailler sur un nouveau service, qui viendra compléter l’application pour améliorer encore plus la prévention des utilisateurs, mais ça, on t’en reparlera plus tard si tout va bien J !

Sant.ee-3

Observateur de le-santé depuis de nombreuses années, quel regard portes-tu sur l’évolution de la santé mobile et l’émergence de nombreuses start up ces derniers mois ?

Avant tout, je trouve ça génial. La France est notamment en pointe sur le sujet, et c’est un vrai plaisir. La Santé était encore l’un des secteurs, à mon avis, où la technologie n’avait jamais amené de « révolution ». Et aujourd’hui, le secteur fourmille d’idées et de projets incroyables et apportant un vrai service au gens : Umanlife, iHealth ou Withings pour n’en citer que certains.

La santé mobile n’en est encore qu’à ses balbutiements. Il reste tout à faire et à découvrir, mais les signaux faibles sont pour moi clairs : la santé de demain n’aura absolument rien à voir avec aujourd’hui.

Grâce au mobile, qui sera autant un outil lui-même qu’un centralisateur d’informations pour d’autres outils, nous développerons une capacité de prédiction très forte qui nous permettra d’éviter bien des tracas actuels.

Sans parler de Sant.ee, où nous espérons pouvoir rapidement travailler en amont des épidémies, les « wearables tech » permettront rapidement d’avoir un système de détection « Always ON » pour beaucoup de sujets, et certains biens plus graves qu’une grippe.

Ces « wearables tech », croisées avec la « big data » permettront notamment de « mapper » tous ces signaux faibles qui devraient nous alerter, mais passe encore inaperçu pour le moment.

Pour finir, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France ?

En France, comme ailleurs, je pense que l’e-santé va aller vite. Très vite. Je pense déjà que d’ici peu, nous ne parlerons plus d’e-santé, tant la santé ne sera plus concevable sans les nouvelles technologies. Je suis personnellement partisan du terme « Santé Intelligente » pour ce qui nous attend demain, et après-demain.

La première évolution sera probablement « philosophique » : nous allons enfin faire du « Healthcare » et plus du « Sickcare », pour emprunter une expression à nos amis Américains. Nous occuper de la santé, et la protéger par tous les moyens. Pas seulement de la maladie.

Ce qui risque de créer quelques tensions, soyons honnêtes. La France est l’un des Leaders de l’industrie pharmaceutique. Si cette industrie n’embrasse pas la révolution qui arrive, et si les pouvoirs publics ne supportent pas les start-ups qui, comme Sant.ee, portent cette révolution, nous risquons de perdre cette position.

L’union fera notre force à ce niveau, notre capacité d’innovation et notre expertise en Santé nous donnant déjà un coup d’avance sur beaucoup. Sachons faire fructifier ces avantages !

Plus concrètement, le futur pour moi est assez clair : pour paraphraser le Dr Laurent Alexandre : nous allons bientôt tuer la Mort. Mais avant cela, nous aurons vaincu beaucoup d’autres adversaires.

Les maladies bégnines, grâce à une prévention fine et constante, non-invasive mais sure. Les maladies graves, grâce à des technologies qui pointent leur nez : détecteur non invasif pour le diagnostic de (presque) tout, généralisation du diagnostic assisté par ordinateur, impression des organes en 3D, nano-robots, « méca-organes » (organes ou membres remplacé par des parties mécaniques)…

Les maladies chroniques enfin, grâce d’une part à la prévention (autant dans la détection que dans l’accompagnement des personnes à risques), et d’autre part via des traitements « personnalisés », programmés sur notre spécificité (ADN, microbiome, environnement…) avec un taux d’efficacité bien supérieur à ce que nous connaissons aujourd’hui.

Cela peut faire peur parfois, j’en ai l’exemple à chaque fois que je discute de ce sujet. Les données, l’Ethique sont au centre de tout. Mais il ne faut pas laisser ces deux sujets, aussi vitaux soient-ils, bloquer notre évolution. Autant pour l’économie de notre pays, que pour l’impact sur la vie de tout à chacun.

Il faut dépassionner le débat, et travailler dans une volonté de moralisation de l’évolution. Et cela sera simple : je ne connais pas une start up qui se lance pour « pirater les données et les revendre ».

 

Pour conclure, et même si ce début a démarré de manière difficile (#noussommestouscharlie), permets de te souhaiter à toi, et à tous tes lectrices et lecteurs une Bonne Année 2015 et surtout (surtout) une Bonne Sant.ee !

Pour aller plus loin : www.sant.ee , @SanteeFR

apple store

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 5 776 autres abonnés